Les larmes sourdent,amères,entre tes paupières mi-closes et diluent l’encre violette des mots affreux de la missive étalée sur tes genoux tremblants. La rupture est brutale et gonfle ta poitrine de sanglots contenus et étouffés.Les phrases sont entrées en toi comme autant de flèches empoisonnées,se fichant en ton coeur meurtri par ces blessures blanches.
Tu dérives parmi les vocables durs et blessants en essayant de te raccrocher à des souvenirs heureux encore tout chauds.Pourquoi,mais pourquoi donc,te répètes-tu,ne comprenant pas,ne pouvant d’ailleurs pas retenir et réunir deux pensées à la suite;tout est devenu flou et mou,indéfinissable,presque étranger et immatériel.Quelque chose se brise en toi et tout ton être se laisse soudain aller;tes larmes redoublent,deviennent brûlantes, sillonnent tes joues rosies et noient ces mots implacables que tu ne pourras même pas relire mais qui sont déjà incrustés dans la cire molle de ta jeune mémoire.
Tu es,Dieu merci ! encore une ingénue au physique agréable;cette première épreuve que subit ton adolescence te sera salutaire et trés bientôt il ne t’en restera plus aucun stigmate.Pleure tout ton soûl,personne ne te regarde.Cela ne servirait à rien que tu rages que tu insultes,tu es à un âge où la vengeance est encore inconnue et c’est trés bien ainsi.
C’est ton premier chagrin intime de jeune fille,ta première déception amoureuse et tu penses bien sincèrement que cela est injuste,que jamais tu n’as mérité une telle déconvenue car pour tes quinze ans idéalistes,les choses devaient naturellement avancer d’elles mêmes,sans à-coups et le bonheur de jour en jour aller grandissant,merveilleux.
Le bonheur ne se bâtit pas tout seul,il faut l’apprivoiser,savoir estimer sa valeur,deviner sa précarité,démêler sa complexité; ainsi,à partir de ses propres découvertes et connaissances,savoir le mériter en en payant le prix.Pleure ta désillusion et pose un pied sur ton amour-propre,dans peu de temps tu iras en paix. Sache,si tu peux m’entendre,que ce petit revers et d’autres encore à venir,te fortifieront et t’aguerriront en te permettant de réfléchir et de prendre conscience de toi et de ta valeur à son juste titre.
Mais à ton âge,en vérité,peut-on être prudent et doit-on être sage ?
Tu dérives parmi les vocables durs et blessants en essayant de te raccrocher à des souvenirs heureux encore tout chauds.Pourquoi,mais pourquoi donc,te répètes-tu,ne comprenant pas,ne pouvant d’ailleurs pas retenir et réunir deux pensées à la suite;tout est devenu flou et mou,indéfinissable,presque étranger et immatériel.Quelque chose se brise en toi et tout ton être se laisse soudain aller;tes larmes redoublent,deviennent brûlantes, sillonnent tes joues rosies et noient ces mots implacables que tu ne pourras même pas relire mais qui sont déjà incrustés dans la cire molle de ta jeune mémoire.
Tu es,Dieu merci ! encore une ingénue au physique agréable;cette première épreuve que subit ton adolescence te sera salutaire et trés bientôt il ne t’en restera plus aucun stigmate.Pleure tout ton soûl,personne ne te regarde.Cela ne servirait à rien que tu rages que tu insultes,tu es à un âge où la vengeance est encore inconnue et c’est trés bien ainsi.
C’est ton premier chagrin intime de jeune fille,ta première déception amoureuse et tu penses bien sincèrement que cela est injuste,que jamais tu n’as mérité une telle déconvenue car pour tes quinze ans idéalistes,les choses devaient naturellement avancer d’elles mêmes,sans à-coups et le bonheur de jour en jour aller grandissant,merveilleux.
Le bonheur ne se bâtit pas tout seul,il faut l’apprivoiser,savoir estimer sa valeur,deviner sa précarité,démêler sa complexité; ainsi,à partir de ses propres découvertes et connaissances,savoir le mériter en en payant le prix.Pleure ta désillusion et pose un pied sur ton amour-propre,dans peu de temps tu iras en paix. Sache,si tu peux m’entendre,que ce petit revers et d’autres encore à venir,te fortifieront et t’aguerriront en te permettant de réfléchir et de prendre conscience de toi et de ta valeur à son juste titre.
Mais à ton âge,en vérité,peut-on être prudent et doit-on être sage ?