Quel est cet exité,genre d'énergumène
s'agitant constamment sur le petit écran,
tous les jours,tous les soirs que compte la semaine;
mais bien sûr,bonnes gens,c'est notre Président !
Plus on le voit,l'entend et bien moins on se porte,
plus il force et promet,moins on le croît bien sûr,
plus il vend son égo enflé par sa cohorte,
bien moins nous le suivons car craignons le futur.
S'il réussit,parfois,à soudoyer des lâches,
à se frotter aux Grands sans embarras du tout,
jamais il ne pourra,ignorant le panache,
nous coucher sous le feu tout en restant debout.
Pour insulter les uns tout en grugeant les autres,
il faut savoir garder son rang et son sang-froid;
la frime et le toupet pour jouer "bon apôtre",
ne sont pas attributs pour sauver son emploi.
Aussi,mon Président,pour protéger le nôtre
nous pourrions trés bientôt te priver de nos voix.
lundi 31 août 2009
jeudi 27 août 2009
L'oeil profane heureux ou le plaisir simple
Il se dit qu'il faut compenser ou acheter un plaisir ou un bonheur
visuel, par une peine afin d'obtenir ainsi une sorte d'équivalence.
Ce n'est pas mon avis, car si je dois me faire violence pour
m'enthousiasmer, combattre comme l'artiste a peut-être lui-même
combattu pour peindre sa toile, diriger son burin ou son ciseau,
composer son air, rechercher la rime, jouer son rôle, inventer et
faire vivre ses personnages, je préfère alors rester ignorant.
Je veux ressentir sans contrainte ou contrepartie une pure et
simple joie, une émotion soudaine et naturelle s'éveillant en moi
sans que je la pressente, une insouciance joyeuse, une attirance,
masquant mon ignorance à la vue d'un tableau, d'un paysage,
d'un monument, d'un objet, à l'écoute d'un concerto ou d'une fugue,
d'une voix, du vent dans le feuillage ou de l'eau sur les galets,
du récit d'un poème, d'une tirade comme d'un seul vers.
Je ne veux pas étudier l'art mais le sentir, l'humer, le découvrir,
l'aimer pour ce qu'il doit être et rester; un plaisir personnel
imprévu, un coup de coeur spontané, une attirance imprévisible,
une compréhension intime, un frisson de la peau, un noeud à
la gorge, une paupière humide.
visuel, par une peine afin d'obtenir ainsi une sorte d'équivalence.
Ce n'est pas mon avis, car si je dois me faire violence pour
m'enthousiasmer, combattre comme l'artiste a peut-être lui-même
combattu pour peindre sa toile, diriger son burin ou son ciseau,
composer son air, rechercher la rime, jouer son rôle, inventer et
faire vivre ses personnages, je préfère alors rester ignorant.
Je veux ressentir sans contrainte ou contrepartie une pure et
simple joie, une émotion soudaine et naturelle s'éveillant en moi
sans que je la pressente, une insouciance joyeuse, une attirance,
masquant mon ignorance à la vue d'un tableau, d'un paysage,
d'un monument, d'un objet, à l'écoute d'un concerto ou d'une fugue,
d'une voix, du vent dans le feuillage ou de l'eau sur les galets,
du récit d'un poème, d'une tirade comme d'un seul vers.
Je ne veux pas étudier l'art mais le sentir, l'humer, le découvrir,
l'aimer pour ce qu'il doit être et rester; un plaisir personnel
imprévu, un coup de coeur spontané, une attirance imprévisible,
une compréhension intime, un frisson de la peau, un noeud à
la gorge, une paupière humide.
dimanche 23 août 2009
Toi
Il y avait le soleil
l'ombre étalée,
il y avait des fleurs
des gens qui criaient.
Il y avait l'horloge
et ses aiguilles noires.
Il y avait plus d'une heure
que j'attendais.
il y avait mon coeur,
son rythme affolé.
TU ARRIVAS
Je n'entendis plus les cris des gens,
les bruits de la rue,
le marteau sur mon coeur.
Je ne vis plus ni soleil ni ombre,
ni fleurs ni horloge.
Je ne vis plus que toi,
je n'entendis plus que toi
car tu parlais, tu gazouillais,
tu me souriais.
l'ombre étalée,
il y avait des fleurs
des gens qui criaient.
Il y avait l'horloge
et ses aiguilles noires.
Il y avait plus d'une heure
que j'attendais.
il y avait mon coeur,
son rythme affolé.
TU ARRIVAS
Je n'entendis plus les cris des gens,
les bruits de la rue,
le marteau sur mon coeur.
Je ne vis plus ni soleil ni ombre,
ni fleurs ni horloge.
Je ne vis plus que toi,
je n'entendis plus que toi
car tu parlais, tu gazouillais,
tu me souriais.
jeudi 20 août 2009
Enfance joyeuse
La clochette tinte et le son, plutôt aigrelet, me semble grave et pesant. Je fais la sourde oreille, mais ma mère, tout en prenant dans le buffet en pitchpin les bols du petit déjeuner, me fait un signe de tête en pointant son menton volontaire vers le balai de brande dressé dans un coin de la souillarde. Ma mère est plus bavarde avec les voisines qu’avec nous. Je me lève, enfile ma culotte courte et mon tricot de peau, saisis le balai et sors dans la rue. L’eau coule déjà dans la rigole en s’échappant à gros bouillons bruyants de la vanne ouverte par l’employé municipal à la casquette galonnée comme celle d’un amiral, qui disparaît tout au bout de la rue en continuant de bringuebaler d’une main sa clochette et de tenir de l’autre la grosse clé à bout carré qui lui permet d’ouvrir les vannes.
La bouche d’égout se situe devant notre porte d’échoppe et réceptionne tout le menu bourrier des dix maisons précédentes, poussé devant notre longueur de trottoir par les eaux usées déversées par tous les éviers. Les jours de pluie ou d’orage, le caniveau est relativement propre mais les périodes sèches voient vite s’accumuler en petits tas nauséabonds tous ces déchets divers, domestiques ou pas. Tous les riverains sont donc tenus de “balayer devant leur porte” les mardis, jeudis et samedis , jours du passage de l’employé vers sept heures du matin. Un roulement hebdomadaire établi par ma mère prévoit l’exécution de ce nettoyage, par mes soeurs et moi-même, avant de partir pour l’école. Bien entendu, le jeudi matin le (ou la) préposé doit se lever tandis que les autres paressent un peu au lit. D’autres petits travaux domestiques nous sont dévolus, soit par roulement, soit journaliers comme par exemple: mettre et débarrasser la table, essuyer la vaisselle, faire son lit et vider son pot, emplir le broc à eau et approvisionner en feuilles de journaux coupées en huit les cabinets situés dans l’arrière cour, décrotter et enduire de suif nos galoches d’écoliers, ce que nous redoutons car la forte odeur de rance soulève nos jeunes estomacs, cirer une fois par semaine toutes les chaussures utilisées. En dehors de ces “petits services réguliers”, comme dit ma mère, il en existe d’autres à la commande ou à la demande : repartir en courant chercher un produit ou un article oublié, passer prendre à la boulangerie, en sortant de classe, la miche de quatre ou de huit, sans oublier surtout le poids, qu’il faut bien se garder de grignoter en route si on veut éviter la gifle à l’arrivée. S’ajoutent à tout cela des tâches plus personnalisées : pour les filles, des séances d’apprentissage en cuisine, couture, ravaudage, tricotage et lissage; pour moi : tirer le vin au barricot, emplir le seau à charbon pour la cuisinière ou le panier à bois pour la cheminée.
Le tout-à-l’égout n’existe pas encore dans notre rue banlieusarde et ainsi toutes les eaux usées et grasses s’évacuent par les rigoles. Il est donc prudent, principalement à la belle saison, de faire dévaler dans la bouche béante et parfois malodorante, toutes ces eaux qui, stagnantes, deviennent vite nauséabondes. On a souvent l’occasion de voir virevolter parmi la masse liquide des bouts de macaronis ou de nouilles en semaine et de vermicelle le dimanche, des mini-restes de légumes divers dans leur eau de cuisson, ce qui permet de connaître la façon de s’alimenter des voisins et, à la couleur de différentes autres eaux évacuées, de s’immiscer un peu dans leur vie intime : Eaux bleuâtres ou jaunâtres mais mousseuses des lessives, gris opaque de celles désinfectées au crésyl, jaunes des urines, verdàtres de la cuisson d’épinards ou de choux de Bruxelles, rougeâtres du trempage de serviettes hygiéniques. Toutes ces eaux apportent du grain à moudre aux moulins à paroles que sont toutes les commères du trottoir, qui, cheveux au vent, les mains sur les hanches ou bien à plat sur leurs devantals, commentent jusqu’à plus soif les renseignements recueillis. Parfois l’un des drolles ou drollesses de la rue, car nous sommes nombreux à être logés à la même enseigne, alerte le groupe des clappes-joutes afin qu’il puisse jaboter à l’infini sur le passage majestueux d’un bel étron.
Mon père,pas du tout maladroit de ses mains, nous a confectionné une clé carrée semblable à celle de l’employé municipal, ce qui nous permet le dimanche d’ouvrir la vanne de balayer la rigole avec beaucoup plus d’entrain que la semaine et de nous adonner, tous les morpions et morpionnes de la rue confondus, à de passionnantes courses d’allumettes ou mieux, de coquilles de noix dont l’enjeu est presque toujours quelques boulettes vernies ou parfois une agate multicolore. De temps à autre l’un d’entre nous, déjà plus bricoleur et artiste, fait appareiller en grande pompe une grosse boîte d’allumettes piquée en son centre d’un bout de paille ou de brande en provenance d’un balai, auquel est fixé un triangle de papier sensé représenter la voile et lestée de trois ou quatre haricots grains figurant les hommes d’équipage. Le parcours chaotique de ce beau voilier est attentivement suivi par une troupe anxieuse et silencieuse devenant tout à coup hurlante et gesticulante lorsqu’un traquenard parsemant cette navigation est franchi victorieusement.La frêle embarcation est chaque fois cueillie avec adresse par l’un d’entre nous au moment d’être avalée par la bouche d’égout.Une autre course est lancée encore plus excitante par les claquements des langues, les battements de mains et les sifflets qui l’accompagnent.
Aprés de nombreux va-et-vient, vainqueurs et vaincus s’assoient en rang d’oignon sur le bord du trottoir et rêvent en silence aux prouesses de Jean Bart, de Jacques Cartier, de Magellan ou de Christophe Colomb dont nos maîtres et maîtresses nous lisent parfois des extraits. Ou bien, comme beaucoup parmi nous ont vu au moins une fois la bénédiction par l’archevêque des morutiers pavoisés en partance pour Terre Neuve, manifestation trés prisée et trés courue des bordelais, aucun de nous n’a ni peine ni effort à faire pour que son imagination le transforme en mousse, matelot ou en capitaine pour les plus hardis et les plus ambitieux. Menton dans les mains et coudes sur les genoux, nous vivons alors, chacun pour soi, une merveilleuse aventure, pendant que nos galoches trempent allègrement en provoquant des vaguelettes et des mini-remous dans l’eau, heureusement limpide de la rigole.
La bouche d’égout se situe devant notre porte d’échoppe et réceptionne tout le menu bourrier des dix maisons précédentes, poussé devant notre longueur de trottoir par les eaux usées déversées par tous les éviers. Les jours de pluie ou d’orage, le caniveau est relativement propre mais les périodes sèches voient vite s’accumuler en petits tas nauséabonds tous ces déchets divers, domestiques ou pas. Tous les riverains sont donc tenus de “balayer devant leur porte” les mardis, jeudis et samedis , jours du passage de l’employé vers sept heures du matin. Un roulement hebdomadaire établi par ma mère prévoit l’exécution de ce nettoyage, par mes soeurs et moi-même, avant de partir pour l’école. Bien entendu, le jeudi matin le (ou la) préposé doit se lever tandis que les autres paressent un peu au lit. D’autres petits travaux domestiques nous sont dévolus, soit par roulement, soit journaliers comme par exemple: mettre et débarrasser la table, essuyer la vaisselle, faire son lit et vider son pot, emplir le broc à eau et approvisionner en feuilles de journaux coupées en huit les cabinets situés dans l’arrière cour, décrotter et enduire de suif nos galoches d’écoliers, ce que nous redoutons car la forte odeur de rance soulève nos jeunes estomacs, cirer une fois par semaine toutes les chaussures utilisées. En dehors de ces “petits services réguliers”, comme dit ma mère, il en existe d’autres à la commande ou à la demande : repartir en courant chercher un produit ou un article oublié, passer prendre à la boulangerie, en sortant de classe, la miche de quatre ou de huit, sans oublier surtout le poids, qu’il faut bien se garder de grignoter en route si on veut éviter la gifle à l’arrivée. S’ajoutent à tout cela des tâches plus personnalisées : pour les filles, des séances d’apprentissage en cuisine, couture, ravaudage, tricotage et lissage; pour moi : tirer le vin au barricot, emplir le seau à charbon pour la cuisinière ou le panier à bois pour la cheminée.
Le tout-à-l’égout n’existe pas encore dans notre rue banlieusarde et ainsi toutes les eaux usées et grasses s’évacuent par les rigoles. Il est donc prudent, principalement à la belle saison, de faire dévaler dans la bouche béante et parfois malodorante, toutes ces eaux qui, stagnantes, deviennent vite nauséabondes. On a souvent l’occasion de voir virevolter parmi la masse liquide des bouts de macaronis ou de nouilles en semaine et de vermicelle le dimanche, des mini-restes de légumes divers dans leur eau de cuisson, ce qui permet de connaître la façon de s’alimenter des voisins et, à la couleur de différentes autres eaux évacuées, de s’immiscer un peu dans leur vie intime : Eaux bleuâtres ou jaunâtres mais mousseuses des lessives, gris opaque de celles désinfectées au crésyl, jaunes des urines, verdàtres de la cuisson d’épinards ou de choux de Bruxelles, rougeâtres du trempage de serviettes hygiéniques. Toutes ces eaux apportent du grain à moudre aux moulins à paroles que sont toutes les commères du trottoir, qui, cheveux au vent, les mains sur les hanches ou bien à plat sur leurs devantals, commentent jusqu’à plus soif les renseignements recueillis. Parfois l’un des drolles ou drollesses de la rue, car nous sommes nombreux à être logés à la même enseigne, alerte le groupe des clappes-joutes afin qu’il puisse jaboter à l’infini sur le passage majestueux d’un bel étron.
Mon père,pas du tout maladroit de ses mains, nous a confectionné une clé carrée semblable à celle de l’employé municipal, ce qui nous permet le dimanche d’ouvrir la vanne de balayer la rigole avec beaucoup plus d’entrain que la semaine et de nous adonner, tous les morpions et morpionnes de la rue confondus, à de passionnantes courses d’allumettes ou mieux, de coquilles de noix dont l’enjeu est presque toujours quelques boulettes vernies ou parfois une agate multicolore. De temps à autre l’un d’entre nous, déjà plus bricoleur et artiste, fait appareiller en grande pompe une grosse boîte d’allumettes piquée en son centre d’un bout de paille ou de brande en provenance d’un balai, auquel est fixé un triangle de papier sensé représenter la voile et lestée de trois ou quatre haricots grains figurant les hommes d’équipage. Le parcours chaotique de ce beau voilier est attentivement suivi par une troupe anxieuse et silencieuse devenant tout à coup hurlante et gesticulante lorsqu’un traquenard parsemant cette navigation est franchi victorieusement.La frêle embarcation est chaque fois cueillie avec adresse par l’un d’entre nous au moment d’être avalée par la bouche d’égout.Une autre course est lancée encore plus excitante par les claquements des langues, les battements de mains et les sifflets qui l’accompagnent.
Aprés de nombreux va-et-vient, vainqueurs et vaincus s’assoient en rang d’oignon sur le bord du trottoir et rêvent en silence aux prouesses de Jean Bart, de Jacques Cartier, de Magellan ou de Christophe Colomb dont nos maîtres et maîtresses nous lisent parfois des extraits. Ou bien, comme beaucoup parmi nous ont vu au moins une fois la bénédiction par l’archevêque des morutiers pavoisés en partance pour Terre Neuve, manifestation trés prisée et trés courue des bordelais, aucun de nous n’a ni peine ni effort à faire pour que son imagination le transforme en mousse, matelot ou en capitaine pour les plus hardis et les plus ambitieux. Menton dans les mains et coudes sur les genoux, nous vivons alors, chacun pour soi, une merveilleuse aventure, pendant que nos galoches trempent allègrement en provoquant des vaguelettes et des mini-remous dans l’eau, heureusement limpide de la rigole.
Glossaire
Brande = Désigne plus spécialement la grande bruyère callune dont on fait des balais pour balayages grossiers et la confection de haies de clôture.
Souillarde = Arrière-cuisine typique à l’échoppe. De petite surface, contient généralement un évier, un garde-manger et peut servir de placard à balais.
Rigole = Cest le caniveau
Echoppe = Petite maison bordelaise typique, simple avec couloir latéral ou double avec couloir central, d’un seul niveau, prolongée d’une courette ou d’un jardinet.
Bourrier = Désigne tout ce qui à trait aux ordures et déchets : ordures, poubelle,benne, camion de ramassage, éboueurs, etc...
Miche = De quatre, de huit, soit d’un poids de 4 ou de 8 livres.
Poids = Morceau de pain ajouté à la miche pour ramener à la pesée le poids réel de 2 ou 4 kilos.
Lissage = Repassage
Barricot = Tonnelet
Devantal ou Devantail = Tablier de ménage (Tablier de cuisine se dit Coudiney)
Drolle = Le garçon .
Drollesse = La fille
Clappe-joute = Bavard-e . Médisant-e
Morpion-ne = Garnement
Boulette = Bille àjouer (jeu de billes)
Agate = Grosse bille en verre coloré ou veiné
Souillarde = Arrière-cuisine typique à l’échoppe. De petite surface, contient généralement un évier, un garde-manger et peut servir de placard à balais.
Rigole = Cest le caniveau
Echoppe = Petite maison bordelaise typique, simple avec couloir latéral ou double avec couloir central, d’un seul niveau, prolongée d’une courette ou d’un jardinet.
Bourrier = Désigne tout ce qui à trait aux ordures et déchets : ordures, poubelle,benne, camion de ramassage, éboueurs, etc...
Miche = De quatre, de huit, soit d’un poids de 4 ou de 8 livres.
Poids = Morceau de pain ajouté à la miche pour ramener à la pesée le poids réel de 2 ou 4 kilos.
Lissage = Repassage
Barricot = Tonnelet
Devantal ou Devantail = Tablier de ménage (Tablier de cuisine se dit Coudiney)
Drolle = Le garçon .
Drollesse = La fille
Clappe-joute = Bavard-e . Médisant-e
Morpion-ne = Garnement
Boulette = Bille àjouer (jeu de billes)
Agate = Grosse bille en verre coloré ou veiné
lundi 17 août 2009
Trait d'union
Fumant ma bonne pipe en rêvant au passé,
assis sur le vieux banc vermoulu et cassé,
chauffant ma couenne dure et carcasse noueuse
aux rayons déclinants d'une vie moissonneuse.
Je crois entendre encor en des échos lointains
les rires des filles aux regards de satin
qui passaient tous les soirs,chuchotant des mystères,
allant chercher le lait en de gros pots de terre.
Je pense voir encor en travers du chemin
tous mes amis d'alors se tenant par la main,
oubliant leurs soucis et leurs vaines querelles
chanter à tue-tête des odes fraternelles.
Je crois sentir encor effluves et odeurs
dans la vieille maison où rôdaient mes bonheurs;
des senteurs de bois frais,des fumets de cuisine,
des arômes d'alcool,les parfums des cousines.
Oublié sans nul doute et souvent esseulé
parmi les souvenirs encombrant mon passé,
je vis bien le présent sans rien vouloir en rompre,
passant du chaud au froid et du soleil à l'ombre.
Mais je voudrais ce jour dans ce quatrain finir
en souhaitant bien sûr un heureux avenir
à mes petits enfants vivant sur cette terre
et qu'ils voient se lever tous les jours l'aube claire.
assis sur le vieux banc vermoulu et cassé,
chauffant ma couenne dure et carcasse noueuse
aux rayons déclinants d'une vie moissonneuse.
Je crois entendre encor en des échos lointains
les rires des filles aux regards de satin
qui passaient tous les soirs,chuchotant des mystères,
allant chercher le lait en de gros pots de terre.
Je pense voir encor en travers du chemin
tous mes amis d'alors se tenant par la main,
oubliant leurs soucis et leurs vaines querelles
chanter à tue-tête des odes fraternelles.
Je crois sentir encor effluves et odeurs
dans la vieille maison où rôdaient mes bonheurs;
des senteurs de bois frais,des fumets de cuisine,
des arômes d'alcool,les parfums des cousines.
Oublié sans nul doute et souvent esseulé
parmi les souvenirs encombrant mon passé,
je vis bien le présent sans rien vouloir en rompre,
passant du chaud au froid et du soleil à l'ombre.
Mais je voudrais ce jour dans ce quatrain finir
en souhaitant bien sûr un heureux avenir
à mes petits enfants vivant sur cette terre
et qu'ils voient se lever tous les jours l'aube claire.
dimanche 16 août 2009
Il y a
Il y a des rires
et leurs éclats,
il y a des pleurs
et leurs mouchoirs,
il y a des jeux
trés dangereux,
il y a l'envie
et son désir,
il y a la peur
et son horreur
et des sommeils
pas trés profonds,
il y a l'amour
et son toujours,
il y a la fin
et ses moyens,
il y a des plus
avec leurs moins.
Il y a la vie
comme c'est bien...
et leurs éclats,
il y a des pleurs
et leurs mouchoirs,
il y a des jeux
trés dangereux,
il y a l'envie
et son désir,
il y a la peur
et son horreur
et des sommeils
pas trés profonds,
il y a l'amour
et son toujours,
il y a la fin
et ses moyens,
il y a des plus
avec leurs moins.
Il y a la vie
comme c'est bien...
Bon et alors !!
Je suis laid comme un pou
comme un cul d'autrefois
maintenant je m'en fous
bon et beau à la fois
c'est de trop par ma foi.
comme un cul d'autrefois
maintenant je m'en fous
bon et beau à la fois
c'est de trop par ma foi.
lundi 10 août 2009
Errance
Les yeux noirs me fixèrent un instant
Un instant seulement
puis parurent s'éteindre
et
fermés à demi
reprirent le chemin du rêve
de la route infinie
parcourue jour et nuit
au hasard du chemin.
Les jeans étaient troués et la blouse flottante
largement échancrée sur des seins citronnés;
les dents étaient jaunies et les cheveux poudrés
mais la taille était souple et la cuisse attrayante.
Les pieds étaient nus
poussiéreux
frappant le pavé en cadence
rythmant la triste
et criarde mélopée
qu'elle récitait
accompagnée de son ami
grattant une guitare usée.
La fille s'arrêta vint vers moi:
" T'as pas cent balles ? "
Extrait de "La femme dans tous ses états" 1999
Un instant seulement
puis parurent s'éteindre
et
fermés à demi
reprirent le chemin du rêve
de la route infinie
parcourue jour et nuit
au hasard du chemin.
Les jeans étaient troués et la blouse flottante
largement échancrée sur des seins citronnés;
les dents étaient jaunies et les cheveux poudrés
mais la taille était souple et la cuisse attrayante.
Les pieds étaient nus
poussiéreux
frappant le pavé en cadence
rythmant la triste
et criarde mélopée
qu'elle récitait
accompagnée de son ami
grattant une guitare usée.
La fille s'arrêta vint vers moi:
" T'as pas cent balles ? "
Extrait de "La femme dans tous ses états" 1999
samedi 8 août 2009
Un jour arrivera
Nous préparons tous deux notre dernier voyage,
celui,dont paraît-il,on ne revient jamais,
en n'emportant ,heureux,comme simple bagage
que notre vieil amour qui n'a jamais fané.
Puisse-t-il être court et de saine facture;
aux belles aurores des chaleureux matins
s'ouvrira notre hymen uni et sans fracture
jouant un requiem écrit pour quatre mains.
Nous serons enfin seuls et je pourrai te dire
tous les mots ciselés au cours des ans passés,
les poèmes ardents que je n'ai pu te lire,
mes pensées,mes folies et mes plus chers secrets.
celui,dont paraît-il,on ne revient jamais,
en n'emportant ,heureux,comme simple bagage
que notre vieil amour qui n'a jamais fané.
Puisse-t-il être court et de saine facture;
aux belles aurores des chaleureux matins
s'ouvrira notre hymen uni et sans fracture
jouant un requiem écrit pour quatre mains.
Nous serons enfin seuls et je pourrai te dire
tous les mots ciselés au cours des ans passés,
les poèmes ardents que je n'ai pu te lire,
mes pensées,mes folies et mes plus chers secrets.
samedi 1 août 2009
Automne
Pour la feuille jaunie qui se meurt doucement
aprés l'été brûlant et la froideur venue,
un rayon de soleil se pose faiblement
lui donnant vie encor et tiédeur bienvenue.
Avant de s'assoupir dans l'éternel sommeil
et de chuter au sol en une valse ample,
elle a voulu s'allier à son ami soleil,
fêter l'amour d'un an qu'ils ont vécu ensemble.
aprés l'été brûlant et la froideur venue,
un rayon de soleil se pose faiblement
lui donnant vie encor et tiédeur bienvenue.
Avant de s'assoupir dans l'éternel sommeil
et de chuter au sol en une valse ample,
elle a voulu s'allier à son ami soleil,
fêter l'amour d'un an qu'ils ont vécu ensemble.
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