Un tout petit bécot
en me comptant fleurette
là-haut sur le coteau
où niche l'alouette.
Etendu tout du long
parmi les herbes folles
ô mon doux Apollon,
enserre mes épaules.
La chanson du grillon,
cette vieille rengaine
me rappelle Villon
et Flora la romaine.
Donne-moi,s'il-te-plaît,
sans peur et sans histoire,
afin de renforcer
mon discret écritoire
un tout petit bécot
dans le creux de l'oreille,
un petit souffle chaud
m'inspirant à merveille.
Ainsi,à mon retour,
ma plume sur la page,
puisant en ton amour
accroîtra son bagage.
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