Ta large capeline estompe tes yeux rieurs
et tes narines nacrées, frémissantes,
mais tes lèvres vermeilles m’envoient
un baiser parfumé en forme de coeur
car ta main tiède et souple
se délie de la mienne,
abandonnant l’étreinte.
Je suis intimidé comme un adolescent.
Mon regard quémendeur
ne peut croiser le tien
qui se noie dans l’ombre.
Que fais-je là ?
Tes pas se font plus distants,
tes talons claquent comme des coups de fouet
sur mon coeur soudainement blessé.
Je suis ta silhouette
en trébuchant
sur ton ombre allongée,
puis sens mon corps trés las,
trés lourd,
qui se plie
et s’affaisse
lentement.
mardi 29 juin 2010
dimanche 27 juin 2010
Chants du soir
C’est la saison d’été, des travaux dans les champs
où la cigale chante et le grillon stridule,
quand la chanson d’amour transportée par le vent
fait naître fols espoirs dans les coeurs incrédules.
Sur la plaine assoupie le soir enfin venu,
s’élèvent de doux chants aux rythmes monontones;
humbles cantilènes, cantabiles émus
d’amoureux éconduits réclamant des aumônes,
à celles qui le jour les prennent dans leurs rêts
de leurs rires mutins, de leur rouerie moqueuse,
sans pour autant offrir un seul de leurs baisers
à ces galants transis dans leur quête amoureuse.
où la cigale chante et le grillon stridule,
quand la chanson d’amour transportée par le vent
fait naître fols espoirs dans les coeurs incrédules.
Sur la plaine assoupie le soir enfin venu,
s’élèvent de doux chants aux rythmes monontones;
humbles cantilènes, cantabiles émus
d’amoureux éconduits réclamant des aumônes,
à celles qui le jour les prennent dans leurs rêts
de leurs rires mutins, de leur rouerie moqueuse,
sans pour autant offrir un seul de leurs baisers
à ces galants transis dans leur quête amoureuse.
dimanche 20 juin 2010
Message d'anniversaire
Né le jour du printemps parmi les hirondelles
le vingt et un mars en mil neuf cent vingt-six,
j’ai appris à voler, seul, de mes propres ailes
pour arriver à vous depuis ce temps jadis.
Déposé par le ciel dans la bercelonnette
d’un modeste foyer soudainement heureux,
ce jour fut éclairé d’une beauté discrète
filtrant d’un doux soleil poussant de jeunes feux.
L’hiver mourant s’en va, emportant sous l’aisselle
son lourd fardeau de pluie, de froidure et de vent,
laissant une livrée dont tout l’or étincelle
en me vêtant, enfant, jusqu’à la fin des temps.
L’été est bientôt là, tout gonflé des promesses
de ses fleurs, de ses fruits, de ses coteaux vineux,
de ses parfums de rose et multiples ivresses
qui font d’un homme jeune un être tout joyeux.
Les combats, les ennuis et les lourds sacrifices
qui pour chacun de nous font un bien triste lot,
ont été dispersés sans aucun artifice
par mes rimes cousues de guirlandes de mots.
Toutes les aurores font mille fleurs éclore
et ma muse apparaît des joyaux dans les yeux,
jusqu’aux soirs apaisés le poète élabore
et à la nuit venue allume tous ses feux.
Il faut être trouvère et garder à l’automne
les plaisirs de l’amour, les fruits dans les vergers,
les désirs aussi vifs, les teintes que se donne
la nature assoupie , aprés les jours d’été.
Puisse le temps d’hiver revenir sans trompette,
ramenant avec lui de purs et blancs flocons.
Soyons sages, discrets, en vrais amis honnêtes
aimons-nous sans compter, pour recevoir, donnons.
Être bien dans sa peau sans faire de courbettes.
Alea jacta est, passons le Rubicon.
le vingt et un mars en mil neuf cent vingt-six,
j’ai appris à voler, seul, de mes propres ailes
pour arriver à vous depuis ce temps jadis.
Déposé par le ciel dans la bercelonnette
d’un modeste foyer soudainement heureux,
ce jour fut éclairé d’une beauté discrète
filtrant d’un doux soleil poussant de jeunes feux.
L’hiver mourant s’en va, emportant sous l’aisselle
son lourd fardeau de pluie, de froidure et de vent,
laissant une livrée dont tout l’or étincelle
en me vêtant, enfant, jusqu’à la fin des temps.
L’été est bientôt là, tout gonflé des promesses
de ses fleurs, de ses fruits, de ses coteaux vineux,
de ses parfums de rose et multiples ivresses
qui font d’un homme jeune un être tout joyeux.
Les combats, les ennuis et les lourds sacrifices
qui pour chacun de nous font un bien triste lot,
ont été dispersés sans aucun artifice
par mes rimes cousues de guirlandes de mots.
Toutes les aurores font mille fleurs éclore
et ma muse apparaît des joyaux dans les yeux,
jusqu’aux soirs apaisés le poète élabore
et à la nuit venue allume tous ses feux.
Il faut être trouvère et garder à l’automne
les plaisirs de l’amour, les fruits dans les vergers,
les désirs aussi vifs, les teintes que se donne
la nature assoupie , aprés les jours d’été.
Puisse le temps d’hiver revenir sans trompette,
ramenant avec lui de purs et blancs flocons.
Soyons sages, discrets, en vrais amis honnêtes
aimons-nous sans compter, pour recevoir, donnons.
Être bien dans sa peau sans faire de courbettes.
Alea jacta est, passons le Rubicon.
mardi 15 juin 2010
Assistants/Assistés
Il n’y a plus de flammes
dans le regard des autres
il n’y a plus d’allant
dans les pas des copains.
Pour une main tendue
dix qui se referment
pour un cri arraché
vingt sont retenus
quand une porte s’ouvre
combien restent fermées !
Si on embauche un homme
cent sont licenciés
si un foyer accueille
vingt sont à ouvrir.
Plus on veut sauver
le commerce de proximité
plus les grandes surfaces
inondent le marché
plus il y a de vitrines
moins sont les acheteurs
plus s’ouvrent de restos
plus le sandwich se mange
plus longues sont les études
plus l’avenir se bouche
plus le bénévolat s’accroît
plus l’officiel s’efface
quand l’assistanse augmente
plus la liberté diminue.
Qui sont les plus gueulards
les jeunes qui font peur
qui n’ont pas de passé
mais ne voient rien devant ?
Qui sont les plus râleurs
les vieux qui nous irritent
qui ont un long vécu
mais n’ont plus d’avenir ?
Ils roulent tous un peu
les uns par leur jeunesse
les autres sur leur lancée
moteur coupé et au point mort.
Petits boulots indéterminés
sales travaux déterminés
emplois de proximité
chaîne de solidarité
chaîne de ceci ou bien de cela
chaînes sans maillons.
L’eau coule sous les ponts
emportant les plus faibles
et des trottoirs perdus
pour ceux qui n’y croient plus
et des cartons pisseux
pour s’abriter un peu
et des bancs vermoulus
pour le dernier sommeil.
Plus d’assistés que d’assistants.
Quand surviendra l’explosion
IL SERA TROP TARD !!
dans le regard des autres
il n’y a plus d’allant
dans les pas des copains.
Pour une main tendue
dix qui se referment
pour un cri arraché
vingt sont retenus
quand une porte s’ouvre
combien restent fermées !
Si on embauche un homme
cent sont licenciés
si un foyer accueille
vingt sont à ouvrir.
Plus on veut sauver
le commerce de proximité
plus les grandes surfaces
inondent le marché
plus il y a de vitrines
moins sont les acheteurs
plus s’ouvrent de restos
plus le sandwich se mange
plus longues sont les études
plus l’avenir se bouche
plus le bénévolat s’accroît
plus l’officiel s’efface
quand l’assistanse augmente
plus la liberté diminue.
Qui sont les plus gueulards
les jeunes qui font peur
qui n’ont pas de passé
mais ne voient rien devant ?
Qui sont les plus râleurs
les vieux qui nous irritent
qui ont un long vécu
mais n’ont plus d’avenir ?
Ils roulent tous un peu
les uns par leur jeunesse
les autres sur leur lancée
moteur coupé et au point mort.
Petits boulots indéterminés
sales travaux déterminés
emplois de proximité
chaîne de solidarité
chaîne de ceci ou bien de cela
chaînes sans maillons.
L’eau coule sous les ponts
emportant les plus faibles
et des trottoirs perdus
pour ceux qui n’y croient plus
et des cartons pisseux
pour s’abriter un peu
et des bancs vermoulus
pour le dernier sommeil.
Plus d’assistés que d’assistants.
Quand surviendra l’explosion
IL SERA TROP TARD !!
dimanche 13 juin 2010
Anniversaire
Mon fils a quarante ans, un âge raisonnable
où il espère encor profiter d’un bon vent
pour guider sa barque de façon convenable
en compagnie des siens pour un bon bout de temps.
Au mitan de sa vie par son regard affable,
il juge son passé et conduit le présent
afin que le futur ne soit pas redoutable
pour lui-même et les siens, surtout ses deux enfants.
Il porte sans broncher les tares détestables
léguées à sa naissance en direct d’ascendants,
multipliées par quatre en un faisceau coupable
mais contenant aussi des mérites patents.
Il écarte les sots, écoute en responsable
les sages et anciens, leurs lois et fondements;
il sait qu’il leur en est plus ou moins redevable
quand devant les soucis il fait front crânement.
Il soigne ses amis, leur offrant bonne table,
apprécie le bon vin, goûte le temps présent
sachant pertinemment que la chose agréable
ne peut durer longtemps en ce monde impudent.
Ce fils là, devant moi, cet homme indéchiffrable
que je revois pourtant encor en ce moment
en mignon chérubin, petit ange adorable,
a grandi bien trop vite, à mon corps défendant.
où il espère encor profiter d’un bon vent
pour guider sa barque de façon convenable
en compagnie des siens pour un bon bout de temps.
Au mitan de sa vie par son regard affable,
il juge son passé et conduit le présent
afin que le futur ne soit pas redoutable
pour lui-même et les siens, surtout ses deux enfants.
Il porte sans broncher les tares détestables
léguées à sa naissance en direct d’ascendants,
multipliées par quatre en un faisceau coupable
mais contenant aussi des mérites patents.
Il écarte les sots, écoute en responsable
les sages et anciens, leurs lois et fondements;
il sait qu’il leur en est plus ou moins redevable
quand devant les soucis il fait front crânement.
Il soigne ses amis, leur offrant bonne table,
apprécie le bon vin, goûte le temps présent
sachant pertinemment que la chose agréable
ne peut durer longtemps en ce monde impudent.
Ce fils là, devant moi, cet homme indéchiffrable
que je revois pourtant encor en ce moment
en mignon chérubin, petit ange adorable,
a grandi bien trop vite, à mon corps défendant.
mardi 8 juin 2010
Mauvaise conscience
Par une nuit sans lune
de froidure et de vent
à l’entour de Noêl
j’eus honte de savoir
où me portaient mes pas
dans la maison bien close
au lit douillet profond
où tu dormais déjà
pure sereine et nue.
Tous me tendaient leurs mains
avec des yeux trop grands
et des ventres trop creux.
Tous gémissaient faiblement
comme bise sous la tuile
en martelant leurs ombres frêles
de leurs pieds nus rougis
tout glacés par la neige
autour d’un brasero mourant.
J’eus honte de passer
tout raide d’égoïsme
cuirassé de morale
les lèvres pincées
devant les souffreteux.
J’eus honte de me vautrer
dans la tièdeur des draps
dans l’odeur de ta chair
et du contact des cuisses.
J’eus honte de m’assoupir
aprés t’avoir baisée
dans les plis de ton cou
aprés avoir posé
ma main sur ta hanche.
J’eus honte ....
et puis c’est tout.
On oublie si vite !
de froidure et de vent
à l’entour de Noêl
j’eus honte de savoir
où me portaient mes pas
dans la maison bien close
au lit douillet profond
où tu dormais déjà
pure sereine et nue.
Tous me tendaient leurs mains
avec des yeux trop grands
et des ventres trop creux.
Tous gémissaient faiblement
comme bise sous la tuile
en martelant leurs ombres frêles
de leurs pieds nus rougis
tout glacés par la neige
autour d’un brasero mourant.
J’eus honte de passer
tout raide d’égoïsme
cuirassé de morale
les lèvres pincées
devant les souffreteux.
J’eus honte de me vautrer
dans la tièdeur des draps
dans l’odeur de ta chair
et du contact des cuisses.
J’eus honte de m’assoupir
aprés t’avoir baisée
dans les plis de ton cou
aprés avoir posé
ma main sur ta hanche.
J’eus honte ....
et puis c’est tout.
On oublie si vite !
samedi 5 juin 2010
Les tableaux de Vincent
J’ai vu la cime des arbres fouettée par le vent
se courber en des attitudes plaintives
comme la silhouette des deux paysannes
ramassant la tourbe en un triste paysage,
lourdes pelotes noires accrochées à la terre.
J’ai vu les objets quotidiens, décor mélancolique;
les pichets de terre brune et les cruches d’étain,
les bouteilles de verre et les bols de faïence.
J’ai vu deux chaises vides posées de travers,
l’une de paille jaune, l’autre rouge et verte
semblant inviter par un geste invisible
Gauguin à s’asseoir pour un dialogue impossible.
J’ai vu des visages fanés, les rides de la fatigue,
les regards éteints, résignés, sans aucune lueur,
sans espoir, se poser sur les pommes de terre fumantes.
J’ai vu bourgeonner dans son beau vase bleu
l’élégant rejet d’amandier puis les vergers en fleurs
de la fête japonaise, s’exaltant à la recherche
de l’éternel dans l’éphémère, ou l’inverse,
impressionisme de la peinture, de la lumière et de l’espace.
J’ai vu la maison jaune toute revêtue de l’or du Sud,
prête à accueillir l’irréalisable phalanstère espéré
où les tournesols jouent le contraste des complémentaires
peints à " l’aurore aux doigts de rose, fille du matin."
J’ai vu le halo des bougies plantées sur le chapeau de paille
dansant en éclairant la toile où viennent se poser les étoiles.
J’ai vu la nuit scintillante exorcisant le vieux mur d’enceinte
du refuge de Saint-Paul où cyprés et clocher se dressent,
paratonnerres énergiques contre les forces cosmiques
des astres de la nuit et où l’on découvre, émerveillés,
la mer calme des oliviers et les douces ondulations
d’un lointain mais nouvel horizon.
J’ai vu dans les blés, les bouquets et les fleurs
des jaunes chaleureux et des jaunes sauvages;
dans les roses, les iris, les vignes et les prés,
des violets ruisselants et des verts attendris;
dans les gerbes couchées et dans les cieux vibrants,
des jaunes soufrés, des turquoises et saphirs scintillants;
J’ai vu enfin le vol lourd des corbeaux
s’inscrire en bousculade sur le feu d’un champ de blé
écrasé par l’encre d’un grand ciel orageux.
Toute la tristesse et la solitude extrème réunies.
se courber en des attitudes plaintives
comme la silhouette des deux paysannes
ramassant la tourbe en un triste paysage,
lourdes pelotes noires accrochées à la terre.
J’ai vu les objets quotidiens, décor mélancolique;
les pichets de terre brune et les cruches d’étain,
les bouteilles de verre et les bols de faïence.
J’ai vu deux chaises vides posées de travers,
l’une de paille jaune, l’autre rouge et verte
semblant inviter par un geste invisible
Gauguin à s’asseoir pour un dialogue impossible.
J’ai vu des visages fanés, les rides de la fatigue,
les regards éteints, résignés, sans aucune lueur,
sans espoir, se poser sur les pommes de terre fumantes.
J’ai vu bourgeonner dans son beau vase bleu
l’élégant rejet d’amandier puis les vergers en fleurs
de la fête japonaise, s’exaltant à la recherche
de l’éternel dans l’éphémère, ou l’inverse,
impressionisme de la peinture, de la lumière et de l’espace.
J’ai vu la maison jaune toute revêtue de l’or du Sud,
prête à accueillir l’irréalisable phalanstère espéré
où les tournesols jouent le contraste des complémentaires
peints à " l’aurore aux doigts de rose, fille du matin."
J’ai vu le halo des bougies plantées sur le chapeau de paille
dansant en éclairant la toile où viennent se poser les étoiles.
J’ai vu la nuit scintillante exorcisant le vieux mur d’enceinte
du refuge de Saint-Paul où cyprés et clocher se dressent,
paratonnerres énergiques contre les forces cosmiques
des astres de la nuit et où l’on découvre, émerveillés,
la mer calme des oliviers et les douces ondulations
d’un lointain mais nouvel horizon.
J’ai vu dans les blés, les bouquets et les fleurs
des jaunes chaleureux et des jaunes sauvages;
dans les roses, les iris, les vignes et les prés,
des violets ruisselants et des verts attendris;
dans les gerbes couchées et dans les cieux vibrants,
des jaunes soufrés, des turquoises et saphirs scintillants;
J’ai vu enfin le vol lourd des corbeaux
s’inscrire en bousculade sur le feu d’un champ de blé
écrasé par l’encre d’un grand ciel orageux.
Toute la tristesse et la solitude extrème réunies.
vendredi 4 juin 2010
Cadeau hésitant
Si j’avais une rose, ce matin, à t’offrir....
Si j’avais ce matin à t’offrir une rose....
Si j’avais une rose à t’offrir ce matin....
Si ce matin j’avais une rose à t’offrir....
Ce matin, si j’avais à t’offrir une rose....
etc...etc...etc...
Voilà, c’est fait;
Ce matin je t’ai offert un bouquet de roses.
Si j’avais ce matin à t’offrir une rose....
Si j’avais une rose à t’offrir ce matin....
Si ce matin j’avais une rose à t’offrir....
Ce matin, si j’avais à t’offrir une rose....
etc...etc...etc...
Voilà, c’est fait;
Ce matin je t’ai offert un bouquet de roses.
mercredi 2 juin 2010
Aube
Ta chevelure est la couche
d’où la brume se lève
Tes yeux sont les miroirs
où l’aurore se coiffe
Tes narines sont les réceptacles
d’où les parfums s’exhalent
Ta bouche est une coupe
où la rosée se pose
Ta peau est le satin
où le rayon s’enflamme
Ton ventre est le berceau
où va naître le jour
Ta poitrine est le sein
où s’allaite l’espoir
Tes cuisses sont les nymphes
de la terre en éveil
Tes jambes sont les trompettes
de l’amour renaissant
Tes pieds sont les cymbales
de l’hymen annoncé
AUBE TU ES LA VIE
d’où la brume se lève
Tes yeux sont les miroirs
où l’aurore se coiffe
Tes narines sont les réceptacles
d’où les parfums s’exhalent
Ta bouche est une coupe
où la rosée se pose
Ta peau est le satin
où le rayon s’enflamme
Ton ventre est le berceau
où va naître le jour
Ta poitrine est le sein
où s’allaite l’espoir
Tes cuisses sont les nymphes
de la terre en éveil
Tes jambes sont les trompettes
de l’amour renaissant
Tes pieds sont les cymbales
de l’hymen annoncé
AUBE TU ES LA VIE
mardi 1 juin 2010
Memento, homo,quia pulvis es et in pulverem reverteris
Pour un amour perdu
dix de retrouvés
mais chacun est exclu
d’arriver le premier
Pour un brin de doigté
combien de maladresses
font qu’un lot de pitié
engendre la détresse.
Pour des larmes séchées
un jour par une joie
combien de cils mouillés
alourdis tant de fois.
Pour gagner le repos
à la fin de sa vie
que d’années sur le dos
d’un labeur sans sursis.
Pour un fauteuil vacant
combien de coups de coude
sont donnés méchamment
par ceux qui s’y accoudent.
Pour ne pas refuser
ce que les uns envient
il ne faut murmurer
ce que les autres crient.
Pour crier au voleur
il faut voler soi-même
et entrer dans le choeur
dans le coeur du système.
Mais ne nous attristons pas
laissons là nos querelles
et prenons nos repas
à la même gamelle
car enfin arrivera
pour chacun d’entre nous
le moment du trépas
où nous irons au trou.
dix de retrouvés
mais chacun est exclu
d’arriver le premier
Pour un brin de doigté
combien de maladresses
font qu’un lot de pitié
engendre la détresse.
Pour des larmes séchées
un jour par une joie
combien de cils mouillés
alourdis tant de fois.
Pour gagner le repos
à la fin de sa vie
que d’années sur le dos
d’un labeur sans sursis.
Pour un fauteuil vacant
combien de coups de coude
sont donnés méchamment
par ceux qui s’y accoudent.
Pour ne pas refuser
ce que les uns envient
il ne faut murmurer
ce que les autres crient.
Pour crier au voleur
il faut voler soi-même
et entrer dans le choeur
dans le coeur du système.
Mais ne nous attristons pas
laissons là nos querelles
et prenons nos repas
à la même gamelle
car enfin arrivera
pour chacun d’entre nous
le moment du trépas
où nous irons au trou.
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