Dans les bras des brancards
le temps s'est installé
pour tirer le chariot
des étreintes fanées.
Sur mon coeur gémissant
tombe la pluie d'étoiles
que le voleur de lune
par son peigne passé
entre la comète vive
et l'infinie Voie Lactée
a semé dans la nuit
comme une poudre d'or.
Astre froid endormi
j'ai tenté bien des nuits
éclairé par ton clair
de convaincre la rousse
au doux regard de miel
de me suivre au quartier
du croissant où j'allais
en traversant la plaine.
Ton pâle disque d'eau
se noya dans le fleuve
attirant les poissons
et laissant dans le noir
les chariots des deux ourses
qui aidés par Vénus
guidèrent le berger.
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