Plantes sauvages cueillies sur les chemins de l'errance
en un bouquet d'amour où mon coeur s'offre à toi.
Tout invite à la joie,le ciel inspire au repos,
la terre s'enivre de ses propres senteurs
d'herbe sèche,de fruits mûrs et de menthe foulée.
Ton rire est si léger,ta peau si bellement hâlée;
les rayons de soleil sur tes beaux yeux se posent
et paraissent étonnés de pouvoir s'y mirer,
nous sommes au mois d'août et tout vibre alentour:
l'air de mille poussières irradiées de lumière,
d'insectes évoluant en escadrons serrés,
de grillons stridulant en cadence à l'ombre de leur trou,
de sauterelles se balançant en haut de tiges grillées,
de bêtes à bon Dieu dévorant patiemment des pucerons étourdis.
Allongée parmi les épis barbus et les coquelicots ardents
se voyant à nouveau aux bords des chemins poudreux,
auréolée de ta lourde chevelure dorée,
ta beauté s'épanouit comme grenade éclatée,
comme pruneau bronzé sur la claie réchauffée,
comme brugnon pulpeux que mes mains vont cueillir
pour l'offrir à mes lèvres altérées et follement gourmandes.
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