<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106</id><updated>2011-07-28T12:10:31.106-07:00</updated><category term='inine'/><title type='text'>Ecrits girondins</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>105</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-7335131021714572233</id><published>2010-09-03T05:39:00.000-07:00</published><updated>2010-09-03T05:53:46.296-07:00</updated><title type='text'>A faire parvenir</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: right; font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Bordeaux 23 août 2001    .&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Mademoiselle,&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;    Voici déjà deux ans que, pour mon plus grand plaisir, votre père et vous-même emménagiez dans la maison mitoyenne à la mienne. Aussitôt ce  ne fut que musique dans l’air. Vous passiez beaucoup de temps devant votre piano ; j’appris plus tard que vous prépariez le concours de fin d’année du Conservatoire, d’où cet entraînement sévère. A l’époque, je confondais classique et moderne, jazz et gammes d’échauffement que vous attaquiez ascendantes et descendantes en des tempi variables afin de délier vos doigts. Du matin au soir, résonnaient en sourdine dans ma demeure les notes envolées de votre clavier. Ma vie tranquille, au bord de l’ennui, en fut toute ragaillardie et bien souvent, lèvres mi-closes, je me surprenais à fredonner un air maintes fois entendu. Je composai un soir de novembre un quatrain que je lus et relus à haute voix à Coquin, mon vieux chat:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Trois notes envolées d’un clavier noir et blanc,&lt;br /&gt;tranpercent la cloison d’une douce harmonie&lt;br /&gt;et par delà le temps, je redeviens enfant&lt;br /&gt;au coeur gros mais bercé d’une paix infinie.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;    Trés discrète, je ne vous ai aperçue pour la première fois que trois mois aprés votre installation. C’était trés tôt, un tiède matin de juillet; je prenais comme à mon habitude, mon petit déjeuner dehors, à l’heure des Laudes. A cette  heure là, les fleurs et les plantes, la terre et la pierre chaudes exhalent délicatement tous leurs parfums. Coquin me tenait compagnie en lapant son habituelle tasse de lait frais, tout en surveillant les sautillements des merles lève-tôt autour des miettes dispersées à leur intention à trois pas de lui. Je le vis soudain redresser la tête et les oreilles puis se tourner vers la haie commune de chèvrefeuille, m’avertissant par cette mimique d’une présence insolite. Je ne fis aucun bruit, arrêtai de grignoter ma biscotte beurrée; pas un muscle de mon corps ne tressaillit, pas un poil  de sa moustache ne frémit; deux statues qui attendaient. Le halo blanc-rosé du soleil levant s’élargit, puis monta au dessus des toits voisins, devint de plus en plus éclatant; un arc éblouissant lança coup sur coup plusieurs rayons dorés, ravivant les couleurs des jardins tout couverts de rosée; un rayonnement intense, une auréole d’or s’infiltra par les interstices de la cloison de verdure, irradia l’iris de Coquin en l’enflammant de mille étincelles que ses paupières, rapidement abaissées, éteignirent. Je me levai sans bruit, me dressai et vis le soleil se mirer dans votre rousse chevelure  toute flamboyante de mille feux. Esquisse de sourire aux lèvres, regard fixé vers l’horizon, vos gestes lents, d’une solennité toute hiératique, me semblèrent appartenir à une déesse antique, sans doute  à la muse  Euterpe., car bras levés et mains jointes invocatoires semblaient faire  un appel à la Beauté. Lentement vos mains descendirent vers votre chevelure et vos doigts souples, doucement, s’infiltrèrent dans cette  lourde toison d’or roux pour la gonfler, l’aérer, en laissant retomber une à une les épaisses mèches de feu. Vêtue d’une courte chemise laissant deviner par transparence vos formes pures, je crus voir et découvrir, irréelle, la jeunesse radieuse parée de la beauté et de la grâce féminines. Mon vieux coeur se mit à battre la chamade et je reculai précipitamment, craignant d’être découvert.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;    Depuis presque un an, je garde la chambre, mon corps usé s’engourdissant petit à petit. Coquin est à mes côtés, pas plus valide que son maître, perclus lui aussi de rhumatismes. Nous tendons tous deux l’oreille lorsque les premières notes percent la pierre mitoyenne. Je distingue maitenant assez rapidement le concerto en fa mineur de Chopin, de la sonate Pathétique de Beethoven et Mozart ne  m’est plus inaccessible; j’écoute avec patience le tatônnement des doigts raides de vos élèves et attends avec ferveur l’instant merveilleux où vos mains légères caressent de leurs fuseaux agiles les touches blanches et noires du clavier. Alors, l’oreille collée à la tapisserie, je reconnais la partition jouée et ferme les yeux afin de revoir l’apparition d’un certain matin de juillet.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;        Depuis peu, j’entends de temps à autre, un violoncelle gémir langoureusement en réponse aux sonorités cristallines du piano; je vous avoue être un peu jaloux de cette intimité qui brise partiellement la mienne. Mon vieux coeur attendri espère que les cordes n’entraîneront pas les touches dans une  fugue, juste au moment où il ressent de plus en plus souvent un émoi juvénile.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;    Je vous en prie, Mademoiselle, jouez, jouez encore pour moi, en éclairant la fin de ma vie, tout en la prolongeant en m’offrant ce regain de jeunesse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Un violoncelle y mêle parfois sa voix&lt;br /&gt;et gamme aprés gamme, la tendre mélodie&lt;br /&gt;envahit la chambrette où me gagne l’émoi&lt;br /&gt;d’être encore un enfant au déclin de ma vie.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;    Votre voisin confus mais reconnaissant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-7335131021714572233?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/7335131021714572233/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/09/faire-parvenir.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/7335131021714572233'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/7335131021714572233'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/09/faire-parvenir.html' title='A faire parvenir'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-1263371983237539648</id><published>2010-08-31T05:46:00.000-07:00</published><updated>2010-08-31T05:57:33.534-07:00</updated><title type='text'>Chant pour vote républicain</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;2012 en vue&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Allons  enfants,  vive  la  vie,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;le  jour de  gloire  est  arrivé,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;au royaume de sarkozie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;où tout est dit mais rien de fait.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Pourquoi prêter toujours aux riches&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;en refusant aux  démunis,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;allons, croyants, rompez la triche&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;contre  une  place  au Paradis.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Pourquoi faut-il qu’on interpelle&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;des électeurs  désabusés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;et leur  rancoeur, et leurs querelles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;par  faits  divers  interposés,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Expliquez nous pourquoi la haine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;suinte  ainsi  à  tout  propos&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;dans des phrases qui nous rappellent&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;les  forts  relents  de  Gestapo.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Rien n’est plus beau que la Patrie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;pour nous, parents, au sang  usé ;  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;faites  face  à  la  tyrannie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;vous , les jeunes, aux sangs mêlés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Allez  enfants  à  la  Mairie ,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;allez  voter  pour  &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Renouveau,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;qui marquera dans votre  vie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;d’un caillou blanc ce jour si beau.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-1263371983237539648?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/1263371983237539648/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/08/chant-pour-vote-republicain.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/1263371983237539648'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/1263371983237539648'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/08/chant-pour-vote-republicain.html' title='Chant pour vote républicain'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-7371787968724349626</id><published>2010-08-31T05:40:00.000-07:00</published><updated>2010-08-31T05:43:13.862-07:00</updated><title type='text'>A livre ouvert</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 102, 255);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Comme existent parfois dans nos rêves anciens&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;des bouts de vérité et d’images réelles,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;y peuvent s’y glisser en tout honneur, tout bien,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;quelques vues de l’esprit que l’astucieux décèle&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;sans en tenir rigueur ou quelque acrimonie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;vis-à-vis de celui qui met à nu sa vie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-7371787968724349626?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/7371787968724349626/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/08/livre-ouvert.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/7371787968724349626'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/7371787968724349626'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/08/livre-ouvert.html' title='A livre ouvert'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-1650775745448331288</id><published>2010-08-31T05:26:00.000-07:00</published><updated>2010-08-31T05:28:23.011-07:00</updated><title type='text'>Reprise</title><content type='html'>A mourir de rire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se plia, se tordit, mais se redressa&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’engoua, s’égosilla, mais avala&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’étouffa, s’essouffla, mais respira&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il éclata, se fendit, mais pleura&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ouvrit grand la bouche et ....trépassa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Le rire est le propre de l’homme&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-1650775745448331288?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/1650775745448331288/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/08/reprise.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/1650775745448331288'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/1650775745448331288'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/08/reprise.html' title='Reprise'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-8807062319940928853</id><published>2010-08-08T06:49:00.000-07:00</published><updated>2010-08-08T06:53:32.771-07:00</updated><title type='text'>Allô  delà</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Un jour, bientôt peut-être... mais aprés tout, pourquoi pas tout de suite ? Ma résolution  prise, je m’inscris en priorité sur une des lignes directes et j’attends. Appel, réappel, puis enfin on décroche...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    _”Allô , vous m’entendez ? oui ? Trés bien, alors voilà : il y avait ce jour là Paulette et Lucienne à l’arrière, Marcel à mon côté et moi au volant. Paulette était la femme de Marcel et Lucienne mon épouse. Je me prénomme Jeannot. Vous avez deviné sans doute qu’avec de tels  prénoms nous n’étions plus des jeunots. Eh bien ! oui, vous avez raison. Nous formions deux couples de septuagénaires profitant à plein temps de leur retraite. Quoi de plus naturel, pas vrai ? Mais il y a une chose que vous ignorez et j’ai l’intention d’éclairer votre lanterne. J’ai toujours détesté les sous-entendus et les contre -vérités.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    Ce jour là, donc, nous avions pris l’autoroute pendant une heure trente pour atteindre les contreforts des Pyrénées. Il était encore tôt car nous aimions tous les quatre partir à potron-minet, nos temps de sommeil nous le permettant, s’étant réduits au fil des ans. Nous avions fait une petite pause pour dégourdir les jambes et siroter deux gorgées d’un café brûlant versé d’une bouteille thermos bien précieuse. Nous dirigions nos regards,  au travers  d’une aube blême rouillée d’ocre rosé, vers l’horizon lointain souligné vaguement par la dentelure des cimes estompées dans les brumes argentées.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    La route était sinueuse, montant à l’assaut du col; lacets, épingles à cheveux, se succédaient sans répit pour avaler les forts pourcentages  de déclivité; les huit chevaux en ligne de la voiture tiraient bien et répondaient parfaitement à la pression de mon pied droit. J’aimais conduire en montagne; rétrograder, prendre la corde, accélérer à fond pendant toute la courbe et repasser à la vitesse supérieure sitôt aprés pour recommencer la manoeuvre cinquante mètres plus loin et plus haut. Sans la conduite assistée, les muscles des bras durcissent et se font douloureux mais quelle ivresse de voir basculer le paysage et d’entendre crisser les pneus. Je me ré-ga-lais, d’autant plus que le temps passé sur l’autoroute, comme à l’ordinaire, m’avait paru bien long et monotone. Par contre, ça râlait dur et ça maugréait fort autour de moi, mon enthousiasme était mal perçu. Lucienne était bien entendu la plus véhémente, en sa qualité d’épouse, prérogative oblige. Comme à son habitude, elle dénigrait ma conduite soi-disant sportive que je ne pratiquais, selon elle, que pour paraître jeune et épater mon monde. Avait-elle sans doute un peu raison, mais de toute façon, dès qu’elle montait dans la voiture que je conduisais, que ce soit en montagne ou en plaine, à la ville comme à la campagne, sur chemin de terre ou sur autoroute, elle serrait les fesses et se cramponnait même aux feux rouges. Avec n’importe quel fada du volant ou toqué de la vitesse, elle était tout à son aise et parfaitement décontractée. Allez comprendre quelque chose !! Paulette, de son côté, était livide car elle se trouvait assise à droite et surplombait le précipice, alors qu’elle était sujette au vertige, même debout sur une chaise. Le coeur avait dû lui remonter à la gorge car ses yeux affolés cherchaient vainement la manivelle de la glace, afin de l’ouvrir avant le premier hoquet. Marcel, à l’avant, moins balloté que les femmes à l’arrière, avait toutefois l’épaule et le ventre sciés par la ceinture de sécurité à chaque rétrogradation et la nuque écrasée à chaque accélération.En somme, j’étais le seul à boire du petit lait.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    A la halte, au sommet du col, pieds bien ancrés sur le plancher des vaches, mes trois compagnons, secoués et tourneboulés, ne me firent pas grâce de leurs griefs et le pique-nique eut franchement un air de soupe à la grimace. J’en tenais compte, lorsqu’en fin d’aprés-midi, jattaquais la descente par l’autre versant. Tout le monde profita de mon allure de sénateur dans les virages négociés à vitesse modérée, et put tout à loisir admirer le paysage. Le calme régnant, le papotage reprit ses droits à l’arrière, tandis que Marcel grillait avec délectation une cibiche à l’avant.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    Je roulais toujours aussi modérément pendant la traversée du piémont aux ondulations grisâtres et brunâtres que rosissaient les derniers rayons du peigne doré d’un soleil déclinant. Derrière nous, les cimes embrasaient leurs arêtes en des pourpres flamboyants dont quelques flèches illuminaient encore les violets et les mauves des vallées profondes. Sur l’autoroute, prétextant de la perte de temps subie dans la descente du col, je poussais un peu les cylindres et l’aiguille du compteur resta stationnée sur le cent cinquante. Tout se passait bien. Quittant la rocade, je prenais l’avenue menant au domicile banlieusard de nos amis. Il fallait  quelque part franchir un passage à niveau et traverser les voies ferrées de la ligne  Paris-Bordeaux. Les bras de la barrière automatique étant levés, je m’engageais. Au beau milieu, pile entre les voies, je sentis dans les mains le volant soudainement libre et, tout aussitôt, le véhicule roulant aux environs de quinze à l’heure, s’arrêta brusquement, coinçant et étouffant le moteur. Tous les regards convergèrent vers moi et m’interrogèrent. J’y répondis en faisant tourner entre mes mains le volant comme une toupie. Ma femme Lucienne m’intima l’ordre, sur un ton n’admettant point de réplique, de cesser au plus tôt cette plaisanterie absurde, tout en me taxant de vouloir une fois de plus, me rendre intéressant. Quant à Marcel, il me demanda d’une voix bourrue de bien vouloir arrêter de jouer au c.. Alors, ne sachant trop moi-même ce qui se passait, je tirais à moi et haussais à hauteur de visage, le volant fou. Nous comprîmes ensemble que la direction n’existait plus et réalisâmes en une fraction de seconde ce qui aurait pu se produire dans l’un des innombrables virages négociés dans la journée ou sur l’autoroute à cent cinquante à l’heure. Nous nous regardions, hébétés, pâles comme des morts. Puis l’un de nous laissa éclater un rire saccadé, nerveux, suivi tout aussitôt des trois autres, libérant le trop plein      de peur et d’anxiété rétrospectives. Notre angoisse évacuée, nous continuâmes à nous esclaffer, par réaction, à gorges déployées.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    Nous ne nous réjouîmes pas bien longtemps de ce danger évité. Un choc effroyable accompagné d’une détonation énorme, comparable à l’explosion d’une bombe comme nous en avions, Marcel et moi, entendu pendant la seconde guerre mondiale, broya et écrasa véhicule et occupants. Un magma informe fut traîné sur plus de cent mètres. Aucun de nous n’eut le temps de se rendre compte et nous nous présentâmes ensemble devant Saint-Pierre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    Dans la presse du lendemain, on pouvait lire ce genre de titre: effroyable télescopage entre une automobile stoppée au milieu d’un passage à niveau aux barrières abaissées et un train rapide en provenance de Paris. Les quatre passagers ont été tués sur le coup. Tout laisse croire, d’aprés les premières constatations, que cette horrible catastrophe serait  survenue à la suite d’un malaise du conducteur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    Eh bien! non! Je m’inscris en faux. Afin d’en savoir davantage, je suis allé consulter le mécanicien et l’aiguilleur de la voie lactée, de quart ce jour là. Ils ont confirmé la rupture subite entre arbre de direction et crémaillère provoquée par une bulle d’air emprisonnée dans la soudure. Voilà la vérité rétablie. A la rigueur, on aurait pu mentionner que nous étions morts de rire. J’espère que vous obtiendrez une rectification de la part des divers services de rédaction et qu’elle sera insérée dans les prochaines éditions. Je vous remercie d’avoir eu la patience de m’écouter jusqu’au bout. Je vous laisse car j’aperçois mes trois partenaires me faire de grands signes pour que je les rejoigne afin de poursuivre la partie de à qui perd-gagne, commencée avant mon coup de fil. Adieu donc, car je ne veux pas avoir l’indélicatesse de vous dire  au revoir et à bientôt !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-8807062319940928853?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/8807062319940928853/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/08/allo-dela.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/8807062319940928853'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/8807062319940928853'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/08/allo-dela.html' title='Allô  delà'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-3397487092213325879</id><published>2010-07-23T04:39:00.000-07:00</published><updated>2010-07-23T04:43:17.856-07:00</updated><title type='text'>Jeunesse toujours</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 204, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Pourquoi est-ce bon ton dans notre société&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;de croire mordicus tout bon ou exécrable:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;la jeunesse, toujours, férue de liberté&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;a su forger un sens à son déraisonnable.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Lorsque les plus anciens, leurs lourds sabots aux pieds,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;allaient mener bestiaux paître dans les pacages,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;filles à la maison, trousseaux se complétaient,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et drôles ingénieux abattaient de l’ouvrage.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Les jeunes gens rêvaient aux contes de leurs vieux,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;prés de l’âtre, le soir, conjurant la froidure&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;d’un dur hiver vêtu d’un manteau blanc poudreux,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;lorsque bise siflait là-haut dans les ramures.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Filles à la messe, garçons au cabaret,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;guindés le dimanche dans des habits trop raides,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;attendaient les flonflons du bal d’apres dîner,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;timides ou nerveux, hardis, jolies ou laides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Puis les guerres sont là, fauchant comme ouragan&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;les jeunes épis verts qui ne peuvent comprendre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;qu’une fleur au fusil puisse rapidement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;passer du bleu au rouge et flétrir sans attendre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Tous s’en sont bien allés mais d’autres sont venus,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;amours divers au coeur et musiques en tête,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;pensant changer le monde et une fois de plus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;croire comme leurs vieux que demain sera fête.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Ils sont mûrs aujourd’hui, ont grandi dans la paix,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;pensent encor parfois à ces lointaines guerres&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;que leurs pères damnés ont porté comme faix&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;tout vieillis et blanchis, malgré eux forfaitaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Les doigts sur le clavier et le portable en main,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;surfent sur internet, lancent des S.M.S.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;zappant sur la télé en recherchant en vain&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;l’endroit où se poser sans connaître d’adresse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Ils sont déniaiser bien plus tôt que parents,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;les filles sont hardies, connaissant la pillule&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et les garçons osés dans leur comportement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;sont toujours comme avant tout aussi ridicules.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Ils pensent tout connaître et bien sûr tout savoir,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;tout comme leurs parents en leur tendre jeunesse,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;mais malgré leurs progrés, études et avoir,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;sont eux aussi roulés avec belle allgresse&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;par les heurts de la vie sans aucune tendresse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-3397487092213325879?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/3397487092213325879/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/07/jeunesse-toujours.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/3397487092213325879'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/3397487092213325879'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/07/jeunesse-toujours.html' title='Jeunesse toujours'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-4162758398206773677</id><published>2010-07-21T07:39:00.000-07:00</published><updated>2010-07-21T07:42:44.345-07:00</updated><title type='text'>Voies</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 102, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;J’ai dans la tête des routes gravées&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;en un carnet de bord verrouillé et codé:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;des routes blanchies par la poussière des ans,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;pavées de cailloux polis et brillants,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;érodées par le temps,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;enlacées mollement en d’anciennes étreintes,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;aux dos ronds de chats assoupis,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;jalonnées de nombreux souvenirs.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Des routes toutes fraîches aux contours&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et détours imprévus,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;vierges dans leurs paysages neufs,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;folles dans leurs embrassements,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;noyées par l’azur d’un horizon sans fin,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;imprévues mais chéries&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;en leurs destinations secrètes,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;fleuries des bourgeons de l’amitié.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Toutes ces routes personnelles, réelles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;ou inventées, longues ou fugitives,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;royales ou plébéiennes, sont en moi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;à l’abri des regards curieux et des convoitises.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Bien entendu, d’autres routes, trés nombreuses,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;que je n’ai pas encore empruntées,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;que mon imagination ignore pour l’instant, &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;existent: les routes poudreuses de la foi, &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;douloureuses aux pieds des pélerins &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;mais si légères à leur âme,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;les roues déflorées, gémissantes &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;sous les souliers cloutés des aventuriers,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;les routes aristocratiques, rectilignes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et sans voies secondaires,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;les routes tortueuses des indécis et bavards,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;les routes haïssables jalonnées&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;des hontes de l’exode et de l’exil,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;les routes croisées des amants fugitifs,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;celles perdues des époux séparés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;ou celles coupées par la viduité ou l’orphelinat.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Que de chemins à parcourir encore.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;En aurai-je le temps,même par la pensée,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;avant de prendre le dernier,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;celui qui ne mène nulle part, mais&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;que tous,un jour ou l’autre, &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;nous suivrons.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-4162758398206773677?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/4162758398206773677/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/07/voies.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/4162758398206773677'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/4162758398206773677'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/07/voies.html' title='Voies'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-6463544356242663057</id><published>2010-07-16T05:05:00.000-07:00</published><updated>2010-07-16T05:12:37.233-07:00</updated><title type='text'>Les hommes</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 0, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Ils étaient fils du ciel&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et du vent&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;de l’eau du feu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;des éléments&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;la terre était leur mère&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;la mer les nourrissait&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;d’espoir et d’aventures&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;le temps de patience&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et de savoir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;la nature de ses secrets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Ils travaillaient dur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;toute leur vie durant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;mais arrivaient au bout&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;en ayant su pourquoi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et s’ils étaient parfois&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;déçus et mécontents&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;du moins ils se quittaient&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;pleinement satisfaits.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Ils sont fils de l’argent&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et des papiers&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;du temps trop court&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;des longs discours&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;du stress&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et de la machine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;ne savent plus manger&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;boivent de la bibine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;du vent ils ne connaissent&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;que bise et courant d’air&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;de l’amour que le sexe.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Il faut leur pardonner&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;ils sont conditionnés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Ignorent le passé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;vivent mal le présent&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et n’ont point d’avenir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;ne savent plus compter&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;sauf leurs intérêts&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;vont conquérir la lune&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;sans prévoir le futur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;jouent avec le feu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;laissent la terre en friches&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;mettent l’eau en bouteilles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;pour “sources” de profits&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;ne peuvent plus pleurer&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;de ne pouvoir en rire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;ils font de la prison&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;sans rime ni raison&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;ne s’avent plus s’aimer&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;encor moins s’accepter;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Mais où sont les moissons ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et demain&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;de qui seront-ils les fils ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-6463544356242663057?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/6463544356242663057/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/07/les-hommes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/6463544356242663057'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/6463544356242663057'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/07/les-hommes.html' title='Les hommes'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-756947021076580699</id><published>2010-07-16T05:00:00.000-07:00</published><updated>2010-07-16T05:02:51.247-07:00</updated><title type='text'>S.O.S.</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 51, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Croissez, multipliez,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;petits verres au comptoir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;soucoupes entassées&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;sur le zinc froid et nu;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;vous êtes regardés,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;comptés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;par l’oeil noir de la loupe&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;des gens&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;bien intentionnés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Moi, vous aimant bien&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;depuis trois-quarts de vie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;je vous ai tous sifflés &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;mais le vent dans les voiles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;a poussé ma chaloupe&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;si fort sous les étoiles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;qu’elle en a chaviré&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;en noyant mon chagrin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;d’avoir trop attendu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;votre présence en vain.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;J’ai perdu connaissance&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;en rêvant à des verres&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;à moitié vides, à moitié pleins,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;à des seins espérés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;me laissant en souffrance&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;sur le bord du chemin.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Si vous passez par là&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;prenez-moi par la main.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-756947021076580699?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/756947021076580699/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/07/sos.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/756947021076580699'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/756947021076580699'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/07/sos.html' title='S.O.S.'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-8520286720768989779</id><published>2010-07-07T09:32:00.000-07:00</published><updated>2010-07-07T09:36:04.101-07:00</updated><title type='text'>Les bruits familiers</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Les perçoit-on encor tous ces bruits familiers&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;qui ont bercé les nuits d’une assidue présence&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et peuplé tous les jours de leurs sons réguliers&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;notre petite enfance et notre adolescence ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Dans ce monde en folie qu’adultes avons construit,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;où tout est si bruyant aussi bien qu’insensible,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;plus personne n’écoute et n’entend plus autrui;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;un silence parfait, néant irrépressible.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;S’il en existe encor, certains ont disparu,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;alors fermons les yeux, bouchons-nous les oreilles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et disons-nous qu’un seul suffit d’être entendu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;pour nous faire entrevoir les plus belles merveilles.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Oh ! les feuilles rouillées qui par un soir d’automne&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;chutent, froissent au sol par un floc trés léger&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;le tapis de leurs soeurs en un souffle épuisé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;d’avoir eu à tourner la valse monotone,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;chiffonnant l’air tiédi comme ailes d’éventails,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;laissant les arbres nus tels des épouvantails.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Lorsque le vent descend en hurlant en sourdine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et se souille de suie dans les conduits étroits,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;par une claire nuit où au-dessus des toits&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;la pleine lune luit, son haleine maline&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;caresse comme amant les braises assoupies,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;par des lutins dansant sur les tapisseries.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;En bois ciré ou peint, les pendules étroites&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;au balancier cuivré, au va-et-vient trés lent,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;fatiguées par les ans, baissant la tête aux champs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;ou se dressant en ville en conquérantes droites,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;égrènent les heures tout en carillonnant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et de jour et de nuit, toute la vie durant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Tout au long de l’année s’élèvent de la rue&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;les appels et les cris de modestes marchands&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;offrant leur éventaire attirant les chalands&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;par un brin de mystère en leurs mots et tenues;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;ferrailleurs, vitriers, vendeuses de sardines,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;rémouleurs, peaux d’lapin, ramoneurs, gourgandines.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Le long des avenues qu’ombragent des platanes,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;guidés par des jurons, circulent des charrois&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;martelant le pavé sans aucun désarroi;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;ahanant sous l’effort, chevaux aussi bien qu’ânes,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;vont tirant de lourds poids; les claquements des fouets&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;zèbrent l’air tout vibrant pour le faire chanter.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Durant les mois d’été, les causettes feutrées&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;sur le pas de la porte, en rond sur le trottoir,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;sont musiques douces que chante le terroir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;aux oreilles tendues, aux jeunes bouches bées&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;des enfants attentifs, pelotonnés à terre,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;buvant tous ces récits plusieurs fois séculaires.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Dans le port échancré en beau croissant de lune,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;abritant des bateaux venus du monde entier&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;qui hissent les couleurs et baissent le hunier,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;les pavillons flottent, claquant au mât de hune.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;La sirène avertit, rugissant par trois fois,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;lorsqu’un départ a lieu dans la purée de pois.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Le vif grésillement de la corne brûlée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;par le fer rougeoyant appliqué au sabot&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;d’où sort l’âcre fumée se formant en halo&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;autour de la braise et de la bête entravée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;L’enclume martelée carillonne en cadence;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;gerbes d’étincelles, étoiles d’espérance.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Et pourtant le berger là-haut sur les alpages,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;assoupi et rêvant prés de son feu de bois,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;sait où va son troupeau, même s’il ne le voit,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;les sonnailles tintant où les bêtes pacagent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Un sifflement aigu trouble seul son repos,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;de marmotte alarmée jouant avec l’écho.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Sur les toits vermoulus, girou-ettes perchées&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;durant le long hiver, pivotent au doux vent&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;du printemps revenu; frêles pantins grinçants&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;par leurs boulons rouillés et jointures grippées;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;ces baromètres mûs par des fils invisibles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;font connaître aux hommes leurs travaux prévisibles.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-8520286720768989779?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/8520286720768989779/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/07/les-bruits-familiers.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/8520286720768989779'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/8520286720768989779'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/07/les-bruits-familiers.html' title='Les bruits familiers'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-7550954165600095192</id><published>2010-06-29T06:57:00.000-07:00</published><updated>2010-06-29T07:00:19.092-07:00</updated><title type='text'>Accablement</title><content type='html'>&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(51, 0, 0);font-size:130%;" &gt;Ta large capeline estompe tes yeux rieurs&lt;br /&gt;et tes narines nacrées, frémissantes,&lt;br /&gt;mais tes lèvres vermeilles m’envoient&lt;br /&gt;un baiser parfumé en forme de coeur&lt;br /&gt;car ta main tiède et souple&lt;br /&gt;se délie de la mienne,&lt;br /&gt;abandonnant l’étreinte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis intimidé comme un adolescent.&lt;br /&gt;Mon regard quémendeur&lt;br /&gt;ne peut croiser le tien&lt;br /&gt;qui se noie dans l’ombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que fais-je là ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tes pas se font plus distants,&lt;br /&gt;tes talons claquent comme des coups de fouet&lt;br /&gt;sur mon coeur soudainement blessé.&lt;br /&gt;Je suis ta silhouette&lt;br /&gt;en trébuchant&lt;br /&gt;sur ton ombre allongée,&lt;br /&gt;puis sens mon corps trés las,&lt;br /&gt;trés lourd,&lt;br /&gt;qui se plie&lt;br /&gt;et s’affaisse&lt;br /&gt;lentement.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-7550954165600095192?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/7550954165600095192/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/06/accablement.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/7550954165600095192'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/7550954165600095192'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/06/accablement.html' title='Accablement'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-3711681349730634881</id><published>2010-06-27T09:12:00.000-07:00</published><updated>2010-06-27T09:13:41.812-07:00</updated><title type='text'>Chants du soir</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;C’est la saison d’été, des travaux dans les champs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;où la cigale chante et le grillon stridule,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;quand la chanson d’amour transportée par le vent&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;fait naître fols espoirs dans les coeurs incrédules.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Sur la plaine assoupie le soir enfin venu,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;s’élèvent de doux chants aux rythmes monontones;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;humbles cantilènes, cantabiles émus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;d’amoureux éconduits réclamant des aumônes,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;à celles qui le jour les prennent dans leurs rêts&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;de leurs rires mutins, de leur rouerie moqueuse,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;sans pour autant offrir un seul de leurs baisers&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;à ces galants transis dans leur quête amoureuse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-3711681349730634881?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/3711681349730634881/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/06/chants-du-soir.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/3711681349730634881'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/3711681349730634881'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/06/chants-du-soir.html' title='Chants du soir'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-8965679310946298106</id><published>2010-06-20T07:02:00.000-07:00</published><updated>2010-06-20T07:05:49.391-07:00</updated><title type='text'>Message d'anniversaire</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Né le jour du printemps parmi les hirondelles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;le vingt et un mars en mil neuf cent vingt-six,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;j’ai appris à voler, seul, de mes propres ailes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;pour arriver à vous depuis ce temps jadis.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Déposé par le ciel dans la bercelonnette&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;d’un modeste foyer soudainement heureux,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;ce jour fut éclairé d’une beauté discrète&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;filtrant d’un doux soleil poussant de jeunes feux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;L’hiver mourant s’en va, emportant sous l’aisselle&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;son lourd fardeau de pluie, de froidure et de vent,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;laissant une livrée dont tout l’or étincelle&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;en me vêtant, enfant, jusqu’à la fin des temps.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;L’été est bientôt là, tout gonflé des promesses&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;de ses fleurs, de ses fruits, de ses coteaux vineux,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;de ses parfums de rose et multiples ivresses&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;qui font d’un homme jeune un être tout joyeux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Les combats, les ennuis et les lourds sacrifices&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;qui pour chacun de nous font un bien triste lot,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;ont été dispersés sans aucun artifice&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;par mes rimes cousues de guirlandes de mots.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Toutes les aurores  font mille fleurs éclore&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et ma muse apparaît des joyaux dans les yeux,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;jusqu’aux soirs apaisés le poète élabore&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et à la nuit venue allume tous ses feux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Il faut être trouvère et garder à l’automne&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;les plaisirs de l’amour, les fruits dans les vergers,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;les désirs aussi vifs, les teintes que se donne &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;la nature assoupie , aprés les jours d’été.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Puisse le temps d’hiver revenir sans trompette,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;ramenant avec lui de purs et blancs flocons.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Soyons sages, discrets, en vrais amis honnêtes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;aimons-nous sans compter, pour recevoir, donnons.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Être bien dans sa peau sans faire de courbettes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Alea jacta est,  passons le Rubicon.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-8965679310946298106?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/8965679310946298106/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/06/message-danniversaire.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/8965679310946298106'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/8965679310946298106'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/06/message-danniversaire.html' title='Message d&apos;anniversaire'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-6780436632864014676</id><published>2010-06-15T06:44:00.000-07:00</published><updated>2010-06-15T06:47:41.965-07:00</updated><title type='text'>Assistants/Assistés</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 0, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Il n’y a plus de flammes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;dans le regard des autres&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;il n’y a plus d’allant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;dans les pas des copains.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Pour une main tendue&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;dix qui se referment&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;pour un cri arraché&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;vingt sont retenus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;quand une porte s’ouvre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;combien restent fermées !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Si on embauche un homme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;cent sont licenciés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;si un foyer accueille&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;vingt sont à ouvrir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Plus on veut sauver&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; le commerce de proximité&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;plus les grandes surfaces&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;inondent le marché&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;plus il y a de vitrines&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;moins sont les acheteurs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;plus s’ouvrent de restos&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;plus le sandwich se mange&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;plus longues sont les études&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;plus l’avenir se bouche&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;plus le bénévolat s’accroît&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;plus l’officiel s’efface&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;quand l’assistanse augmente&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;plus la liberté diminue.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Qui sont les plus gueulards&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;les jeunes qui font peur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;qui n’ont pas de passé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; mais ne voient rien devant ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Qui sont les plus râleurs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;les vieux qui nous irritent&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;qui ont un long vécu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;mais n’ont plus d’avenir ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Ils roulent tous un peu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;les uns par leur jeunesse&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;les autres sur leur lancée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;moteur coupé et au point mort.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Petits boulots indéterminés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;sales travaux déterminés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;emplois de proximité&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;chaîne de solidarité&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;chaîne de ceci ou bien de cela&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;chaînes sans maillons.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;L’eau coule sous les ponts&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;emportant les plus faibles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et des trottoirs perdus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;pour ceux qui n’y croient plus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et des cartons pisseux&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;pour s’abriter un peu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et des bancs vermoulus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;pour le dernier sommeil.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Plus d’assistés que d’assistants.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Quand surviendra l’explosion&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;IL SERA TROP TARD !!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-6780436632864014676?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/6780436632864014676/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/06/assistantsassistes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/6780436632864014676'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/6780436632864014676'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/06/assistantsassistes.html' title='Assistants/Assistés'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-3851133484970278974</id><published>2010-06-13T01:51:00.000-07:00</published><updated>2010-06-13T01:54:52.016-07:00</updated><title type='text'>Anniversaire</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Mon fils a quarante ans, un âge raisonnable&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;où il espère encor profiter d’un bon vent&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;pour guider sa barque de façon convenable&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;en compagnie des siens pour un bon bout de temps.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Au mitan de sa vie par son regard affable,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;il juge son passé et conduit le présent&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;afin que le futur ne soit pas redoutable&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;pour lui-même et les siens, surtout ses deux enfants.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Il porte sans broncher les tares détestables&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;léguées à sa naissance en direct d’ascendants,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;multipliées par quatre en un faisceau coupable&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;mais contenant aussi des mérites patents.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Il écarte les sots, écoute en responsable&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;les sages et anciens, leurs lois et fondements;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;il sait qu’il leur en est plus ou moins redevable&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;quand devant les soucis il fait front crânement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Il soigne ses amis, leur offrant bonne table,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;apprécie le bon vin, goûte le temps présent&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;sachant pertinemment que la chose agréable&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;ne peut durer longtemps en ce monde impudent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Ce fils là, devant moi, cet homme indéchiffrable&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;que je revois pourtant encor en ce moment&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;en mignon chérubin, petit ange adorable,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;a grandi bien trop vite, à mon corps défendant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-3851133484970278974?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/3851133484970278974/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/06/anniversaire.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/3851133484970278974'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/3851133484970278974'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/06/anniversaire.html' title='Anniversaire'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-5404446231316866470</id><published>2010-06-08T07:39:00.000-07:00</published><updated>2010-06-08T07:42:29.342-07:00</updated><title type='text'>Mauvaise conscience</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Par une nuit sans lune&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;de froidure et de vent&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;à l’entour de Noêl&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;j’eus honte de savoir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;où me portaient mes pas&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;dans la maison bien close&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;au lit douillet profond&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;où tu dormais déjà&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;pure  sereine  et nue.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Tous me tendaient leurs mains&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;avec des yeux trop grands&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et des ventres trop creux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Tous gémissaient faiblement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;comme bise sous la tuile&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;en martelant leurs ombres frêles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;de leurs pieds nus rougis&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;tout glacés par la neige&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;autour d’un brasero mourant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;J’eus honte de passer&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;tout raide d’égoïsme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;cuirassé de morale&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;les lèvres pincées&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;devant les souffreteux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;J’eus honte de me vautrer&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;dans la tièdeur des draps&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;dans l’odeur de ta chair&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et du contact des cuisses.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;J’eus honte de m’assoupir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;aprés t’avoir baisée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;dans les plis de ton cou&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;aprés avoir posé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;ma main sur ta hanche.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;J’eus honte ....&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et puis c’est tout.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;On oublie si vite !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-5404446231316866470?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/5404446231316866470/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/06/mauvaise-conscience.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/5404446231316866470'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/5404446231316866470'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/06/mauvaise-conscience.html' title='Mauvaise conscience'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-2119692818857578541</id><published>2010-06-05T23:26:00.000-07:00</published><updated>2010-06-05T23:33:34.122-07:00</updated><title type='text'>Les tableaux de Vincent</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 0, 0);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;J’ai vu la cime des arbres fouettée par le vent&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;se courber en des attitudes plaintives&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;comme la silhouette des deux paysannes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;ramassant la tourbe en un triste paysage,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;lourdes pelotes noires accrochées à la terre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;J’ai vu les objets quotidiens, décor mélancolique;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;les pichets de terre brune et les cruches d’étain,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;les bouteilles de verre et les bols de faïence.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;J’ai vu deux chaises vides posées de travers,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;l’une de paille jaune, l’autre rouge et verte&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;semblant inviter par un geste invisible&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Gauguin à s’asseoir pour un dialogue impossible.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;J’ai vu des visages fanés, les rides de la fatigue,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;les regards éteints, résignés, sans aucune lueur,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;sans espoir, se poser sur les pommes de terre fumantes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;J’ai vu bourgeonner dans son beau vase bleu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;l’élégant rejet d’amandier puis les vergers en fleurs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;de la fête japonaise, s’exaltant à la recherche&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;de l’éternel dans l’éphémère, ou l’inverse,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;impressionisme de la peinture, de la lumière et de l’espace.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;J’ai vu la maison jaune toute revêtue de l’or du Sud,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;prête à accueillir l’irréalisable phalanstère espéré&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;où les tournesols jouent le contraste des complémentaires&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;peints à " l’aurore aux doigts de rose, fille du matin."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;J’ai vu le halo des bougies plantées sur le chapeau de paille&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;dansant en éclairant la toile où viennent se poser les étoiles.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;J’ai vu la nuit scintillante exorcisant le vieux mur d’enceinte&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;du refuge de Saint-Paul où cyprés et clocher se dressent,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;paratonnerres énergiques contre les forces cosmiques&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;des astres de la nuit et où l’on découvre, émerveillés,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;la mer calme des oliviers et les douces ondulations&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;d’un lointain mais nouvel horizon.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;J’ai vu dans les blés, les bouquets et les fleurs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;des jaunes chaleureux et des jaunes sauvages;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;dans les roses, les iris, les vignes et les prés,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;des violets ruisselants et des verts attendris;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;dans les gerbes couchées et dans les cieux vibrants,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;des jaunes soufrés, des turquoises et saphirs scintillants;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;J’ai vu enfin le vol lourd des corbeaux&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;s’inscrire en bousculade sur le feu d’un champ de blé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;écrasé par l’encre d’un grand ciel orageux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Toute la tristesse et la solitude extrème réunies.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-2119692818857578541?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/2119692818857578541/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/06/les-tableaux-de-vincent.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/2119692818857578541'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/2119692818857578541'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/06/les-tableaux-de-vincent.html' title='Les tableaux de Vincent'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-8189773074142708021</id><published>2010-06-04T08:34:00.000-07:00</published><updated>2010-06-04T08:38:08.799-07:00</updated><title type='text'>Cadeau hésitant</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 102, 0);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Si j’avais une rose, ce matin, à t’offrir....&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Si j’avais ce matin à t’offrir une rose....&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Si j’avais une rose à t’offrir ce matin....&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Si ce matin j’avais une rose à t’offrir....&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Ce matin, si j’avais à t’offrir une rose....&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;etc...etc...etc...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, c’est fait; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ce matin je t’ai offert un bouquet de roses.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-8189773074142708021?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/8189773074142708021/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/06/cadeau-hesitant.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/8189773074142708021'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/8189773074142708021'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/06/cadeau-hesitant.html' title='Cadeau hésitant'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-6002563481591515527</id><published>2010-06-02T06:58:00.000-07:00</published><updated>2010-06-02T07:00:38.322-07:00</updated><title type='text'>Aube</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Ta chevelure est la couche&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;d’où la brume se lève&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Tes yeux sont les miroirs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;où l’aurore se coiffe&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Tes narines sont les réceptacles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;d’où les parfums s’exhalent&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Ta bouche est une coupe&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;où la rosée se pose&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Ta peau est le satin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;où le rayon s’enflamme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Ton ventre est le berceau&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;où va naître le jour&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Ta poitrine est le sein&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;où s’allaite l’espoir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Tes cuisses sont les nymphes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;de la terre en éveil&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Tes jambes sont les trompettes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;de l’amour renaissant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Tes pieds sont les cymbales&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;de l’hymen annoncé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;AUBE TU ES LA VIE&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-6002563481591515527?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/6002563481591515527/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/06/aube.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/6002563481591515527'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/6002563481591515527'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/06/aube.html' title='Aube'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-7099539769076932294</id><published>2010-06-01T03:20:00.000-07:00</published><updated>2010-06-01T03:25:22.593-07:00</updated><title type='text'>Memento, homo,quia pulvis es et in pulverem reverteris</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 0, 0);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Pour un amour perdu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;dix de  retrouvés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;mais chacun est exclu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;d’arriver le premier&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Pour un brin de doigté&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;combien de maladresses&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;font qu’un lot de pitié&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;engendre la détresse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Pour des larmes séchées&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;un jour par une joie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;combien de cils mouillés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;alourdis tant de fois.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Pour gagner le  repos&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;à la fin de sa vie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;que d’années sur le dos&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;d’un labeur sans sursis.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Pour un fauteuil vacant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;combien de coups de coude&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;sont donnés méchamment&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;par ceux qui s’y accoudent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Pour ne pas refuser&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;ce que les uns envient&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;il ne faut murmurer &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;ce que les autres crient.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Pour crier au voleur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;il faut voler soi-même&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et entrer dans le choeur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;dans le coeur du système.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Mais ne  nous attristons pas&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;laissons là nos querelles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et prenons nos repas &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;à la même gamelle&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;car enfin arrivera&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;pour chacun d’entre  nous&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;le moment du trépas&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;où nous irons au trou.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-7099539769076932294?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/7099539769076932294/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/06/memento-homoquia-pulvis-es-et-in.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/7099539769076932294'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/7099539769076932294'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/06/memento-homoquia-pulvis-es-et-in.html' title='Memento, homo,quia pulvis es et in pulverem reverteris'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-761618885866196905</id><published>2010-05-31T08:13:00.000-07:00</published><updated>2010-05-31T08:17:39.275-07:00</updated><title type='text'>Une halte à Grenade</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Nous sommes à Grenade mais sais-tu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;que sous son doux et profond ciel pervenche&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;les maures, depuis si longtemps vaincus,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;prennent encore une belle revanche ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Le Darro roule des paillettes d’or&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et le Genil des pierres argentées;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;fruits, fleurs et grains sont le réel trésor&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;qu’ils apportent en leurs eaux enlacées.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Sur l’éperon rocheux dominant le Darro&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;les rouges tours carrées jalonnent les murailles,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;bornent des cellules renfermant des joyaux&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;tels beaux fruits d’ori-ent vous offrant leur grenaille;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Tous les sens en éveil et le pas mesuré,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;nous parcourons les cours et les nombreuses salles,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;croisant au passage quelques rires légers,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;des effluves de nard, odeurs ori-entales.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Azulejos vernis, pendantifs ciselés,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;arcs outrepassés, arabesques trés fluides,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;par l’ombre et la lumière jouent à se cacher&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;dans des senteurs d’ifs chauds et de marbres humides.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Du balcon d’Aïcha nous sommes arrivés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;dans la cour des li-ons dont l’ombre indique l’heure,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;par des couloirs dallés aux plafonds ouvragés &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;de beaux marbres turquin que notre main effleure.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Les hauts palmiers de l’Alhambra balancent,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;au-dessus des murs de l’Alcazaba,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;leurs grosses têtes, toutes en cadence&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;afin de saluer la vieille tour Vela.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;A l’ombre parfumée des jasmins,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;viens te reposer un peu, ma fille,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;prés de ces touffes de romarin,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;de lavande  puis de potentille.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Assieds-toi sur cette pierre plate&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;bien rafraîchie par le vent du soir,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;dénoue ta chevelure sans hâte&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;puis interroge le fin miroir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Tes mèches folles, épis ambrés,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;ondoient à la brise légère&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;tandis que leurs blonds reflets dorés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;sont comme mille lames berbères&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;moissonnant des roses en bouquets&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;pour nourrir des rêves éphémères.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;L’eau murmure, chuchote et puis pleure&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;dessous les grands lauriers blancs fleuris;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;écoute, observe, il est bientôt l’heure&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;où la nature vibre et frémit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Les citernes se dressent encor&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;dans Albaïcin aux rues pentues&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et cachent les somptueux décors&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;des patios des Carmen entrevues.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Entends-tu, là-bas, vers la plaza Larga&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;le rythme poignant du Cante Jondo,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;voulant faire écho à la plaza Nueva&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et à ses airs bruyants de flamenco ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Les frais jaillissements des fontaines&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et le double arc-en-ciel des jets-d’eau&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;sont comme une poésie sereine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;en ce calme et somptueux tableau;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;L’eau du bassin se ride, tu as froissé ton miroir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;en y jetant cette rose happée par la fée du soir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Mais sois heureuse car tu as vu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;les neiges mauves de Nevada&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;se marier une fois de plus &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;au rouge brique de l’Alhambra.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Il nous faut repartir, recoiffe-toi, ma mie;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;ton corps grisé par toutes ces sensations&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;frissonne de bonheur à l’appel de la vie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Loin, les lueurs clignotantes des lampions&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;piquètent le Sacromonte, puis irradie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;ton regard enivré de mille visions.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-761618885866196905?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/761618885866196905/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/05/une-halte-grenade.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/761618885866196905'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/761618885866196905'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/05/une-halte-grenade.html' title='Une halte à Grenade'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-503215785424532418</id><published>2010-05-28T01:56:00.000-07:00</published><updated>2010-05-28T02:12:31.572-07:00</updated><title type='text'>Révolution et anarchie</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;L'ignorance a créé&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; les dieux&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et le système autoritaire,&lt;br /&gt;forçant les hommes à se taire&lt;br /&gt;sous des jougs les asservant mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leurs droits existent bel et bien&lt;br /&gt;et si la lutte pour la vie&lt;br /&gt;n'est que sevrage et frustrerie,&lt;br /&gt;ils briseront un jour leurs liens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils seront alors affranchis,&lt;br /&gt;s'enrichiront de connaissances&lt;br /&gt;bien dispensées par des Sciences&lt;br /&gt;aux horizons trés élargis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Travail aux fruits savoureux,&lt;br /&gt;la Culture aux fleurs parfumées&lt;br /&gt;seront moissons inespérées&lt;br /&gt;pour soulager les maux des gueux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il faut être vigilant&lt;br /&gt;car ces innombrables richesses&lt;br /&gt;peuvent engendrer des détresses&lt;br /&gt;si réparties injustement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont de moins en moins nombreux,&lt;br /&gt;ont de plus en plus d'opulence,&lt;br /&gt;vivent fort bien dans l'abondance,&lt;br /&gt;confisquant tout aux malchanceux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'honnêteté n'est pas leur fort,&lt;br /&gt;cynisme et pure hypocrisie,&lt;br /&gt;cupidité  et frénésie&lt;br /&gt;à dépouiller même les morts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais si les loups sont au Pouvoir,&lt;br /&gt;coquins faisant vite fortune,&lt;br /&gt;les petits,nourris d'amertume,&lt;br /&gt;pourraient bien un jour recevoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-503215785424532418?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/503215785424532418/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/05/revolution-et-anarchie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/503215785424532418'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/503215785424532418'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/05/revolution-et-anarchie.html' title='Révolution et anarchie'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-1697552840117486113</id><published>2010-05-20T06:57:00.000-07:00</published><updated>2010-05-20T07:17:13.039-07:00</updated><title type='text'>Petite musique</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Petite musique, petite musique&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: center; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;de l'air du temps&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;accroche tes croches&lt;br /&gt;au fil des jours,&lt;br /&gt;refais tes gammes&lt;br /&gt;va chantant&lt;br /&gt;l'amour,l'amour,l'amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tourterelles,colombes amies&lt;br /&gt;vos coeurs s'ouvrent à l'aube&lt;br /&gt;des noces de la vie,&lt;br /&gt;la braise de vos yeux&lt;br /&gt;fond le givre fin&lt;br /&gt;et recouvre de miel&lt;br /&gt;les tourtereaux transis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'eau pure coule&lt;br /&gt;comme volée de cloches,&lt;br /&gt;comme fleurs d'oranger&lt;br /&gt;sous la brise levée.&lt;br /&gt;L'amour,cette fleur d'or&lt;br /&gt;a troublé vos sommeils&lt;br /&gt;mais cousu des dentelles&lt;br /&gt;à vos robes de noces.&lt;br /&gt;Coeurs &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;meurtris,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;déchirés,&lt;br /&gt;aux épines des roses&lt;br /&gt;les soirs de pleine lune&lt;br /&gt;aux bords des lacs gelés.&lt;br /&gt;Chairs blessées et saignées&lt;br /&gt;par le froid du dédain,&lt;br /&gt;le silence,&lt;br /&gt;la solitude,&lt;br /&gt;le sel de la rupture.&lt;br /&gt;Noces de vie et de sang&lt;br /&gt;où coulent dans les veines&lt;br /&gt;amour,rage et volupté.&lt;br /&gt;Fleurs déchiquetées&lt;br /&gt;jetées aux quatre vents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout brûle,tout étincelle,&lt;br /&gt;cris de joie ou d'angoisse,&lt;br /&gt;de désir ou de haine,&lt;br /&gt;ah! démon!!&lt;br /&gt;Tout s'arrête,tout s'éteint&lt;br /&gt;tout s'apaise.&lt;br /&gt;Lambeaux des sentiments&lt;br /&gt;accrochés,épinglés&lt;br /&gt;aux portées invisibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petite musique,petite musique&lt;br /&gt;de l'air du temps,&lt;br /&gt;refais tes gammes&lt;br /&gt;au fil des jours,&lt;br /&gt;va chantant,&lt;br /&gt;l'amour,l'amour, l'amour.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-1697552840117486113?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/1697552840117486113/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/05/petite-musique.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/1697552840117486113'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/1697552840117486113'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/05/petite-musique.html' title='Petite musique'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-1439134228982101371</id><published>2010-05-15T23:46:00.000-07:00</published><updated>2010-05-16T01:17:15.419-07:00</updated><title type='text'>Anaïs</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 51, 153);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    A quoi bon,pensa-t-il,et il se remit en marche de son pas souple et ample,malgré sa taille moyenne.Quelques flocons épars tombaient mollement ça et là et fondaient immédiatement au contact du sol boueux où ses semelles usées faisaient entendre un bruit de succion presque inconvenant qui le mettait mal à l’aise.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 51, 153);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    Il venait de quitter Anaïs brusquement aprés une violente dispute où les noms d’oiseaux avaient volé bien bas.Il ne regrettait rien et éprouvait même secrétement un soulagement.Il voulait déjà,depuis quelques jours,lui dire ses quatre vérités si une occasion se présentait,et en profiter pour rompre définitivement le lien de plus en plus ténu qui l’unissait à elle depuis bientôt un an.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 51, 153);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    Anaïs,petite rousse aux yeux vert d’eau et à la langue alerte se mouvant entre deux lèvres au sourire angélique,l’avait bel et bien emberlificoté en deux temps trois mouvements lorsqu’il était entré dans le magasin de chaussures où elle était &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;commise.&lt;/span&gt; Ayant l’intention d’acheter une paire de souliers bas genre mocassins,de couleur fauve ou brun foncé,dont le prix n’irait pas au delà de cinq cents francs,il en était ressorti avec une paire de chaussures en cuir tressé de teinte noire et au crissement caractéristique du  neuf, accompagnée d’accessoires superflus comme chaussettes en fil,tube de crème spéciale et brosse à reluire en soies de porc,pour la somme rondelette de mille cinq cents francs,insoutenable et suicidaire pour son modeste &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;morlingue&lt;/span&gt; .Il n’avait vraiment touché la réalité du doigt qu’en entrant dans son minuscule garni de célibataire que lui louait Madame Germaine Darricault,propriétaire de l’immeuble et pimpante quinquagénaire qui lui témoignait sa sympathie par des prévenances et attentions sucrées à lui seul réservées.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    Dès le lendemain il retourna au magasin sous prétexte que les souliers le blessaient légèrement et essaya une demi-pointure supérieure,tout en se rinçant l’oeil,comme la veille, en le laissant plonger dans le décolleté béant où se bousculaient en toute liberté deux splendides seins d’allure coquine,puis en le faisant errer plus bas,entre les genoux ronds délicieusement écartés,filer le long des cuisses lisses et blanches pour,enfin,le laisser effleurer délicatement le temple de Vénus en un cillement humide.Trois jours plus tard,il pouvait à loisir caresser,cajoler, bécoter ces charmants appas entr’aperçus,dans la minuscule chambrette que louait Anaïs,au cinquième étage sans ascenseur d’un immeuble situé à dix minutes à pied de son propre garni.La jeune fille était d’un gros appétit amoureux et ne se sentait satisfaite et comblée qu’aprés au moins sa troisième jouissance.A ce régime,pour faire face à la demande,il dut passer la surmultipliée qui,trés rapidement,ne soutint pas le tempo élevé et lui fit plier les genoux et demander grâce.Il &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;coulait&lt;/span&gt; à vue d’oeil et son propre désir,pourtant ardent au début,se transforma en pénible et astreignante corvée,aprés quelques semaines de cet exercice physique éprouvant.Il comprit qu’il n’était pas apte à satisfaire les besoins de sa partenaire et essaya en vain d’espacer les rendez-vous,sous divers prétextes,mais Anaïs venait le relancer chez lui et il dut,à plusieurs reprises,essuyer quelques remarques désobligeantes de sa propriétaire,plus ou moins vexée et jalouse.En toute ingénuité,la jeune amoureuse lui avoua qu’elle n’avait pas connu avant lui une aussi agréable frénésie physique et qu’elle comptait bien rattraper le temps perdu.Il n’avait que quelques  jours de répit tous les mois mais c’était insuffisant pour recharger les accus,d’autant plus que,prétextant n’être qu’une égoïste ne lui rendant pas le dixième du plaisir qu’il lui procurait,elle s’ingéniait ces jours là à lui faire des tas de cajoleries mignardes suivies de voluptueuses caresses sensuelles.Il ne savait plus à quel saint se vouer et ce corps charmant si attirant qu’il avait tant désiré au début,lui donnait maintenant la nausée.Il sentait croître en lui un rejet,une répugnance se transformant en une véritable aversion vis-à-vis de sa compagne.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    Il avançait toujours et pataugeait dans la gadoue,tout absorbé dans ses pensées chagrines et vindicatives.Il n’avait pas de but et allait au hasard.Il sentit brusquement le froid lui mordre les mollets et monter jusqu’à ses genoux.Ses pieds étaient déjà glacés et trempés par la neige fondue.Il entendit à nouveau le bruit de succion encore plus incommodant que ses oreilles ne purent supporter davantage.Il ôta ses souliers sans même les délasser,en un geste rageur,et les &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;pigea&lt;/span&gt; sur la fourche d’un arbre.Cela le soulagea un peu car il eut l’impression par ce mouvement effectué,de se débarrasser d’une partie d’Anaîs.Les fines semelles avaient rendu l’âme en douze mois,tout comme sa fiévreuse appétence vers elle s’était transformée peu à peu en un désir délitescent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    Il errait depuis un bon bout de temps le long des rues lorsqu’il s’arrêta soudain,indécis.Il ne s’était pas rendu compte que ses pas l’avaient conduit devant le magasin de chaussures,lieu de départ de son infortune.Bien entendu Anaïs ne s’y trouvait point puisqu’étant de repos et qu’il l’avait quittée deux heures auparavant.Par contre il aperçut Madame Darricault,habillée d’un tailleur trés strict de couleur bordeaux,qui essayait une paire du chaussures de même teinte,aux talons bottier.Machinalement,il entra dans la boutique et s’assit sur la banquette d’essayage en ne cherchant pas à cacher ses pieds recouverts de chaussettes boueuses,t&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;raouquées &lt;/span&gt;et dégoulinantes.Sa propriétaire le reconnut et devina tout de suite l’errance de sa pensée et le désarroi de son corps.Elle régla son achat et,pendant qu’on le lui empaquetait,elle s’approcha,lui prit les mains glacées dans les siennes,lui plongea son regard plein de tendresse dans les yeux et lui sourit affectueusement.Un certain bien-être coula en lui et il sentit une douce tiédeur envahir ses membres et son coeur.Il voulut expliquer mais elle lui apposa une main gantée sur les lèvres puis lui retira l’une aprés l’autre ses chaussettes,véritables &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;gueilles&lt;/span&gt; terreuses.Elle demanda à la commerçante d’en apporter des neuves et lui en fit enfiler une paire qui lui semblèrent bien douillettes;ensuite,aprés un signe de connivence,elle fit présenter des souliers bas,de sport,dans lesquels il se sentit aussitôt à l’aise.Elle régla le tout,prit son paquet et lui tendit la main tout en le faisant sortir devant elle.Ils rentrèrent ainsi chez eux côte-à-côte,sans mot dire,elle trés droite et le regard devant,lui tête penchée et le regard au sol.Elle l’invita à entrer dans le coin salon où trônait,sur un piédestal d’albâtre,une grande poterie vernissée garnie d’un énorme bouquet de fleurs séchées.Elle lui indiqua de la main un fauteuil club en peau de vachette,prés du radiateur,puis s’esquiva.Lorsqu’elle reparut,elle avait troqué ses souliers contre une paire de mules en cuir rouge,à hauts talons compensés et sa veste bordeaux contre une veste d’appartement en brocart noir,orné de fins ramages et aux manches bouffantes.Elle portait un petit plateau laqué noir sur lequel une grande tasse en porcelaine de Chine,au décor rouge,était pleine aux trois-quarts d’un vin chaud parfumé à la cannelle.Il se laissait faire,éprouvant un bien-être grandissant.Sa rage désordonnée était tombée ,son pouls assagi et sa tête éclaircie;il était bien,son corps se détendait,ses muscles se dénouaient et il ne pensait à rien.Une fois encore,il tenta d’expliquer mais elle l’arrêta de nouveau de la main et lui dit qu’elle l’écouterait plus tard lorsqu’il serait tout à fait calme et reposé.Elle l’accompagna jusqu’à sa porte,lui dit quelques mots apaisants puis,spontanément,le baisa au front d’un doux et long baiser maternel.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    Il prit une douche trés chaude,laissa couler l’eau longuement,puis se tamponna tout le corps avec une serviette éponge,se frictionna le cuir chevelu,lança le sèche-cheveux trente secondes et termina en s’aspergeant d’eau de toilette à la lavande.Il se sentit renaître,tout neuf,tout vierge;il se coula tiède et nu,entre les draps et,comme au temps où il était en pension au lycée,ferma les yeux sur l’image de BB déshabillée;ses quinze ans lui remontèrent à la gorge en un fougueux hoquet,son sang s’échauffa,les formes incomparables de la star si souvent étudiées s’imposèrent,si présentes qu’il étendit instinctive-ment la main.Aussitôt tout bascula:il se trouva agrippé par des doigts impatients,une bouche avide se colla à la sienne,une cuisse frémissante se coula entre ses cuisses,deux seins lourds mais fermes s’écrasèrent sur sa poitrine et une douce toison caressa son sexe.A son tour il s’amarra au corps nu étendu à côté du sien,le chevaucha en une folle cavalcade,en une étreinte passionnée,comme en un rêve,un rêve ancien enfin réalisé;son imaginaire l’entraînait loin,bien loin en arrière et il n’entendait pas la voix vibrante d’Anaîs,spalmodiant entre deux petits cris jouissifs:mon chéri,mon chéri,tu es revenu!!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-weight: bold;"&gt;Glossaire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Commise &lt;/span&gt;= Vendeuse&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Morlingue&lt;/span&gt; = Porte-monnaie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Couler&lt;/span&gt; = Maigrir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Piger &lt;/span&gt;= Percher,jucher (par lancement)  un objet sur un arbre,un toit,etc...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Traouquées&lt;/span&gt; ou&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; trahouquées&lt;/span&gt; = Trouées&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Gueille &lt;/span&gt;= Chiffon,guenille&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-1439134228982101371?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/1439134228982101371/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/05/anais.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/1439134228982101371'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/1439134228982101371'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/05/anais.html' title='Anaïs'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-1638797788637116737</id><published>2010-05-15T08:59:00.000-07:00</published><updated>2010-05-15T09:06:23.073-07:00</updated><title type='text'>Le petit chat</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(0, 102, 0);"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Je suis un petit chat qui aime le lait frais,&lt;br /&gt;je joue avec ma queue,je jongle avec la balle,&lt;br /&gt;orne mes moustaches de toiles d'araignées&lt;br /&gt;en passant sous l'armoire ou derrière une malle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fais de l'escalade en grimpant aux rideaux,&lt;br /&gt;mes griffes acérées blessent les pieds de table,&lt;br /&gt;je poursuis les lézards,bondis sur les oiseaux,&lt;br /&gt;la mouche,la fourmi,la guêpe redoutable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je suis fatigué d'avoir autant joué&lt;br /&gt;je vais dans mon panier,le nez entre les pattes,&lt;br /&gt;rêver au souriceau surpris dans le grenier,&lt;br /&gt;d'avance en déguster la chair fort délicate.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-1638797788637116737?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/1638797788637116737/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/05/le-petit-chat.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/1638797788637116737'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/1638797788637116737'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/05/le-petit-chat.html' title='Le petit chat'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-7049410715128888011</id><published>2010-05-09T03:08:00.000-07:00</published><updated>2010-05-09T03:20:18.585-07:00</updated><title type='text'>Vieux randonneur poète</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Je connais un barbon&lt;br /&gt;au faîte de sa gloire&lt;br /&gt;qui allant au charbon&lt;br /&gt;n'a pensé qu'à y &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;croire&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;y croire&lt;/span&gt; en adhérant&lt;br /&gt;de son coeur,de son âme,&lt;br /&gt;et chercher,cheminant&lt;br /&gt;une fin à &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;son drame&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;drame&lt;/span&gt; personnel&lt;br /&gt;dont l'issue le rebute,&lt;br /&gt;se sachant bien mortel&lt;br /&gt;dans le cas de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;culbute&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;culbute&lt;/span&gt; ou le plongeon&lt;br /&gt;n'est pas un art de vivre;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;poète ou vieux barbon,&lt;br /&gt;faut marcher seul et libre,&lt;br /&gt;randonneur et félibre,&lt;br /&gt;en queue du peloton&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-7049410715128888011?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/7049410715128888011/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/05/vieux-randonneur-poete.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/7049410715128888011'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/7049410715128888011'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/05/vieux-randonneur-poete.html' title='Vieux randonneur poète'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-2488095953378979059</id><published>2010-05-09T01:54:00.000-07:00</published><updated>2010-05-09T02:28:41.241-07:00</updated><title type='text'>Ambiance d'août</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;Plantes sauvages cueillies sur les chemins de l'errance&lt;br /&gt;en un bouquet d'amour où mon coeur s'offre à toi.&lt;br /&gt;Tout invite à la joie,le ciel inspire au repos,&lt;br /&gt;la terre s'enivre de ses propres senteurs&lt;br /&gt;d'herbe sèche,de fruits mûrs et de menthe foulée.&lt;br /&gt;Ton rire est si léger,ta peau si bellement hâlée;&lt;br /&gt;les rayons de soleil sur tes beaux yeux se posent&lt;br /&gt;et paraissent étonnés de pouvoir s'y mirer,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;nous sommes au mois d'août et tout vibre alentour:&lt;br /&gt;l'air de mille poussières irradiées de lumière,&lt;br /&gt;d'insectes évoluant en escadrons serrés,&lt;br /&gt;de grillons stridulant en cadence à l'ombre de leur trou,&lt;br /&gt;de sauterelles se balançant en haut de tiges grillées,&lt;br /&gt;de bêtes à bon Dieu dévorant patiemment des pucerons étourdis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allongée parmi les épis barbus et les coquelicots ardents&lt;br /&gt;se voyant à nouveau aux bords des chemins poudreux,&lt;br /&gt;auréolée de ta lourde chevelure dorée,&lt;br /&gt;ta beauté s'épanouit comme grenade éclatée,&lt;br /&gt;comme pruneau bronzé sur la claie réchauffée,&lt;br /&gt;comme brugnon pulpeux que mes mains vont cueillir&lt;br /&gt;pour l'offrir à mes lèvres altérées et follement gourmandes.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-2488095953378979059?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/2488095953378979059/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/05/ambiance-daout.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/2488095953378979059'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/2488095953378979059'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/05/ambiance-daout.html' title='Ambiance d&apos;août'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-1831524163087890280</id><published>2010-05-06T07:20:00.000-07:00</published><updated>2010-05-06T07:38:20.175-07:00</updated><title type='text'>Hospitalité</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(0, 102, 0);"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Si tu viens à pousser ma porte,&lt;br /&gt;sois le bienvenu en ce lieu&lt;br /&gt;car à mes yeux ce qui importe&lt;br /&gt;c'est que l'accueil soit chaleureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assieds-toi à la table d'hôte,&lt;br /&gt;lampe ma soupe et rompt mon pain,&lt;br /&gt;fais attention au coup de glotte,&lt;br /&gt;vide ton verre et bois mon vin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Essuie ta lame et tes moustaches,&lt;br /&gt;rote un bon coup,ton ventre est plein,&lt;br /&gt;déplie tes jambes comme arches&lt;br /&gt;où viendra se couler le chien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prends mon tabac, bourre ta pipe,&lt;br /&gt;lance des ronds vers le plafond,&lt;br /&gt;mais si jamais tu fais la lippe&lt;br /&gt;alors crois moi, je suis bien bon !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-1831524163087890280?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/1831524163087890280/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/05/hospitalite.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/1831524163087890280'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/1831524163087890280'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/05/hospitalite.html' title='Hospitalité'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-6190549463366106147</id><published>2010-04-29T07:33:00.000-07:00</published><updated>2010-04-29T08:10:50.350-07:00</updated><title type='text'>Annette</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Elle se prénommait Annette et venait de coiffer Sainte-Catherine.Elle était la fille de Madame Lamassoure,professeur de piano et veuve.J’avais fait sa connaissance au bal du 14 juillet,aprés avoir tourné une valse avec sa mère qui m’avait été présentée par  mon oncle Marcel,  quinquagénaire trés vert et également veuf,qui lui faisait discrètement un brin &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;de gringue&lt;/span&gt;.Au dire de mes amis la connaissant peu ou prou,la jeune fille ne fréquentait pas.Jamais aucun d’eux ne l’avait aperçue avec un garçon de son âge,aussi le fait de la voir dans mes bras une bonne partie de la soirée,les rendit perplexes et quelque peu jaloux.Ils en déduisirent qu’un beau poisson venait de mordre à mon hameçon.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;    Beau &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;poiscail&lt;/span&gt;,assurément,que cette grande fille au corps bien proportionné,à la longue chevelure couleur de miel ancien sentant la cannelle,lui battant le bas du dos,au regard angélique tenu presque toujours baissé mais dur à soutenir lorsqu’il se posait sur vous et que passaient dans le vert-jade de ses pupilles des étincelles dorées ou des lueurs d’acier d’aprés-midi orageuse d’un caniculaire mois d’août.Je m’étais rendu compte et avais apprécié la souplesse de son corps,la fermeté de sa hanche déliée,la chaleur de sa cuisse nerveuse en la tenant enlacée.Un plaisir évident et une joie visible se dégageaient de tout son être.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;    Elle était première secrétaire à la Sous-Préfecture, place obtenue d’une part grâce à ses diplômes et d’autre part à la mémoire de son père,lieutenant de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;gardes maboules&lt;/span&gt;, décédé à la  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;suite de blessures reçues au cours d’une dure et âpre manifestation du Front Populaire.Elle ne sortait que rarement et toujours chaperonnée par sa mère avec qui elle vivait dans un appartement douillet du centre ville dont la pièce principale était le salon de musique où trônait un magnifique pleyel.Ses collègues de travail relataient sa gentillesse permanente,même dans ses directives et ses ordres,sa modestie dans son maintien,sa fermeté et son impartialité dans ses propos,son caractère égal,son dévouement à la moindre cause lui paraissant humaine,mais regrettaient tout de même,surtout les hommes,un sérieux de l’ensemble trop poussé pour son âge et sa situation.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;    Je m’inscrivis aux cours de Madame Lamassoure dans le seul but de pouvoir renouer contact avec sa fille,à raison de deux leçons par semaine entre dix-neuf et vingt heures.Etant le dernier élève de la journée,le professeur se détendait quelques minutes et nous terminions la leçon par un bavardage léger en attendant que mademoiselle Annette vienne annoncer,passé vingt heures,que le &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;manger&lt;/span&gt; était prêt et la &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;table prête&lt;/span&gt;.Je prenais congé de la mère tandis que l’occasion impatiemment attendue me permettait d’avoir le tête-à-tête espéré avec la fille me raccompagnant à la porte.Je profitais de ces deux à trois minutes pour lui glisser une ou deux galanteries bien préparées à l’avance.Je m’aperçus trés vite qu’elle-même devait contenir une égale impatience vis-à-vis de ce court moment d’intimité,par une certaine fébrilité apparente à venir faire son annonce rituelle de plus en plus tôt,rendant de plus en plus brefs les bavardages entre sa mère et moi,si bien qu’un soir le professeur maternel lui fit remarquer qu’elle allait finir par me donner l’impression désagréable que l’on voulait se débarrasser de moi.Pour effacer ce possible mauvais effet,je fus invité à prendre un verre de porto.Je profitais de ce délicieux moment pour annoncer que sept à huit camarades et moi-même faisions,le prochain dimanche,une sortie pique-nique organisée par mon oncle Marcel qui se chargeait du transport de la troupe en charrette jusqu’à un &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;cingle &lt;/span&gt;de la Dordogne où un &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;gravier&lt;/span&gt; peu connu,s’étalait sur une cinquantaine de mètres.J’invitais ces dames à y participer. Madame Lamassoure déclina l’offre en prétextant que cela pourrait faire jaser et que parmi toute cette jeunesse elle craindrait de ne point se trouver à l’aise.Elle donna toutefois l’autorisation à sa fille qui acquiesa de la tête tout en la remerciant regard baissé.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;    Le dimanche enfin là,nous partîmes à onze dans le char à bancs de l’oncle,tiré par la vieille jument Rosette,et nous arrivâmes à destination lorsque le &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;cagna &lt;/span&gt;commençait à devenir désagréable.Nous nous dévêtîmes aussitôt,garçons d’un côté et filles de l’autre, pendant que l’oncle dételait la jument afin qu’elle puisse aller en toute liberté,puis il déchargea les paniers de provisions ainsi que les couvertures écossaises,sans oublier la &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;marijane&lt;/span&gt; de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;pinpin,&lt;/span&gt;produit de sa fabrication.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;    Nous prenions bien du plaisir dans une eau claire et fraîche,en nous ébattant comme canards dans une mare,avec force cris et battements de bras parmi des &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;jasques&lt;/span&gt; étincelantes.L’un de nous proposa de rejoindre la rive opposée tout en s’élançant en un crawl saccadé et bruyant.Annette le suivit derechef en une brasse papillon coulée et efficace Jamais je ne me serais douté et je n’étais apparemment pas le seul,à voir les airs ébahis autour de moi,qu’elle était une aussi bonne nageuse,surtout dans une discipline si peu pratiquée par la gent féminine.Aux trois-quarts de la distance à parcourir,nous atteignîmes les uns aprés les autres,le fort courant venant buter et éroder la rive concave se présentant en un à-pic d’environ un mètre cinquante.De violents &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ragouils &lt;/span&gt;se déplaçaient constamment et des siphons se formaient ici ou là,disparaissant pour reparaître un peu plus loin.Certains nageurs,trés en forme physiquement,réussirent à passer et se hissèrent tant bien que mal sur le rebord herbu,haletants et épuisés aprés ce gros effort.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;    Je décidai,connaissant mes limites,de me laisser dériver par le courant tout en nageant vers la rive,afin de l’atteindre en douceur,sans précipitation.Je vis de loin les camarades déjà sur le terre-plein aider au fur et à mesure les arrivants à les rejoindre.Je pris finalement pied à deux cents mètres environ de là,fis quelques pas et m’étendis en plein soleil sur l’épais tapis vert d’où se dégagea aussitôt une exquise odeur de menthe foulée.Je fermai les yeux mais les rouvris soudain en percevant à mon côté un souffle saccadé.Je basculai sur le ventre et m’accoudai.Annette était étendue,bras et jambes en croix,la poitrine haletante,toute luisante et ruisselante,yeux fermés et bouche ouverte.Je me penchai et posai mes lèvres sur les siennes.Elle prit feu :s’agrippant à ma nuque des deux mains,elle colla sa bouche à la mienne,enroula ses jambes à mes jambes,frotta tout son corps au mien qui s’enflamma à son tour.Nous portions des maillots de bain d’une seule pièce avec bretelles hautes et jambes basses,ne laissant paraître que peu de chair.Elle gémissait faiblement comme un petit chiot qui &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;choumique&lt;/span&gt; aprés sa mère.Ma main pétrissait son sein rond et ferme.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;    D’un seul bond nous nous dressâmes,alertés par les appels tout proches des camarades nous recherchant,puis ,nous écartant l’un de l’autre,nous nous allongeâmes à nouveau,bien séparés,regards vides et souffles courts.Nos visages cramoisis donnèrent le change et confortèrent les déductions de nos camarades qui se précipitèrent à notre aide,nous interrogèrent et ne se rassurèrent que lorsqu’ils nous virent debout et souriants.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;    -Eh bien ! dites donc,vous avez dû cravacher pour arriver jusqu’ici,nous avons appelé mais vous n’entendiez pas,vous étiez trop loin.Aurez-vous la force et le courage de refaire la traversée en sens inverse ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;    _Certainement,d’ici le courant est bien moins fort.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Nous nous remîmes tous à l’eau et le groupe resta compact jusqu’à l’autre rive.Nous revinrent à pied vers l’oncle qui,tout seul,avait préparé une consistante &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;craquade.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Glossaire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faire du gringue = Courtiser&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Poiscail          = Poisson&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Garde maboule   = Garde mobile&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le manger        = Le repas&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Table prête    = Table servie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cingle         =  Méandre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gravier           =  Banc de galets&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cagna         =  Grosse chaleur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marijane        =  Dame-Jeanne,contenance de 2 à 3 litres,souvent clissée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pinpin           =  Petit vin obtenu avec le même principe que la piquette mais sans fermentation                  &lt;br /&gt;Jasques         =  Grosses éclaboussures&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ragouils         =  Tourbillons&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Choumiquer     =  Geindre,gémir&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Craquade         =  Gros casse-croûte,véritable en-cas&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-6190549463366106147?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/6190549463366106147/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/04/annette.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/6190549463366106147'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/6190549463366106147'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/04/annette.html' title='Annette'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-5737404031109184012</id><published>2010-04-16T00:41:00.000-07:00</published><updated>2010-04-16T01:11:03.272-07:00</updated><title type='text'>Jeunes voisins</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 102, 0);"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Garance et Antonin,Antonin et Garance&lt;br /&gt;sont apparus un jour,com'ça,sans se presser,&lt;br /&gt;en plein hiver frileux,brisant l'impati-ence&lt;br /&gt;de leurs jeunes parents heureux mais fatigués.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etonnement pourtant ,car tous deux sans vergogne,&lt;br /&gt;nos petits angelots,d'un accord fraternel&lt;br /&gt;ne voyagèrent point en un sac de cigogne&lt;br /&gt;mais bien comme cadeau en hotte de Noël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh! oui,cela existe  encor, l'imprévisible!&lt;br /&gt;Simon, le grand frère, vit en ces chérubins&lt;br /&gt;le bonheur à venir et la joie indicible&lt;br /&gt;d'en avoir deux d'un coup,Garance et Antonin.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-5737404031109184012?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/5737404031109184012/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/04/jeunes-voisins.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/5737404031109184012'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/5737404031109184012'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/04/jeunes-voisins.html' title='Jeunes voisins'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-3269416151015282984</id><published>2010-04-07T09:34:00.000-07:00</published><updated>2010-04-07T09:36:32.955-07:00</updated><title type='text'>A mourir de rire</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 102, 255);font-size:100%;" &gt;Il se plia, se tordit mais se redressa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’engoua, s’égosilla mais avala.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’étouffa, s’essouffla mais respira.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il éclata, se fendit mais pleura.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ouvrit grand la bouche, et trépassa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rire est le propre de l’homme...&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-3269416151015282984?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/3269416151015282984/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/04/mourir-de-rire.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/3269416151015282984'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/3269416151015282984'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/04/mourir-de-rire.html' title='A mourir de rire'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-6256722109961616357</id><published>2010-04-05T09:32:00.000-07:00</published><updated>2010-04-05T09:34:54.337-07:00</updated><title type='text'>Incitation</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 51, 204);font-size:100%;" &gt;Le chemin est étroit mais il faut l’emprunter,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;la montée est rude mais il faut la grimper,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;à quoi cela sert-il d’aller courir sans cesse&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;vers le but terminal en gommant sa jeunesse ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Profitez-en, amis, il en est encore temps&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et dans les jours  nouveaux, mordez à pleines dents,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;votre passé est court, d’intérêt négligeable,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;pensez à l’avenir de façon profitable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bousculez les idées, ouvrez en grand vos yeux,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;gommez tous les tabous, ravivez tous les feux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;qu’inspirent vos vingt ans, vivez dans l’allégresse&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;l’avenir est à vous et vive la jeunesse.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-6256722109961616357?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/6256722109961616357/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/04/incitation.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/6256722109961616357'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/6256722109961616357'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/04/incitation.html' title='Incitation'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-5440596075683370447</id><published>2010-04-03T06:20:00.000-07:00</published><updated>2010-04-03T06:30:32.520-07:00</updated><title type='text'>Inspiration (sonnet)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;J'ai dans la tête des images&lt;br /&gt;et des mirages pleins les yeux;&lt;br /&gt;qu'importe les ans et mon âge&lt;br /&gt;puisque dès lors je suis heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai devant moi la blanche page&lt;br /&gt;qui me rendais,jadis,peureux,&lt;br /&gt;mais aujourd'hui,en flots sauvages&lt;br /&gt;coulent les mots, torrentueux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La musique est bien là,réelle,&lt;br /&gt;touche mon coeur qu'elle ensorcèle,&lt;br /&gt;en mélodie de troubadour&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;que le vent souffle à mes oreilles,&lt;br /&gt;en allegro truffé d'amour,&lt;br /&gt;guide ma plume et l'ensoleille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-5440596075683370447?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/5440596075683370447/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/04/inspiration-sonnet.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/5440596075683370447'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/5440596075683370447'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/04/inspiration-sonnet.html' title='Inspiration (sonnet)'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-8773543893604995094</id><published>2010-04-03T06:03:00.000-07:00</published><updated>2010-04-03T06:19:09.822-07:00</updated><title type='text'>Conseil pré et post électoral</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Mener en bateau. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel est cet excité,genre d'énergumène&lt;br /&gt;s'agitant constamment sur le petit écran,&lt;br /&gt;tous les jours ,tous les soirs que compte la semaine;&lt;br /&gt;mais bien sûr,bonnes gens,c'est notre Président !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus on le voit,l'entend,et bien moins on se porte,&lt;br /&gt;plus il force et promet,moins on le croit,bien sûr,&lt;br /&gt;plus il vend son égo,enflé par sa cohorte,&lt;br /&gt;bien moins nous le suivons car craignons le futur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il réussit,parfois,à soudoyer des lâches,&lt;br /&gt;à se frotter aux "Grands",sans embarras du tout,&lt;br /&gt;jamais il ne pourra,ignorant le panache,&lt;br /&gt;nous coucher sous le feu tout en restant debout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour insulter les uns tout en grugeant les autres,&lt;br /&gt;il faut savoir garder son rang et son sang-froid,&lt;br /&gt;la frime et le toupet pour jouer "bon apôtre",&lt;br /&gt;ne sont pas attributs pour sauver son emploi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi,mon Président,pour protéger le nôtre&lt;br /&gt;nous pourrions trés bientôt te priver de nos voix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-8773543893604995094?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/8773543893604995094/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/04/conseil-pre-et-post-electoral.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/8773543893604995094'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/8773543893604995094'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/04/conseil-pre-et-post-electoral.html' title='Conseil pré et post électoral'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-1231203776884761839</id><published>2010-04-03T05:51:00.000-07:00</published><updated>2010-04-03T05:58:37.116-07:00</updated><title type='text'>Capitulation</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;S'il vous venait l'envie,mon cher ami rupin,&lt;br /&gt;de m'offrir trés bientôt falbalas et dentelles,&lt;br /&gt;je puis vous certifier que ni soir ni matin&lt;br /&gt;je ne résisterai,ne serai plus rebelle,&lt;br /&gt;car j'ai appris,enfant,que lorsque l'on reçoit,&lt;br /&gt;c'est en compensation de tout ce que l'on donne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisqu'à toute largesse il y faut un renvoi,&lt;br /&gt;à fines dentelles il faut qu'amour festonne.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-1231203776884761839?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/1231203776884761839/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/04/capitulation.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/1231203776884761839'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/1231203776884761839'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/04/capitulation.html' title='Capitulation'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-9057651952301451040</id><published>2010-03-30T07:23:00.000-07:00</published><updated>2010-03-30T07:25:29.504-07:00</updated><title type='text'>Catimini</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 0, 0);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Elle est partie sans rien me dire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;par ce matin vêtu de gris,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;sans  un regard, sans un sourire,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;a priori sans parti pris;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;se retirant tout en sourdine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;à petits pas sans aucun bruit,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;sans prévenir cette gredine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;que son départ, geste gratuit,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;sera le seul  hé oui pardine !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;à ne porter le moindre fruit.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-9057651952301451040?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/9057651952301451040/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/03/catimini.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/9057651952301451040'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/9057651952301451040'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/03/catimini.html' title='Catimini'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-4673444267451073347</id><published>2010-03-30T07:12:00.000-07:00</published><updated>2010-03-30T07:17:59.524-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;Ils se sont regardés puis ils se sont souris&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;en se tenant la main comme de vieux amis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;Mais savez-vous enfants, qu’au temps de leur jeunesse&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;vos grands-parents déjà se couvraient de caresses ,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;se faisaient des câlins et des baisers fleuris&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;leur coupant le souffle de jour comme de nuit ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;Ainsi survint au monde un soir de ce temps là&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;votre chère maman qu’aime à son tour papa.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-4673444267451073347?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/4673444267451073347/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/03/ils-se-sont-regardes-puis-ils-se-sont.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/4673444267451073347'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/4673444267451073347'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/03/ils-se-sont-regardes-puis-ils-se-sont.html' title=''/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-6127649133192144230</id><published>2010-03-10T06:15:00.000-08:00</published><updated>2010-03-10T06:17:30.971-08:00</updated><title type='text'>Aude</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic; font-family: arial; color: rgb(102, 0, 0);"&gt;     Par ton retour inopiné,la surprise fut grande chez tes parents et amis.La belle fugitive revenait vers eux alors qu’une dizaine d’années auparavant,ils l’avaient vu partir la tête haute et le regard insolent,vers un ailleurs dont elle espérait qu’il fût apte à reconnaître ses mérites.Mais voilà,la vie est ainsi faite,pleine d’espérance et de déceptions et ces années passées loin de tes racines à rechercher en vain l’impalpable réel d’un rêve d’adolescente, avaient usé,laminé puis anéanti cet espoir.&lt;br /&gt;    Tête basse et regard au sol,tu reparaîs devant les tiens qui,trompés par le contenu de tes missives,écrits dithyrambiques sur tes soi-disant succés et la belle vie menée,étaient à cent lieues de penser te revoir si tôt.Peureux,ton regard se lève lentement sur ceux qui te prenaient pour une reine mais ne voient plus qu’une gloire déchue,pour y quêter un début de pardon,un soupçon de compassion ou un trouble léger.Mais foin des attendrissements,ils ne sont plus de circonstance et tous ceux qui sont là,devant toi, prenant des attitudes viriles démenties par des regards obliques,veulent se camper en accusateurs et en juges.&lt;br /&gt;    Quoi ? le pardon,les bras ouverts ?Ah,non,par exemple,tu en demandes trop.Bien au contraire,le temps est venu de régler certains comptes; souviens-toi,la jalousie croissait en eux au fur et à mesure qu’ils s’apercevaient de leur incapacité à savoir rêver comme toi; ton imagination débordante les fascinait et les apeurait tout à la fois,où allais-tu chercher tout cela ?Leur réconfort était de penser que lorsqu’on est sain de corps et d’esprit,et que de surcroît on travaille,on ne peut pas,on n’a pas le temps de rêver.Ensuite,ton départ les avait blessés et mortifiés,car tu réalisais ce que la plupart d’entre eux n’avaient pas pu ou n’avaient pas eu le courage d’entreprendre.Enfin,tes écrits mensongers qui,à leurs yeux,matérialisaient ton rêve et qui en faisaient dans une certaine mesure le leur,rassérénaient leurs propres envies.Ils n’ont pas su rêver,ils n’ont pas su partir mais réalisent en te revoyant,qu’à travers toi,ils n’ont pas su réussir.Que crois-tu donc qu’il puisse leur rester ?&lt;br /&gt;     Le verdict est sans appel et implacable:tu n’es plus leur fille,tu n’es plus leur amie.Personne ne t’as connue,plus personne ne te connais dès lors que tu es redevenue semblable à eux.Songe que pendant ton absence,ta réussite rejaillissait sur leur personne,que l’aura dont ils te voyaient baignée embellissait leur existence;ils s’en gargarisaient,s’en glorifiaient.Ton retour assez misérable leur fiche tout par terre:illusions,réussites,fanfaronnades.Ils ne pourront plus plastronner ni pour la galerie,ni pour eux-mêmes.Tous ces hommes et  femmes ressentent un immense dépit car ils voient s’évanouir,avec ton rêve irréalisé,leur propre fantasme,l’unique que jamais ils aient eu dans leur bien triste vie.&lt;br /&gt;    Cesse de les implorer et abaisse ta main pour caresser l’échine de celui qui déjà depuis un bon bout de temps,froufroute dans ta jupe et qui,finalement,est le seul à se réjouir de ton retour et à te faire fête:ton chien.Lui,ne voit dans ta présence si longuement espérée que ta tendresse passée et tes caresses à venir.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-6127649133192144230?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/6127649133192144230/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/03/aude.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/6127649133192144230'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/6127649133192144230'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/03/aude.html' title='Aude'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-4370324142185455240</id><published>2010-03-01T06:56:00.000-08:00</published><updated>2010-03-01T07:00:00.653-08:00</updated><title type='text'>Aimée</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 102, 0);"&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;     Assez,assez de mensonges,plus personne ne te croît.Tu ne penses pas tout de même me faire avaler cette histoire à dormir debout ? Alors là ! je te pensais plus créatif,plus géniec et tu viens me sortir cette eau de boudin ! Non, non,je te répète que je ne crois plus,je n’ai plus confiance en toi et tu ne m’emberlucoqueras plus.Comment veux-tu me convaincre en remplaçant une ficelle par une corde ? Mon Dieu ! ressaisis-toi,je t-en prie, reprend pied.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;    _Bien,bien,fais un effort,voyons ! Reprend dès le début car tu m’as passablement embrouillée et j’ai fichtrement perdu le fil en ne retenant que des lambeaux de ton salmigondis ahurissant.D’où me téléphones-tu ? Quoi, de chez maman ? Tu ne m’as pas dit que tu allais lui rendre visite.Si, et quand ? Dis-moi pourquoi cette soudaine envie de voir ma mère, pour lui annoncer sans doute que tu lui rendais sa fille ? Oh,là là peste alors ! Attend un peu là, quelle est cette histoire de fous ? Tu te sens frustré,berné,abandonné,eh bien dis donc ! Le pauvre petit chéri qui va chouiner dans les jupes à sa belle maman,laisse-moi rire un peu ! Tu lui racontes j’espère,que tu préfères lui voir le dos que la figure chaque fois qu’elle vient nous rendre visite ! Tu lui as bien expliquer au moins,qu’ètant parti depuis huit jours du foyer conjugal sans crier gare,tu t’étais senti en toute légalité et droit dans tes bottes comme monsieur J...?&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;     Non,non,je ne veux plus t’écouter,j’en ai assez vois-tu de me faire berner par ton beau langage,va te faire pendre ailleurs,mais avant tend bien l’oreille car ce que je vais t’annoncer risque de te surprendre: voilà, je tiens à ce que tu saches que ni Carine ni Clément ne sont de toi; tu n’es pas leur père et pendant que tu jouais au don Juan des Barrières sans pouvoir ou savoir me faire un enfant,moi,de mon côté,je t’en ai fait deux dans le dos.  Aimée raccrocha.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;Glossaire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;Giniec    = Ingénieux, inventeur        Emberlucoquer        = Emberlificoter&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;Chouiner=Pleurnicher,geindre        Don Juan des Barrières = le dragueur de quartier&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-4370324142185455240?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/4370324142185455240/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/03/aimee.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/4370324142185455240'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/4370324142185455240'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/03/aimee.html' title='Aimée'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-4239620360709879891</id><published>2010-02-20T08:00:00.000-08:00</published><updated>2010-02-20T08:04:27.440-08:00</updated><title type='text'>Agnès</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 0, 0);font-size:100%;" &gt;Les larmes sourdent,amères,entre tes paupières mi-closes et diluent l’encre violette des mots affreux de la missive étalée sur tes genoux tremblants. La rupture est brutale et gonfle ta poitrine de sanglots contenus et étouffés.Les phrases sont entrées en toi comme autant de flèches empoisonnées,se fichant en ton coeur meurtri par ces blessures blanches.&lt;br /&gt;    Tu dérives parmi les vocables durs et blessants en essayant de te raccrocher à des souvenirs heureux encore tout chauds.Pourquoi,mais pourquoi donc,te répètes-tu,ne comprenant pas,ne pouvant d’ailleurs pas retenir et réunir deux pensées à la suite;tout est devenu flou et mou,indéfinissable,presque étranger et immatériel.Quelque chose se brise en toi et tout ton être se laisse soudain aller;tes larmes redoublent,deviennent brûlantes, sillonnent tes joues rosies et noient ces mots implacables que tu ne pourras même pas relire mais qui sont déjà incrustés dans la cire molle de ta jeune mémoire.&lt;br /&gt;    Tu es,Dieu merci ! encore une ingénue au physique agréable;cette première épreuve que subit ton adolescence te sera salutaire et trés bientôt il ne t’en restera plus aucun stigmate.Pleure tout ton soûl,personne ne te regarde.Cela ne servirait à rien que tu rages que tu insultes,tu es à un âge où la vengeance est encore inconnue et c’est trés bien ainsi.&lt;br /&gt;    C’est ton premier chagrin intime de jeune fille,ta première déception amoureuse et tu penses bien sincèrement que cela est injuste,que jamais tu n’as mérité une telle déconvenue car pour tes quinze ans idéalistes,les choses devaient naturellement avancer d’elles mêmes,sans à-coups et le bonheur de  jour en jour aller grandissant,merveilleux.&lt;br /&gt;    Le bonheur ne se bâtit pas tout seul,il faut l’apprivoiser,savoir estimer sa valeur,deviner sa précarité,démêler sa complexité; ainsi,à partir de ses propres découvertes et connaissances,savoir le mériter en en payant le prix.Pleure ta désillusion et pose un pied sur ton amour-propre,dans peu de temps tu iras en paix. Sache,si tu peux m’entendre,que ce petit revers et d’autres encore à venir,te fortifieront et t’aguerriront en te permettant de réfléchir et de prendre conscience de toi et de ta valeur à son juste titre.&lt;br /&gt;    Mais à ton âge,en vérité,peut-on être prudent et doit-on être sage ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-4239620360709879891?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/4239620360709879891/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/02/agnes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/4239620360709879891'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/4239620360709879891'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/02/agnes.html' title='Agnès'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-8816874060710180310</id><published>2010-02-07T00:47:00.000-08:00</published><updated>2010-02-07T01:04:40.461-08:00</updated><title type='text'>Audrey</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;     On sonne,il n’est pas encore sept heures trente du mat,qui donc me fait une visite aussi matinale,un releveur de compteur ? Je plie le journal,le pose,me lève et resserre la ceinture de ma veste d’intérieur.Trois coups secs frappés au marteau chahutent mon vieux coeur et font sursauter le chat qui aplatit ses oreilles blessées.J’ouvre,personne.Je me penche et aperçois devant la porte des voisins absents,une femme,jeune d’apparence,tenant dans ses bras repliés un grand carton à dessin.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;    _Il n’y a personne,c’est vous qui avez frappé ici ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;    _Oui&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;    _Eh bien,sachez que je ne suis pas sourd et qu’à mon âge je pourrais être encore au lit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;   _Je m’excuse Monsieur,mais si je passe aux &lt;span style="font-style: italic;"&gt;cliquettes&lt;/span&gt;,c’est pour avoir un maximum de chance de trouver les gens chez eux avant qu’ils soient partis à leurs occupations.A mi-journée ils sont souvent absents ou trés pressés et le soir fatigués.Je ne compte plus depuis longtemps les portes closes.Pour vous dire....&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;    _Eh là ! doucement,arrêtez s’il-vous-plaît,je comprends toutes vos raisons,mais au fait,que désirez-vous ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;    _Voilà,je suis dessinatrice.Je fais des esquisses à domicile puis termine au fusain chez moi: portrait,buste,en pied.Le nu est plus particulièrement ma spécialité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;    _Ah ! bon,et qui dessinez-vous ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;    _N’importe qui,Monsieur,à la demande.Tenez,puis-je entrer et vous présenter quelques dessins ? Et sans apparemment aucune gêne,elle entre dans le couloir,me laissant quelque peu interloqué.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;    _Voilà,nous serons plus à l’aise et à l’abri de cette petite bise piquante qui me fait souvenir que je n’ai même pas pris le temps d’avaler un café.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;Vraiment,comme appel du pied,on ne peut être plus direct.Je dévisage un peu mieux la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;mounique&lt;/span&gt; qui me fait face:une toute jeune femme au visage ovale encadré par des cheveux courts couleur châtain foncé aux fines mèches rebelles,mangé par deux grands yeux gris trés beaux au regard vif,alerte,ne se posant que sur ce qui mérite d’être regardé.Vêtue correctement mais légèrement pour la saison,chaussée d’escarpins fatigués portant les marques boursouflées des gros orteils.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;     Elle déplie et étale devant moi quelques dessins qui sont,c’est certain,d’une bonne facture et dont l’un,particulièrement ressemblant,représente le buste d’une femme que je croise souvent lors de mes promenades dans le quartier.Comme je lui fais compliment de son travail,elle se redresse,me fixe de son regard clair qui passe du gris au vert,et me lance d’une voix quelque peu enrouée par l’émotion et un amour-propre écorché vif:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;    _J’ai fait six ans aux Beaux-Arts,Monsieur,et j’ai eu pour maître durant deux années entières Armand Sigognac.Ensuite,j’ai eu la chance de participer à l’élaboration de portraits d’artistes pour certaines salles de projection en province,mais la mode se tournant davantage vers la  photo,la demande s’essouffla et je me suis retrouvée sans activité régulière,inscrite à l’&lt;span style="font-style: italic;"&gt;A.N.P.E.&lt;/span&gt; J’ai décidé l’an passé de créer légalement mon propre atelier mais les aides reçues n’ont pu qu’éponger le montant de mon loyer et de ma nourriture,pourtant bien modestes l’un et l’autre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;    _Voulez-vous un bol de café? Je viens d’en faire il y a moins d’une heure.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;    _J’accepte volontiers avec plaisir,car mon sandwich de hier midi est descendu bien bas !  J’étais un peu décontenancé par cette apparente franchise et ce second appel du pied.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;Glossaire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;Aux cliquettes  = A potron-minet, aux aurores.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;Mounique        = Femme vive, délurée,symphatique. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;A.N.P.E        = Agence nationale pour l’emploi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-8816874060710180310?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/8816874060710180310/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/02/audrey.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/8816874060710180310'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/8816874060710180310'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/02/audrey.html' title='Audrey'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-5527302707679748491</id><published>2010-01-26T08:15:00.000-08:00</published><updated>2010-01-26T08:22:01.801-08:00</updated><title type='text'>Alice</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;   &lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt; ”Connais-tu le pays habité par les Patatras ? Non ? Alors donne-moi ta main,je vais te conduire en Patatraisie. Ce n’est pas trés éloigné et nous y serons vite arrivés.Monte à carcaillotte sur ce petit nuage blanc, oui, comme sur le dos d’un mouton.C’est cela,et maintenant,faufile tes doigts dans la laine du cou comme si tu tenais des rênes. Te voilà bien assise,retourne-toi et souffle doucement,regarde,ta monture avance lentement,se balance un peu de droite et de gauche.J’espère que tu as le pied marin et que tu supportes le tangage.Tu n’as absolument rien à craindre vois-tu,car je te suis,commodément assis sur mon tapis magique.Tu peux souffler un peu plus fort pour aller plus vite mais fais bien attention à ne pas heurter ces gros nimbus noirs qui viennent à notre rencontre,le front bas,chargés de pluie et de grèle,peut-être même d’électricité.Ils se fâcheraient en grondant sourdement et l’on entendrait le tambour à escargots.Passe entre eux en te faufilant comme avec les autos tamponneuses à la foire”&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;    ”Cela y est,nous sommes passés au dessus de la mer de nuages,monte encore un peu afin de pouvoir admirer et contempler cet immense troupeau de moutons frisés.Regarde le tien,il est tout heureux d’avoir retrouvé les siens et montre sa joie en sautant plusieurs croupes d’affilée.Tiens-toi bien et vois le long courrier qui fond sur nous en laissant derrière lui sa longue écharpe blanche.Attention,le voilà,vite,souffle plus fort afin de rester à sa hauteur,mais surtout ne passe pas derrière car son sillage brûlant aurait vite fait de fondre ton coursier et ce serait la catastrophe.Tiens,regarde les têtes ahuries des passagers derrière les hublots,yeux escarquillés et bouches bées,qui nous rendent quand même nos saluts”&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;    “Nous arrivons.Tu vois,cela n’a pas été bien long.Redescendons doucement vers la piste d’atterrissage,oui,là,légèrement sur notre droite,toute balisée par ces nombreuses loupiotes qui sont des vers luisant géants domestiqués par les Patatras.Laisse-toi glisser sur cette épaisse jonchée de pétales de roses.Bien,rend maintenant la liberté à ton mouton.Vois sa joie, il s’évapore aussitôt et mon tapis s’enroule sur lui-même.Respire à pleines narines le doux parfum de rose enrobé d’un filet odorant de caramel”&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;    ‘Voici le Comité de réception.Surtout,ne fais pas voir ta surprise en remarquant la grande maladresse chronique de nos hôtes.Ce sont des êtres extrémement gentils et hospitaliers mais d’une nature  trés sensible.Ils vivent en un fagnas indescriptible car ils mélangent et confondent tout.S’ils te tendent un pied pour te serrer la main ou s’ils te souhaitent un bon retour en voulant te souhaiter la bienvenue,tu leur tends un pied en retour et réponds que tu n’oublieras pas de leur envoyer des cartes postales sitôt revenue chez toi”&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Glossaire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Monter à carcaillotte = Monter à califourchon&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Tambour à escargots = L’orage&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Escarquillés       = Ecarquillés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Fagnas           = Trés grand désordre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;    &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-5527302707679748491?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/5527302707679748491/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/01/alice.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/5527302707679748491'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/5527302707679748491'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/01/alice.html' title='Alice'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-6327525551682032060</id><published>2010-01-19T09:23:00.000-08:00</published><updated>2010-01-19T09:30:21.851-08:00</updated><title type='text'>L'aurore de mon amour</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 0, 204);"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Le jour se lève&lt;br /&gt;pâle est l'aurore&lt;br /&gt;rouge est mon coeur&lt;br /&gt;coquelicot d'amour&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'amour a son aurore&lt;br /&gt;mon coeur son coquelicot&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jour se lève&lt;br /&gt;pâle au feston rouge&lt;br /&gt;la blanche colombe&lt;br /&gt;glisse et raye le pur azur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'aurore de mon amour&lt;br /&gt;flèche pâle puis rouge&lt;br /&gt;transperce mon coeur&lt;br /&gt;joli coquelicot&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-6327525551682032060?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/6327525551682032060/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/01/laurore-de-mon-amour.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/6327525551682032060'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/6327525551682032060'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/01/laurore-de-mon-amour.html' title='L&apos;aurore de mon amour'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-2867947685977019196</id><published>2010-01-09T07:59:00.000-08:00</published><updated>2010-01-09T08:02:51.271-08:00</updated><title type='text'>Voeux</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;J’ai &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;S&lt;/span&gt;oif&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;     Je  &lt;span style="font-weight: bold;"&gt; D&lt;/span&gt;oute&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;     J’ai&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; F&lt;/span&gt;aim&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;J’ai envie de rêver&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;d’aimer et d’être aimé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;je voudrais bien un toit&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;la chaleur d’un chez-soi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;des têtes à caresser&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;des joues à embrasser.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Je voudrais rire un peu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;me chauffer au bon feu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;je ne fais que pleurer &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;des cendres dispersées.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Je voudrais m’enivrer&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;au doux parfum des roses&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;qu’enfin sur moi se pose&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;grande félicité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Je voudrais percevoir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;dans les regards inquiets&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;beaucoup plus de bonté&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;pour m’octroyer l’espoir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Si par hasard demain&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;je redresse la tête&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;ce sera jour de fête&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;à ceux qui sans trompette&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;m’auront tendu la main.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-2867947685977019196?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/2867947685977019196/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/01/voeux.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/2867947685977019196'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/2867947685977019196'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2010/01/voeux.html' title='Voeux'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-4289256931193316662</id><published>2009-12-21T02:22:00.000-08:00</published><updated>2009-12-21T02:32:41.414-08:00</updated><title type='text'>Oiseau messager</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(204, 0, 0);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;Je redeviens enfant, crois être une hirondelle&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;messagère de paix en ce tout nouvel an,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;pensant vous apporter, volant à tire-d’aile&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;mon coeur gonflé d’amour généreux et ardent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;Il vient du Paradis, on voit encore ses plumes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;toutes frémissantes d’avoir touché le Beau&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;et dans sa tête d’ange, en secret se rallument&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;des étoiles, des feux, des amours et des mots.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;Si mon ange gardien, bien assis sur ma couche,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;a veillé avec soin mes sommeils peu sereins,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;il a aussi chassé les démons et les mouches&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;de mon chemin montant, d’un geste de la main.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;Si le grand méchant loup un jour en moi s’éveille,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;le matin ou le soir, à midi, au repas,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;mon ange arrive alors, me suit et me surveille&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;en redressant ma course, en assurant mes pas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;Frêles sont les trésors des enfants et des anges,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;exploités tous les jours à l’endroit, à l’envers,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;mais qu’à la nuit venue on referme et l’on range,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;de peur qu’ils ne s’enfuient de ce monde pervers.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;Aussi je vous rassure en étant bien précis.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;Oui, l’enfant tout joyeux s’est noyé dans mon ombre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;Oui l’ange protecteur est mort de mes soucis,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;mais l’oiseau dans mon coeur fait son nid sans encombre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;Lui et moi, désormais, vivrons ensemble ainsi.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-4289256931193316662?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/4289256931193316662/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/12/oiseau-messager.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/4289256931193316662'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/4289256931193316662'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/12/oiseau-messager.html' title='Oiseau messager'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-2693665899796730642</id><published>2009-12-14T05:41:00.000-08:00</published><updated>2009-12-14T05:45:36.689-08:00</updated><title type='text'>Il suffit...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;Il suffit qu’un air pur&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;emplisse les poumons&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;pour se sentir léger&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;invincible et meilleur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;Il suffit d’écouter &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;et de lire les autres&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;d’en rejeter l’ivraie&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;d’en garder le bon grain.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;Il suffit d’espérer&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;avec en plus des rêves&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;pour ne pas s’enliser&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;en des chemins étroits.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;Il suffit de tendre une main&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;vers une main craintive&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;pour qu’un chaînon se forme&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;de force et d’amitié.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;Il suffit d’un oiseau&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;chantant en solitaire&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;pour qu’un air de musique&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;par le vent l’accompagne.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;Il suffit d’un sourire&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;sur la bouche édentée&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;pour que des lèvres anciennes&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;donnent envie au baiser.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;Il suffit de mots doux&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;prononcés à mi-voix&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;pour que fondent des coeurs&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;en de troublants émois.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;Il suffit d’un enfant&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;qui joue tout en riant&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;pour qu’un monde de plomb&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial; font-style: italic;"&gt;devienne un monde en or.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-2693665899796730642?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/2693665899796730642/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/12/il-suffit.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/2693665899796730642'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/2693665899796730642'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/12/il-suffit.html' title='Il suffit...'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-2729785668342994679</id><published>2009-12-07T05:29:00.000-08:00</published><updated>2009-12-07T05:42:22.403-08:00</updated><title type='text'>Donner pour recevoir</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;     J’éponge ma vie au jour le jour aprés avoir cherché en vain le principal que je savais être dans l’amande et non dans l’écorce.J’ai bien essayé de me sortir du puits mais c’était tiré par les cheveux et mes efforts furent inutiles.Aussi,ai-je bien souvent songé à me tourner le dos.Si,faisant face à mon miroir,je n’apercevais qu’un masque incapable de répondre à mes questions,ou n’entrevoyais qu’un pâle reflet,mon trouble et mon incertitude grandissaient.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    J’allais ainsi,pensant qu’il y aurait toujours des riches et des pauvres,des décorés et des tondus,mais espérant qu’un jour sans doute,les rôles seraient inversés.Mes pieds,bien ancrés dans leurs souliers de poussière,le nez levé et retroussé pour sentir d’où venait le vent et jouir ensuite de ce qu’il apportait,combien de fois ai-je pris ma vie à bras le corps,tout en donnant un chèque en blanc à la Mort.L’ennui,cette araignée silencieuse qui tisse sans fin sa toile,a piégé les mots que je n’ai pas su attendre,entendre et reconnaître.Seuls,certains,bien rares,ont su me piquer et me brûler.Mes textes sont restés longtemps,trop longtemps sur le feu et n’ont pu que s’envoler en fumée et devenir de pauvres et tristes cendres grises et froides.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    Je n’ai pas osé prendre du recul,par lassitude ou paresse sans doute,afin de scruter mon sommeil devenu insomnie et d’analyser mes rêves d’enfant transmués en cauchemars d’adulte.Pauvre idiot,qui,par intermittence se reculait et se déplaçait pour se regarder écrire.Narcisse qui croyait apercevoir la Vérité dans le miroir aux alouettes de l’Art,c’est-à-dire ses propres traits.Pourtant,si j’avais un tant soit peu observé,je me serais rendu compte que mon regard ne décelait aucun autre regard,mais seulement un vide immense et insondable.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    Ma vie,ma vérité,sont changeantes et sont comme les femmes qui ne se mettent plus nues elles-mêmes mais que l’on déshabille lentement.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    Pour autant,tout peut encore changer,car il est beaucoup plus glorieux de construire que de détruire,et si l’on ne boit pas de vin,on ne peut en manquer.Aussi,mon naturel revenant au galop,je ne veux pas feindre sur mon visage des sentiments que mon coeur ne partage pas.N’est-il point vrai que si certains rient,d’autres pleurent,mais que tous disparaîtront ? Pourquoi vouloir se distinguer et espérer en tirer vanité,en mettant en scène et en les glorifiant ses propres défauts ?Le bonheur existe,et si petite que soit sa trace,on n’a pas le droit de l’ignorer,de ne pas la suivre et  la partager.Fermez les yeux pour la tenir au chaud et regardez autour de vous;ne sont-ils pas nombreux ceux qui bossent et ceux qui y croient ? Les autres,ceux qui rament comme des forcenés,les largués,il faut que par toutes nos facultés,toutes nos envies,toutes nos énergies et par tous les moyens que nous pouvons,que nous devons inventer,les aider à se raccrocher au petit bout de fil ténu qui traîne encore ici ou là.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    J’ai un nouveau voisin qui transforme et rénove l’intérieur de sa maison,nouvellement acquise;il entrecoupe ses coups de masse ou de burin par des coups de cymbales,alors que sa compagne joue une fugue au piano.Ils paraissent heureux,car de temps à autre ils font une pause pour se bécoter tendrement.Hier,ou avant-hier,est-ce que le temps compte,des musiciens jouaient aux carrefours et sur les places publiques,des bandas parcouraient bruyamment les rues en faisant éclater leurs cuivres;la “truite”, de Schubert,était reprise en choeur par des groupes de jeunes poursuivant leurs études et qui abordaient les passants tout surpris,en leur offrant diverses friandises et en leur récitant des quatrains légers.Des chiens tiraient sur les laisses pour entraîner leurs maîtres vers les sanisettes canines,laissant ainsi la possibilité aux amateurs de belle architecture,de pouvoir enfin lever les yeux vers les balcons,balustrades,corniches et frontons fraîchement ravalés.Toilettage des immeubles,réfection des artères bordées d’une double rangée d’arbres à fleurs,curetage du fleuve et de ses berges,enfin débarrassés de tous les immondices et carcasses rouillées.Tout est net,propre,sent bon,et l’angélique de l’estuaire peut prospérer dans les marais et tout au long des rives alors qu’on la disait en voie de disparition.Les enfants occupent royalement les larges trottoirs transformés en aires de jeux et font naviguer sur les eaux pures et limpides des caniveaux,de frêles embarcations de papier.Les roucoulements des pigeons amoureux,se rengorgeant devant les orifices de leurs colombiers spécialement édifiés à leur intention,concurrencent les roucoulades plus langoureuses des tourterelles sédentaires.Ces plaintes, douces et monotones,accompagnent les pas légers des piétons qui musardent et fredonnent,ayant le temps pour eux et même l’éternité.Aujourd’hui encore,un des rares automobilistes circulant en centre ville,roulant à faible allure de conserve avec un cycliste,tout en échangeant des propos amènes, s’arrêta et d’un large sourire accompagné d’un grand geste affable,me fit signe de traverser.Plus loin,un couvreur à l’ouvrage a garni son échelle et son échafaudage,de guirlandes de lierre et de chèvrefeuille toutes piquetées de boutons de roses,invitant ainsi les passants à franchir un véritable arc de triomphe fleuri.Les garçonnets aident les personnes âgées à porter leurs cabas et les fillettes font franchir les carrefours aux cannes blanches.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    En fin de matinée,je décide de prendre le tramway silencieux et non polluant,peint d’un ton pastel différent pour chaque ligne,ce qui me fait songer aux collections rose,verte,pourpre et or de mon enfance,afin de me déposer dans la proche banlieue,où de modestes bâtiments de deux étages seulement sont noyés dans la verdure,les fleurs et les jets-d’eau.De petits squares,ou simplement des jardins puérils tout trempés de rosé,où des arbres,des kiosques,des chaises à la Peynet,et des massifs frais et tendres comme des aquarelles,vous accueillent pour un instant de repos ou une minute de méditation.Hâvres de paix piquetant la ville et ses environs,où il fait bon respirer un air pur et embaumé.En observant mieux,on peut se rendre compte que chaque immeuble tourne sur lui-même à la façon des tournesols,de façon à exposer en permanence la partie la plus habitée aux rayons du soleil, en suivant sa course.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    Où suis-je,qui suis-je ? Je me sens tout à coup honteux de ne pas avoir à m’inquiéter du lendemain et pense que rien n’est plus faux qu’un rire qui se force.Le bonheur coule entre mes doigts écartés de mes mains percées.Je tombe mon habit de lumière et revêts les hardes de la mendicité;je vous en conjure,chèvres barbues,ne sautez pas de désapprobation,vous allez exciter les boucs inquiets.Je prends ma tête entre les mains;j’ai tout faux;je n’y connais rien et “il n’y a pas de liberté pour l’ignorant *.Je suis ligoté au totem de la bêtise.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    .....ils trouvèrent l’homme désarmé,sans garantie ni occupation,corrompu par la masse,perdu parmi les siens,”sachant que sa vie ne serait pas vraie si elle n’était pas ajustée à l’imminence de la Mort ** Connaissant que ce qui est rare est précieux,du fond de son être,par atavisme peut-être,par amour sûrement,l’homme sentit monter à ses lèvres un refrain que,tout jeune,il entendait fredonner à son père lorsque ce dernier avait des ennuis.Son coeur se pinça au souvenir de ses parents et il se mit à chanter:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;        “J’emmerde les gendarmes,là-haut, là-haut,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;         j’emmerde les gendarmes et.................&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;    Rien n’est jamais perdu d’avance,et comme le dit le proverbe espagnol:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;        “No hay mal que por bien no venga” ***&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;        * Condorcet    ** Malraux    *** Tout est bien qui finit bien&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-2729785668342994679?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/2729785668342994679/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/12/donner-pour-recevoir.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/2729785668342994679'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/2729785668342994679'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/12/donner-pour-recevoir.html' title='Donner pour recevoir'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-7284709873138019645</id><published>2009-12-04T09:17:00.000-08:00</published><updated>2009-12-04T09:24:12.719-08:00</updated><title type='text'>Amandine</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 0, 0);font-family:arial;" &gt; Voici déjà trois mois qu’il couraille Amandine.Rencontrée à la F.N.A.C. faisant la queue derrière lui à la caisse n°2, tenant à la main le dernier roman de Françoise Parturier;”Le sexe des anges”,alors qu’il en présentait lui-même à la caissière un autre exemplaire.Leurs regards se croisèrent aprés avoir instinctivement balayé leur achat respectif et,ensemble,soudainement éclatèrent de rire sur cette coïncidence de lecture future,alors qu’en fait,il n’y avait rien d’extraordinaire à ce que dans une grande libraireie,deux exemplaires d’un même ouvrage soient achetés simultanément.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 0, 0);font-family:arial;" &gt;    _Vous êtes ensemble ? leur demanda gentiment la caissière.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 0, 0);font-family:arial;" &gt;    _Oui,répondit la jeune fille spontanément, mais on en veut deux .&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 0, 0);font-family:arial;" &gt;L’employée parut ne pas bien saisir la réflexion,pas plus que lui d’ailleurs et la fille ajouta de façon sibylline:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 0, 0);font-family:arial;" &gt;    _Il est préférable de posséder chacun le sien, on ne sait jamais.Voulait-elle parler du bouquin,d’un ange ou du sexe ? Ils sortirent ensemble et furent agressés par le souffle d’un petit vent aigre-doux de fin d’hiver qui s’engouffrait dans l’interminable et étroite rue Sainte-Catherine. Il demanda:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 0, 0);font-family:arial;" &gt;    _Je t’offre un pot ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 0, 0);font-family:arial;" &gt;    _J’ai une demi-heure devant moi.C’était sa manière de répondre oui.Devant une “pression” et un chocolat,la conversation fut des plus banale.Il voulait être brillant mais ne réussit qu’à friser la muflerie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 0, 0);font-family:arial;" &gt;    _Comme ça, tu t’intéresses au sexe ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 0, 0);font-family:arial;" &gt;    _Disons plutôt à l’anatomie mâle. Si bavard à l’ordinaire, il ne sut que répondre car pris de court. La demi-heure écoulée, elle se leva, fit un petit signe de la main.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 0, 0);font-family:arial;" &gt;    _Ciao !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 0, 0);font-family:arial;" &gt;    Quelques jours plus tard il la revit à la Bibliothèque Municipale. Il feuilletait un recueil d’Aragon et balbutiait, paupières baissées et le coeur pincé par l’émotion, une strophe par ci, un quatrain par là:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 0, 0);font-family:arial;" &gt;                Tes yeux sont si profonds qu’en me penchant pour boire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 0, 0);font-family:arial;" &gt;                j’ai vu tous les soleils y venir s’y mirer....&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 0, 0);font-family:arial;" &gt;..lorsqu’il sentit une main se poser sur son bras.La tête pleine d’étoiles,il ouvrit les yeux et aperçut Amandine qui se penchait pour déchiffrer le titre de son livre.Son regard bleu acier se troubla imperceptiblement dans une sorte de buée légère.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 0, 0);font-family:arial;" &gt;    _T’es vraiment éclectique,dis donc ! Mini-jupe gris souris,veste blazer même ton sur un chemisier bordeaux,bas,souliers plats également bordeaux, il pensa qu’elle devait travailler au C.I.V.B. ou à l’Office de Tourisme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 0, 0);font-family:arial;" &gt;    _T’es hôtesse ? demanda-t-il stupidement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 0, 0);font-family:arial;" &gt;    _Non,videuse.Un éclair stria ses prunelles et le bleu acier devint vraiment encore plus métallique,son bras gauche se leva en équerre à hauteur des yeux,ses pieds s’écartèrent sensiblement pour assurer une meilleure assise.Il comprit par cette attitude qu’elle devait pratiquer les arts martiaux et que dans sa fonction mieux valait ne pas se frotter à elle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 0, 0);font-family:arial;" &gt;    -Je pars,veux-tu prendre un demi ? Une fois de plus il fut pris de court.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 0, 0);font-family:arial;" &gt;    _D’ac,mais c’est moi qui douille.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 0, 0);font-family:arial;" &gt;    _Normal,puisque c’est moi qui t’invite,rétorqua-t-elle en souriant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 0, 0);font-family:arial;" &gt;                  Glossaire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 0, 0);font-family:arial;" &gt;Courailler   =   Courtiser---Draguer&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 0, 0);font-family:arial;" &gt;C.I.V.B   =   Conseil Interprofessionnel du vin de Bordeaux&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 0, 0);font-family:arial;" &gt;Douiller    =    Payer&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 0, 0);font-family:arial;" &gt;    &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-7284709873138019645?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/7284709873138019645/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/12/voici-deja-trois-mois-quil-couraille.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/7284709873138019645'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/7284709873138019645'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/12/voici-deja-trois-mois-quil-couraille.html' title='Amandine'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-5671795427917564412</id><published>2009-12-02T04:27:00.000-08:00</published><updated>2009-12-02T04:41:55.482-08:00</updated><title type='text'>Qiétude</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 51, 102); font-family: arial;"&gt;Viens prés de moi et profitons ensemble&lt;br /&gt;de la douceur du soir.Vois,l'automne est là;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 51, 102); font-family: arial;"&gt;jaunes et rouges habillent le feuillage,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 51, 102); font-family: arial;"&gt;les pommes oubliées se rident&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 51, 102); font-family: arial;"&gt;comme petites vieilles,les abeilles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 51, 102); font-family: arial;"&gt;attardées ronflent sur les lauriers.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 51, 102); font-family: arial;"&gt;Regarde le ciel pur mouillé aprés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 51, 102); font-family: arial;"&gt;l'ondée tandis que les noirs moutons&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 51, 102); font-family: arial;"&gt;s'effilochent à l'horizon.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 51, 102); font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt;Reste à mon côté,appuyée à l'épaule&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 51, 102); font-family: arial;"&gt;où ton joli minois est venu se nicher,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 51, 102); font-family: arial;"&gt;serein et transparent,d'une quiétude &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 51, 102); font-family: arial;"&gt;folle. Ton corps est au repos&lt;/span&gt;,&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 51, 102); font-family: arial;"&gt;ton âme va en paix.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-5671795427917564412?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/5671795427917564412/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/12/qietude.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/5671795427917564412'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/5671795427917564412'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/12/qietude.html' title='Qiétude'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-7453680776578988914</id><published>2009-11-30T07:11:00.000-08:00</published><updated>2009-11-30T07:31:08.709-08:00</updated><title type='text'>Heureuse méprise</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: arial; font-style: italic; color: rgb(0, 0, 153);"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Nicolas garde son troupeau sur la lande, aux abords de l’étang de Boustous, en cette  belle fin d’aprés-midi de septembre. Son chien Tim, bâtard pyrénéen au poil épais et frisé, assis sur son cul, tire la langue et halète avec bruit tout en surveillant les bêtes. Le soleil descend au travers d’une légère brume de chaleur dégagée par l’eau. Tout est calme. Le berger boit à la régalade une bonne giclée de piquette tenue au frais dans une gourde en peau de chèvre, puis offre à son chien dans le creux de la main, une lampée d’eau tièdie versée d’un bidon métallique.&lt;br /&gt;    Soudain, les moutons se bousculent et refluent en désordre vers leurs gardiens tandis qu’un vol de colverts s’élève au dessus des jaugues avec un bruit de drapeaux claquants au vent. Le chien aboie bref puis grogne sourdement. Nicolas, grand jeune homme de vingt-deux ans, se dresse d’un seul mouvement et cherche du regard ce qui peut bien effaroucher les animaux. Il aperçoit par côté  de la nappe d’eau une forme légère, floue, qui avance dans le halo rougeoyant du couchant.&lt;br /&gt;    _ “Hé, là-bas ! restez où vous êtes, sinon vous allez vous enfoncer jusqu’aux genoux dans la vase.”&lt;br /&gt;    Laissant son troupeau redevenu calme à la vigilance de Tim, il contourne par la gauche en prenant au large, le bord de l’étang le séparant de l’apparition et se trouve bientôt face à une jeune fille immobile, vêtue d’un tee-shirt blanc orné en pleine poitrine d’une grosse rose rouge, d’un short trés court en toile de jean aux bords effrangés et chaussée  d’espadrilles bleu ciel toutes maculées de boue noirâtre. Elle tient dans sa main droite un énorme bouquet de bruyère callune dont le gris pourpré est égayé par le jaune éclatant de quelques iris d’eau tardifs. Ses cheveux longs, d’un blond de paille clair, sont relevés en un chignon dégageant une nuque fine et haute. De ses yeux verts, plissés, elle regarde venir à elle ce grand garçon.&lt;br /&gt;    _ “Bonjour , “dit-elle&lt;br /&gt;    _ “Bonjour,” répond Nicolas, la gorge légèrement nouée devant cette belle fille aguichante  en son accoutrement de touriste égarée.A coup sûr, pense-t-il, elle n’est  pas de la région car les mouniques par ici sont plutôt brunes aux yeux noirs.&lt;br /&gt;    _” Qui es-tu, d’où viens-tu ? “ demande-t-il&lt;br /&gt;    _ “Je suis Caroline et viens du camping de Pompanne où j’ai laissé ma famille au moment de la sieste en partant à vélo par la piste cyclable qui mène à Brousseau. Je me suis arrêtée pour cueillir ce bouquet et me suis trop éloignée pour retrouver mon vélo et la piste. Je marche depuis plus de deux heures sans savoir où je me trouve et suis crevée.”&lt;br /&gt;    _”Hé bien ! dis donc, tu as fait un sacré bout de chemin car ton camping est à environ huit kilomètres d’ici; si tu veux je vais rentrer mes bestiaux plus tôt que d’habitude et te ramener en mob jusqu’aux tiens. Demain tu pourras  aller chercher ton vélo par la piste.”&lt;br /&gt;    _ “D’accord, tu es chouette , et beau garçon en plus “, ajoute-t-elle. Nicolas rougit sous le compliment.Aucune fille de sa connaissance n’attaquerait un garçon de cette façon là, même l’Adine pourtant délurée qui n’a pas froid aux yeux.&lt;br /&gt;    Ils rejoignent le troupeau bien groupé sous l’oeil attentif de Tim qui s’approche et flaire l’inconnue. Un quart d’heure plus tard ils arrivent  à la bergerie où Nicolas, aidé du chien qui mordille quelques pattes traînardes, y parque les moutons, verse plusieurs seaux d’eau dans une grande auge en ciment et éparpille deux poignées de gros sel sur quatre pierres plates. Il ressort, referme la porte et tire un dernier seau du puits, ôte sa chemisette, s’asperge le torse, les bras et la tête puis s’ébroue, tout rafraîchi. Il va se saisir d’une serviette éponge dans la cabane peu éloignée de la bergerie et s’essuie tout en revenant vers le pas de la porte d’où il aperçoit Caroline, poitrine nue, s’asperger comme il vient de le faire. Bien entendu, des poupes à l’air, il en a vu d’autres car elles sont nombreuses sur les plages toutes proches.Même des nus intégraux dans les coins un peu sauvages sont monnaie courante; mais là, comme ça, en tête-à-tête, sans se connaître !&lt;br /&gt;    _”Eh, Apollon ! passe-moi ta serviette, s’il-te-plaît.” Elle s’essuie à son tour longuement, par petites touches, comme chatte à la toilette, caressant au passage ses tétons durs et ronds; elle dénoue enfin son chignon et sa chevelure se déploie en tombant dans son dos telle une cascade dorée. Le pauvre Nicolas prend des couleurs comme  fruits bien mûrs, pendant que Caroline entre dans la cabane.&lt;br /&gt;    _ “Dis donc, tu couches là dedans ? “ s’exclame-t-elle en apercevant une paillasse sur laquelle est déployé un sac de couchage usagé.&lt;br /&gt;    _” Oui, parfois, quand j’ai de quoi manger et que je sens que la nuit sera belle, je ne rentre pas au village. Bon, tant qu’il fait encore bien clair, veux-tu que je te ramène ?”&lt;br /&gt;    _” O.K, “ et elle enfourche aussi sec la mobylette que tient Nicolas. Aprés avoir attaché dans son dos et à la ceinture du short son bouquet avec une ligasse, elle plaque ses mains devenues libres  à même la peau, sous la chemisette de Nicolas qui tressaille à ce contact et démarre. Le trajet est vite avalé.Arrivés devant le camping, Caroline saute prestement à terre, s’approche de Nicolas et lui donne un baiser léger sur la bouche.&lt;br /&gt;    _”Ciao ! et merci, beau gosse. “ En deux bonds de gazelle, elle disparaît. Le garçon, tout jouasse mais ému et brouillé intérieurement, patiente quelques minutes pour que s’apaisent les battemens de son coeur et ralentisse le sang dans ses artères,avant de faire demi-tour.Il décide de rester à la cabane, voulant étre seul afin de pouvoir savourer tout le miel de cette rencontre.Il mange frugalement d’un quignon de pain dur et d’une croûte de fromage, se désaltère d’eau fraîche du puits et s’étend sur l’herbe rase, à quelques mètres de la bergerie pour éviter l’odeur forte du suint; Tim vient le rejoindre et s’allonge à son côté, museau posé entre ses pattes .&lt;br /&gt;    _”Tu te rends compte, quelle journée ! C’est tout de même une sacrée nana, drôlement gironde et qui n’a pas froid aux yeux; il faut que je sois un foutu couillon pour ne pas avoir essayer de la draguer, mais que veux-tu, j’ai été surpris.Et sa bouche !, un goût de framboise qu’elle a; je te dis que lorsque j’embrasse la Marianne du Grand Chêne, ça sent l’ail la semaine et le sent-bon de Prisunic le dimanche. Quelle différence !” Nicolas parle tout haut en prenant son can à témoin, témoin attentif qui bat de la queue de temps à autre pour acquiescer. De longues heures passent ainsi, chacun enfermé dans ses propres rêves.&lt;br /&gt;    Le lendemain matin, à la pointe du jour, à l’heure bleue où tombent le silence et la rosée, le berger fait le guet devant le camping sans trop savoir pourquoi. Dans sa tête, les mots et les gestes de la veille se bousculent encore et son corps lui rappelle les sensations merveilleuses éprouvées au contact des mains caressantes sur la peau de son ventre et des lèvres sensuelles sur sa bouche. Le temps passe.... Nicolas se raidit tout à coup car son regard vient de se figer sur Caroline sortant du camping son vélo à la main.Il ne se demande pas comment a-t-elle pu le récupérer si vite. Il ne voit que la jeune fille, vêtue d’un tee-shirt groseille et  d’un jeans de velours grenat, les cheveux noués en une magnifique queue de cheval. Elle va démarrer lorsqu’il l’apostrophe en s’avançant :&lt;br /&gt;    _” Holà ! Caro, où vas-tu si tôt ?”&lt;br /&gt;    _” D’abord, je vais où bon me semble,ensuite je ne vois pas en quoi cela puisse t’intéresser,&lt;br /&gt;vous n’êtes pas moisis dans le coin pour draguer de si bonne heure!”&lt;br /&gt;    _” Mais, Caro...”&lt;br /&gt;    _” Tu te trompes d’adresse, joli coeur et je n’ai pas de temps à perdre. “&lt;br /&gt;Là dessus, elle part d’un coup de pédale rageur. Nicolas reste tout marri et ne sais que penser. Soudain un aboiement lui rappelle Tim et les moutons.Il repart, penaud, en sens inverse et ouvre  en grand, sitôt arrivé, la porte de la bergerie qui vomit comme tous les matins son lot de bêlements monocordes, de tambourinages de centaines de pattes nerveuses et de bondissements aussi vigoureux qu’imprévisibles et désordonnés. Les bêtes impatientes savent, d’instinct, que par temps chaud et sec, les meilleurs moments pour brouter sont tôt le matin et tard le soir; cette débandade est accompagnée des jappements secs et répétés de Tim repre- nant son rôle de gardien. Les heures passent lentement et Nicolas à beau retourner dans sa tête tous les détails de ces deux rencontres, il  ne  peut comprendre les attitudes  aussi  différentes de Caroline  et en est  vraiment  malheureux. A-t-il fâché la jeune fille en s’affichant si tôt ce matin à son regard ? Il ne voit rien d’autre.&lt;br /&gt;    L’aprés-midi est bien avancé lorsqu’il observe Tim, à quelques mètres de lui, qui émet de petits jappements étranglés tout en fouettant de la queue. Il se retourne et voit Caro, semblable à la veille, toute souriante.&lt;br /&gt;    _” Bonsoir, beau brun” , et s’approchant, elle lui claque une bise sur chaque joue.&lt;br /&gt;    _” Bon...soir”, répond Nicolas abasourdi par cette douche écossaise.&lt;br /&gt;    _” Oh là là ! j’ai eu raison, qu’est-ce que tu piques ! Je t’ai apporté une lotion aprés rasage pour te remercier de ton dépannage, j’espère que cela t’inciteras à te peler tous les jours. “&lt;br /&gt;    _” Comment es-tu venue ?”&lt;br /&gt;    _” Ben, nigaud, par le chemin d’hier au soir; j’ai récupéré mon vélo et me voilà,tu es content ? J’ai amené mon sac de couchage et compte passer la nuit ici et il y aura une autre surprise tout à l’heure. “&lt;br /&gt;Nicolas est bras ballants et bouche bée, tu parles de surprise ! D’abord le fait qu’elle soit là, à portée de main, en chair et en os comme la veille; ensuite, de lui apprendre qu’elle va coucher ici même et enfin, de lui annoncer une autre surprise. Cela fait beaucoup pour un seul homme et son imagination travaille, travaille....&lt;br /&gt;    _” Oui, mais je n’ai rien pour manger et...”&lt;br /&gt;    _” Ne t’inquiètes pas, j’ai ramené dans mon sac plus qu’il en faut pour deux, tu verras.”&lt;br /&gt;Quelle fille, tout de même, pense le garçon: jolie mais capricieuse, aimable mais inconstante, enjôleuse mais revêche, la nuit et le jour, quoi!&lt;br /&gt;    Sur le chemin du retour, Caroline est en tête, suivie du troupeau, Nicolas ferme la marche et Tim virevolte tout autour en faisant resserrer les rangs. Ils canalisent les bêtes par la porte restée béante et, pendant que le berger leur distribue eau et sel, Caro entre dans la cabane. Lorsqu’il ferme le vantail derrière lui, Nicolas voit la jeune fille qui, comme la veille, poitrine à l’air, s’asperge d’eau.Il remarque  qu’elle a troqué son short contre le jean grenat   du matin et que ses seins sont aussi relevés mais paraissent plus petits.&lt;br /&gt;    _” Tu me passes de quoi m’essuyer, berger, s’il-te-plaît ! “Le ton de la voix est légèrement plus sourd. Quelque peu dubitatif, Nicolas ne veut pas penser que Caro puisse encore être en colère, de quoi ? Tout en s’approchant, il remarque les yeux plus gris que verts et songe alors aux contes et légendes racontés par sa mère lorsqu’il était enfant et dans lesquels se mouvaient beaucoup de fées et de génies, bons et mauvais. Ce n’est tout de même pas la Tiaoute-vieille. Revenant à la cabane, son désarroi augmente lorsqu’il aperçoit Caro déballant de son sac à dos un tas de provisions de bouche solides et liquides.Il revient sur le seuil, tout tourneboulé et constate qu’il n’y a personne autour du puits.&lt;br /&gt;    _” Bon, tout va être prêt mais je pense qu’avant de passer à table tu vas te raser et te rafraîchir avec ceci,” et elle lui tend le flacon promis.&lt;br /&gt;    _”Au fait, poursuit-elle, tu as bien dans ta bicoque trois assiettes et trois verres ?”&lt;br /&gt;    _” Oui, dans le placard derrière toi.” Il sort et se dirige vers le puits, se lave le haut du corps, trempe ses pieds dans un seau d’eau pendant qu’il se rase. Séché et pelé, comme dit Caro il asperge sa figure de lotion offerte puis revient, content et rafraîchi.&lt;br /&gt;    _” Approche, lui demande la jeune fille,viens te montrer et ferme les yeux.” Il obtempère et penche un peu la tête.&lt;br /&gt;    _” Comme il sent bon !” s’exclame-t-elle, et lui passant le dos de la main sur la joue, comme il est doux ! Cela mérite bien un bisou. “Alors, Nicolas reçoit simultanément sur les deux joues un long, trés long baiser appuyé et agréable. Il est aux anges, il tend les mains mais réalise en un éclair l’impossibilité pour Caro d’avoir pu l’embrasser des deux côtés à la fois. Il ouvre les yeux et recule de trois pas. De quel mal est-il atteint ? Tout ce qui lui arrive depuis vingt-quatre heures est extraordinaire et jamais il ne s’est trouvé en une telle situation. Il voit Caro dédoublée, devant lui , qui sourit , pouffe et finalement éclate de rire en s’étranglant et  mouillant  ses paupières. Il croît rêver, se pince, appelle Tim qui frétille non seulement de la queue mais de tout son corps en lui léchant les mains. Il referme les yeux un instant, les rouvre, fait le geste de la main comme pour effacer quelque chose ou entr’ouvrir un rideau. Deux Caro lui font toujours face, pommettes rosies et regards humides par le fou rire enfin maîtrisé.&lt;br /&gt;    _” Oh, oh ! Nicolas, reviens-nous vite. C’est moi, Caro et je te présente ma soeur jumelle  Muriel qui a aussi porté son sac de couchage et avec ta permission nous aimerions toutes les deux passer  trois jours avec toi, Tim et tes brebis. Un petit retour à la terre si tu  veux. “&lt;br /&gt;    Caroline alors avance à  toucher le garçon encore sous le choc et lui baise la bouche de ses lèvres au goût de framboise, fait un pas de côté pour laisser sa soeur Muriel en faire autant et, frappant dans ses mains, annonce de sa voix claire au trés léger accent  gavache.&lt;br /&gt;    _” A table ! on mange maintenant.”&lt;br /&gt; Tim, qui n’a pas compris grand chose lui non plus à tout ce tralala et ces embrassades, connaît bien ce que le mot manger veut dire et manifeste son contentement par une série de petits jappements aigus émis en droite ligne par son estomac affamé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Glossaire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jaugue  = Jonc mais aussi Jonchaie ou Joncheraie.&lt;br /&gt;Callune  = Bruyère cendrée&lt;br /&gt;Mounique  =  Femme ou jeune fille vive, délurée plutôt sympa.&lt;br /&gt;Poupes  = Seins&lt;br /&gt;Ligasse  = Bout de ficelle, de tissu, etc...&lt;br /&gt;Jouasse  =  Content, heureux.&lt;br /&gt;Sent-bon  =  Parfum bon marché.&lt;br /&gt;Can  =  Chien.&lt;br /&gt;Tomber  =En parler “bordeluche” le jour, la nuit, la bruine, le brouillard, la rosée, etc..., tombent&lt;br /&gt;Tiaoute-Vieille  = La mauvaise fée, l’inverse de Mélusine.&lt;br /&gt;Gavache  =  Du nord de l’estuaire soit le charentais.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-7453680776578988914?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/7453680776578988914/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/11/heureuse-meprise.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/7453680776578988914'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/7453680776578988914'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/11/heureuse-meprise.html' title='Heureuse méprise'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-7672180351383509721</id><published>2009-11-28T03:00:00.000-08:00</published><updated>2010-04-18T05:50:57.612-07:00</updated><title type='text'>Vengeance froide</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(204, 102, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Un jour une porte est enfin vengée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;de la toujours laisser entrebaillée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;par un long sillon large et trés profond&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;rouge et cruelle balafre à mon front.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-7672180351383509721?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/7672180351383509721/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/11/vengeance-froide.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/7672180351383509721'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/7672180351383509721'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/11/vengeance-froide.html' title='Vengeance froide'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-4179647465214708688</id><published>2009-11-28T02:52:00.000-08:00</published><updated>2009-11-28T02:58:50.661-08:00</updated><title type='text'>En pure perte</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Le li-on venu vieux a perdu sa crinière,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;son allure engourdie trahit un net déclin;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;dans ses yeux larmoyants se lit une prière:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;il essaie de rugir,gueule bée,bien en vain.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-4179647465214708688?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/4179647465214708688/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/11/en-pure-perte.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/4179647465214708688'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/4179647465214708688'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/11/en-pure-perte.html' title='En pure perte'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-2531129302240083931</id><published>2009-11-25T06:03:00.000-08:00</published><updated>2009-11-25T06:10:20.381-08:00</updated><title type='text'>ECOUTEZ</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 102, 0); font-family: arial;"&gt;Écoutez-le bruisser, caressant la ramure&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 102, 0); font-family: arial;"&gt;par un matin d’été en un bourdonnement,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 102, 0); font-family: arial;"&gt;gémir le soir venu en un bien doux murmure&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 102, 0); font-family: arial;"&gt;pour accueillir la nuit par un susurrement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 102, 0); font-family: arial;"&gt;Écoutez-la couler, musser dans les pâtures&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 102, 0); font-family: arial;"&gt;en des glouglous joyeux, en chuchotis riants,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 102, 0); font-family: arial;"&gt;bondir sur les rochers en mille éclaboussures,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 102, 0); font-family: arial;"&gt;en vi-o-lents fracas et en vrombissements.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 102, 0); font-family: arial;"&gt;Écoutez-le gronder pendant sa déchirure&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 102, 0); font-family: arial;"&gt;puis tonner sèchement en brefs éclatements,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 102, 0); font-family: arial;"&gt;striant le ciel noirci d’éclatantes zébrures&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 102, 0); font-family: arial;"&gt;puis s’éloigner au loin en de sourds grognements.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 102, 0); font-family: arial;"&gt;Écoutez-la mugir à plusieurs encablures&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 102, 0); font-family: arial;"&gt;toute grosse soudain houspillée par le vent,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 102, 0); font-family: arial;"&gt;ou clapoter gaiement lorsque dans les voilures&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 102, 0); font-family: arial;"&gt;souffle une faible brise en légers frôlements.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 102, 0); font-family: arial;"&gt;Écoutez-le chanter, célébrer la nature&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 102, 0); font-family: arial;"&gt;de l’aube au crépuscule avec ravissement,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 102, 0); font-family: arial;"&gt;libre de vivre gai sans aucune clôture,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 102, 0); font-family: arial;"&gt;d’être un saltimbanque dans ses envols grisants.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-2531129302240083931?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/2531129302240083931/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/11/ecoutez.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/2531129302240083931'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/2531129302240083931'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/11/ecoutez.html' title='ECOUTEZ'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-9177042942140683963</id><published>2009-11-24T06:18:00.000-08:00</published><updated>2009-11-24T06:26:36.680-08:00</updated><title type='text'>Trois petites larmes</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(51, 255, 255);"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 204, 204);font-size:130%;" &gt;Trois petites larmes&lt;br /&gt;ont perlé à tes yeux&lt;br /&gt;tremblantes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;noyant ton gros chagrin d'enfant&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois petites larmes&lt;br /&gt;ont perlé à tes yeux&lt;br /&gt;sont tombées&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;purifiant ton doux regard si bleu.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-9177042942140683963?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/9177042942140683963/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/11/trois-petites-larmes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/9177042942140683963'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/9177042942140683963'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/11/trois-petites-larmes.html' title='Trois petites larmes'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-5190790611054422690</id><published>2009-11-16T07:46:00.000-08:00</published><updated>2009-11-16T08:09:49.739-08:00</updated><title type='text'>Mon premier voyage</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic; font-family: arial; color: rgb(204, 0, 0);"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Juillet 1938&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;    Je suis parti trés tôt en ce matin maussade, sac au dos et bâton à la main, sous une fine bruine voilant les alentours comme un jour de Toussaint. Le poncho bat mes flancs et mes lèvres crachotent des insultes au vent, tandis que mes souliers barbotent en des pas hésitants. Mes premièrs congés payés ! Deux semaines récompensant une année de labeur passée en verrerie dans le bruit infernal et l’accablante chaleur. J’ai seize ans et veux découvrir le monde que je ne connais point  si ce n’est quelques arpents chez moi et en Gironde.Apprenti en pension j’ai laissé mes parents dans la vieille maison où j’ai grandi, enfant, à deux cents kilomètres sur le causse infertile, au-delà de vaux et de monts dont les silhouettes en ma mémoire, défilent.Sans en avoir parlé je veux que leur surprise soit aussi forte qu’espéré mon désir d’aller les embrasser puis de revenir comblé de cette folle entreprise.&lt;br /&gt;    Un vent fort d’océan, au goût d’algue et de sel, chasse des nuées galopantes tels des moutons peureux mordillés par les chiens, dans un ciel rosissant sous les rayons timides d’un soleil se levant tout brouillé et livide. Mon pas est assuré en traversant Garonne sur le vieux Pont de Pierre au pavé tout mouillé, laissant derrière moi la grande ville atone où grouille pourtant déjà la vie tout au long de ses quais. Par la rive droite je longe la rivière bordée de grêles pontons  emmêlés de filets et de jolies campagnes, ces demeures cossues de bourgeois bordelais qui voient aux équinoxes passer le mascaret, cette vague grondante au début des marées.&lt;br /&gt;    Le ciel s’est dégagé, un chapeau de gendarme   y apparaît, tout bleu.Il ne bruine plus et j’ôte mon poncho. C’est le mois de juillet et je suis heureux. La terre chaude fume en des buées légères s’écharpant mollement. L’île d’Arcins, refuge pour oiseaux migrateurs, est déjà loin derrière et je vais vers Latresne, traversant le palus. Je grimpe à mi-coteau où débute la vigne dont les plants de merlot en bon ordre s’alignent, pour découvrir Bordeaux et son plan curviligne. Je reste stupéfait devant cette étendue que souligne à mes pieds le grand fleuve boueux, barrée à l’horizon par le vert océan de la forêt de pins qui s’offre à ma vue.&lt;br /&gt;    Je reprends le chemin étroit, dit de crêtes, qui mène à Camblanes et à son colombier, bâti par le Duc d’Epernon, qui abritait jadis mille paires de pigeons. Une dernière fois je regarde le fleuve tout piqueté  de gabarres ventrues qui, nonchalamment, sur le flux descendant se meuvent et semblent passer un à un tous les petits ports en revue. J’allonge le pas sous un soleil tempéré et, de dos de moutons en vallons, je fonce sur Créon. Je me repose un peu sous les couverts à arcades de la place carrée de cette bastide anglaise. Je bois à petites gorgées l’eau fraîche d’une fontaine adossée à l’angle d’une androne.&lt;br /&gt;    Je décide de poursuivre jusqu’à La Sauve Majeur pour y passer la nuit. J’y parviens au mitan de l’aprés-midi, quelque peu fatigué et les pieds échauffés par une ardeur trop vive à vouloir avancer. Il faudra que je freine cet entrain si je veux atteindre le but encore lointain. Je dépose mon sac à l’auberge, ôte mes gros souliers et mes chaussettes en sus, sombre dans un demi-sommeil dont je n’émerge qu’au son des cloches annonçant l’angélus. La soirée est douce. Le clocher octogonal qui domine les ruines, éclaboussé encore de rayons fauves, flamboie, roussit et enflamme la vieille abbaye d’où surgissent comme des fleurs d’admirables chapiteaux romans. Combien de pélerins se sont-ils arrêtés au cours des siècles lointains, allant à Compostelle par le si long chemin, pour y faire bénir seul ou en famille, bourdons, panetières et coquilles. Tout respire la paix, tout semble serein, seuls, quelques moineaux piailleurs picorent du crottin.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Debout à l’aube blanche, tout mon corps reposé, je repars et enclanche une allure dosée. Parvenant à Targon sous l’aurore levée et le chant de vieux coqs enroués, aux laudes du réveil où les fenêtres s’ouvrent, embuées de sommeil que les volets découvrent. Les croupes sont boisées et les vallons humides exhalent un brouillard de vapeurs translucides. Tout invite à la joie. Je me mets à chanter et mon ranz se déploie dans un air bien léger. Perché sur sa motte, Montignac aux aguets, curieux me semble-t-il de se voir traverser par un jeune inconnu au paraître étranger, écarte ses rideaux, fait rentrer ses poulets. Qu’importe ! Le soleil suit sa course, irradiant les poussières suspendues dans l’air pur, inondant de lumière les lourds épis barbus, dardant de fins rayons sur les trous d’eau perdus, étonné de pouvoir s’y mirer, auréolé d’azur. Sur le chemin pierreux, exalté par l’air vif, je fais trois pas de danse, tout joyeux, guilleret; sur toutes les hauteurs les moulins bien dréssés me donnent la cadence de leurs ailes éployées. La vigne est là, omniprésente, et semble encore gagner du terrain sur ce terroir propice à tous ces ceps tordus, qui donnent de beaux grains; la grappe est bien fournie et se dore au soleil, espérant pour septembre offrir un jus vermeil.&lt;br /&gt;    Arrivé à Coirac je vais droit m’abreuver à la source connue pour ses nombreux bienfaits, car les dons guérisseurs de son précieux breuvage, attirent les malades en longs pélerinages. Je repars rafraîchi sur un herbeux chemin, poursuivi sans raison par de rouvieux mâtins; je lève mon bâton et comme par miracle, cette bande galeuse reflue en débâcle. Puis voilà Castelvieil dont la modeste église, s’orne d’un somptueux portail, large, profond de cinq voussures en plein cintre sur les rouleaux desquelles on peut notamment voir les Vertus terrassant les Vices. Ces femmes, belles et victorieuses, foulent de leurs pieds, serpents et autres bêtes affreuses.Sur un autre rouleau se déploie le Zodiaque, calendrier des travaux tout au  long de l’année; personnages, animaux, outils et symboles, s’entrecroisent et se mêlent comme s’ils avaient vie. Debout prés du moulin  je parcours du regard ces doux vallonnements et la houle des vignes, qui doivent aux vendanges, retentir de cris et de rires. Au lointain de ce vaste territoire, vers la Benauge, les collines se dressent, coiffées de leurs clochers entourés de cyprés, paysage de Toscane en pays bordelais. Je suis au milieu du vignoble, la vigne est partout, s’étend, coule sur les versants, remonte sur les croupes, toujours exposée au soleil, envahit bosquets et bois petits, landes et pâtis, cultures et prairies, jusqu’aux quatre portes de Sauveterre-de- Guyenne, autre bastide anglaise, jalouse de sa place à couverts. J’ai une adresse où pouvoir dormir, donnée par un copain apprenti.Sa tante avertie, m’accueille à bras ouverts. Quel réconfort !Je remercie. Tout mouillé de sueur je plonge dans l’eau de la baille, barrique coupée en deux par son milieu et, dans la cour à ciel ouvert, je me lave et m’ébroue comme un jeune chien. La tante m’a certainement vu, car toute rouge encore, d’un grand éclat de rire, me présente au mari qui, sans autre façon,muni   d’un seau d’eau et d’un savon, va prendre possession de la salle de bain maison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Me voilà reparti le lendemain matin, mon sac bien garni d’un gros pâté, de trois boudins et par dessus, en travers, une miche de bon pain. J’ai dormi dans un lit moelleux, déjeuné d’un bol de lait crémeux pour faire descendre  une soupe épaisse aux haricots acompagnés d’un manchon de gigot. J’ai serré en homme la main rugueuse de l’oncle et fais claquer deux grosses bises sur les joues fraîches de la tante. Maintenant, heureux comme un pinson des vignes, je chante à tue-tête :  “Sont les filles de la Rochelle, qu’ont armé un bâtiment, qu’ont armé un bâtiment, pour aller .....” L’orchestre est dans le ciel avec le gazouillis sans fin des hirondelles et les longs cris acérés des martinets, qui déchirent l’azur de toutes leurs ailes en rendant ainsi l’air bien plus léger.&lt;br /&gt;    Déjà au loin se dessine, sur son vertigineux éperon rocheux, la bourgade fortifiée, ancien castrum romain, de Castelmoron d’Albret, chef-lieu à la Révolution, d’un canton nain. C’est la plus petite commune de France qui, passée sa porte du moulin, offre avec exubérance, surplombant le caillouteux chemin, ses vieilles maisons aux galeries  de bois superposées, bâties sur des remparts aux vestiges écornés. Tout  en bas, comme dans un écrin, "le prés aux ânes", dont l’herbe grasse et drue rappelle un tableau angevin, invite à rafraîchir et reposer la vue. Un char à boeufs lourdement chargé me croise en couinant et grinçant de ses épaisses roues, aux bandages de fer, tandis que le fouet sifflant du jeune bouvier zèbre l’air. Les mufles des animaux d’où pendent de longs filets de bave, sont recouverts de protège-mouches, sortes de résilles tricotées en gros fil de coton, accrochés aux cornes et chacun orné de pompons.&lt;br /&gt;    Le vignoble s’éclaircit, des bosquets ça et là mitent le paysage vinicole; c’est la fin de l’Entre -Deux-Mers, cet océan de vignes entre Dordogne et Garonne. En traversant l’un de ces petits bois, j’emplis mon chapeau de fraises sauvages au parfum si subtil. L’air est frais. Je fais halte, assis sur un vieux tronc abattu par le vent un jour de grand péril. Sur une épaisse et large tranche de pain prélevée à la miche, je maintiens du pouce un morceau de boudin, tandis que du couteau tenu dans l’autre main, j’y découpe une rondelle à chaque bouchée nouvelle. Au bas de Monségur, l’eau froide d’une fontaine alimentant le lavoir communal, rafraîchit mes bras et mon visage. Deux femmes sont à la peine, donnant de grands coups de battoir sur des draps en toile métisse, épais et lourds, qu’elles vont étendre sur l’herbe du pré, afin qu’ils soient d’une blancheur éclatante et sentent frais la menthe foulée. Je monte à l’assaut de la bastide aux quatre portes dominant le Dropt. Elle eut dès le quatorzième siècle ses consuls et son prévôt. Je déambule à l’ombre des couverts de sa grande place rectangulaire, redescends par une ruelle bordée de maisons séculaires à étages en encorbellement, traverse la rivière aux eaux claires par un vieux pont gothique , brûlé par un soleil flamboyant, et continue ma course chaotique à travers prés, à travers champs. Je retrouve le Dropt lové au pied de Duras, servant de frontière départementale. En levant les yeux, j’aperçois, cent vingt mètres plus haut, le château accroché à un éperon du plateau, dominant la large vallée de la rivière et , dans le lointain immobile, vers le soleil couchant à la déclinante lumière, la vaste et limoneuse vallée de la Garonne, si calme, si fertile, entre Marmande et La Réole.&lt;br /&gt;    Je découvre un local en partie désaffecté, ancien soi-disant hangar aux grains où deux à trois châlits s’entassent aux côtés de paillasses bourrées de crin. Muni d’une couverture fournie par le garde-champêtre, vieil homme aimable à qui j’ai promis de la lui ramener le lendemain matin, je me couche à l’heure des poules aprés avoir mangé et soigné mes ampoules; percées d’une aiguille en y laissant un bout de fil, la sérosité s’en écoulera sans péril de voir ces petites plaies ennuyeuses, devenir par la suite douloureuses. Aprés un rapide calcul, si je veux réussir mon entreprise, il faut que par le cumul, en huit jours je concrétise, le parcours que j’ai à faire pour rejoindre père et mère; donc trente kilomètres à parcourir journellement sont nécessaires pour arriver au bout de mon aventureux itinéraire.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Pommade sur les blessures, sans faire de toilette, j’ai remis la couverture sans tambour ni trompette, à l’homme abasourdi de me voir partir ainsi dès potron-minet, sans avoir déjeuné. L’aube dégringole à travers taillis et vignes, les bras des arbres au bord du plateau semblent me faire des signes dans un ciel gris strié de lueurs rosâtres; je vais ainsi dans une atmosphère douçâtre, à courtes enjambées sur une sente mal tracée, rejoindre en contrebas la rivière qui serpente en un long pointillé de lumière, bordée de trembles, de peupliers et de saules, branches entremêlées en une bruissante farandole. Le village est maintenant loin derrière, toujours aussi haut perché sur son éperon , semblant se dresser en un équilibre audacieux, mais pourtant uni étroitement au firmament et accroché à la terre fermement. La chaleur emmagasinée depuis plusieurs jours est déjà là et la nuit ne fait pas baisser la température des thermomètres  des alentours. Tout en pensant qu’il me faut avancer si je veux éviter les heures chaudes de l’astre roi à son zénith, j’arrête la marche, pose mon sac à terre, me déshabille et, nu, pique une tête dans la fraîcheur de l’onde, satisfaisant mon irrépressible prurit. Savonné, rincé, séché, mon corps propre et délassé se réjouit encore plus à l’odeur du pâté.&lt;br /&gt;    Splendeur ! Le soleil levant lui aussi se dévêt du manteau de la nuit, rougeoie à l’horizon de son sang reposé, traque les ombres qui s’enfuient, se dresse au-dessus du coteau plus encore, s’enflamme enfin en lançant dans le ciel une poussière d’or. Trois heures plus tard je passe  Miramont de Guyenne d’un pas bien cadencé, en suivant la Dourdenne, ayant abandonné le Dropt en aval, du côté de Nicaud. Tout un troupeau me regarde passer Deux à trois bêtes se mettent à meugler puis, curieuses, s’approchent toutes de la clôture, naseaux humides, faisant bordure pour saluer mon passage discret, rassuré tout de même par les fils barbelés. Prenant comme un grand mon courage à deux mains, j’arrache une poignée de luzerne dans le champ voisin, la tends avec timidité vers les langues râpeuses, mais quelle dérision, car même une faucheuse à son plein rendement ne pourrait satisfaire ces gentils ruminants. Un nuage de taons enveloppe les bêtes, bourdonne à chaque coup de fouet que lui donnent les queues, se repose aussitôt en ronflant sur les têtes, cerclant d’oeillets sombres tous ces grands et doux yeux.&lt;br /&gt;    Je marche et marche encore sans plus trop regarder les collines, les croupes arrondies, la mollasse affouillée que ravinent les nombreux affluents des deux grandes rivières, sculptant depuis des siècles des vallées régulières, dominées parfois de quelques buttes arides couronnées bien souvent de villages bastides. Monbahus enfin au loin, se dessine sur sa butte perché. Le village domine de ses cent trente mètres de petites vallées où la brume de chaleur, d’une épaisseur bleutée, rappelle des feux d’herbes sèches, les soirs de jours d’été. J’y arrête mes pas, tout suant et fourbu mais tellement heureux du chemin parcouru. Je ne regrette pas de voir au loin Cancon, trente-cinq kilomètres, c’est plus que de raison. De petits chemins creux en routes empoussiérées, de sentiers tortueux en ravines encaissées, j’ai marché tout le jour jusqu’à son crépuscule, sous un soleil de plomb, sans être ridicule. Je tends l’oreille au murmure d’une source bien vive qui va me permettre, pour sûr, de faire un semblant de lessive. J’ôte mes vêtements tout mouillés de sueur, enfile ma rechange fleurant la bonne odeur, savonne, rince, étends chemise, short, chaussettes, comme fanions au vent un jour de grande fête. Je m’installe à demeure trouvant le lieu joli. Le murmure du vent, des bruits d’ailes et de feuilles, des soupirs prolongés et de tout petits cris, peuplent les environs que le silence effeuille. Sur ma tête ravie, les étoiles filantes, tracent à l’infini des routes innocentes que mes rêves d’enfant emprunteront un jour, pour aller de l’avant et rencontrer l’amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    J’ai bien dormi ma foi, mes seize ans y sont pour quelque chose. Je récupère mon linge sec, fait ma toilette de chat à la source et démarre en traversant le cimetière tout en me demandant si tous ces frôlements, ces soupirs, ces murmures entendus, ne venaient pas de là.Quatre à cinq grands arbres effeuillés par le vent, un mur d’enceinte en pierre grise, moussu, en partie éboulé où s’accrochent quelques pieds de joubarbe, des grilles rouillées, des croix penchées, fatiguées sans doute pour l’éternité, me prouvent que ceux d’ici ne sont plus visités. Tant mieux, car ils reposent en paix avec vue imprenable sur un moutonnement verdoyant de coteaux tout bossus où quelques buttes, çà et là, à l’érosion plus lente, se dressent environnées de vignes devenues rares, de champs de blé, de seigle, piquetés du rouge des ponceaux, de carrés de tabac aux larges feuilles odorantes, de bosquets claisemés, de tuiles rouges des hameaux.&lt;br /&gt;    Je coupe à Cancon la Nationale 21 qui relie Agen à Limoges. Le paysage reste attrayant car diversifié, mais prairies et pâturages se rapetissent, la vigne s’accroche encore ici ou là, les vergers s’éclaircissent, les bois se peuplent de châtaigniers, des plaques calcaires affleurent mais dans les creux des valllons de multiples cultures, véritables damiers, quadrillent les bas-fonds où les rivières coulent entre des alignements de peupliers, de saules et d’aunes. C’est le nord du Lot-et-Garonne jouxtant le sec Quercy et le Périgord noir. Voici Monflanquin, dressé à cent quatre-vingt mètres sur sa colline, surveillant au nord-est le château de Biron, mais aussi ses voisines Castillonnès, Villeréal, Villefranche, Monpazier, Villeneuve, toutes belles bastides, ses soeurs des environs. Les vieilles maisons aux toits de tuiles rondes s’alignent tout autour de la place, dominant les couverts et leurs belles cornières, s’arc-boutant à la pente avec audace. L’église à la façade fortifiée, permettait en cas d’alerte de s’y réfugier. La Lède, gros affluent du Lot, entaille le plateau et encaisse des gorges profondes, offrant de merveilleux tableaux à mon regard émerveillé qui vagabonde. Mais il faut repartir, arrêter de rêver, l’étape n’est pas terminée.&lt;br /&gt;    Il fait chaud, presque lourd, pas de vent et point d’air. Je ne perçois aucune présence. En un mot, ce parcours devient harassant, presque l’enfer dans un étonnant mais trés pesant silence. J’arrive à Monségur avec Fumel en point de mire. Que c’est dur tout à coup, lorsque l’espoir chavire ! A l’auberge on me dit que durant la nuit le temps va basculer et l’orage éclater, car toutes ces fulgurations qui illuminent le ciel sans arrêt, l’annoncent. Je me couche trés tôt avec le moral en berne et dans mon ciboulot roulent des pensées bien ternes. Au milieu de la nuit, j’entends dans mon sommeil, de curieux miaulements me mettant en éveil: c’est le vent traversant la tuilée. Par instant, les grincements des troncs plus ou moins torturés, les gémissements des branches vrillées, les claquements de celles qui, mortes, sont cassées, mais plus lugubrement encore, les sifflements de la houle dans les cimes échevelées, me font frissonner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Au petit matin, plutôt par habitude que par désir, c’est avec hébétude et de bien gros soupirs que je reprends la route, car au fond de moi-même, je doute. La nuit accouche d’une aurore venteuse, ni brune ni grise mais dense et gorgée d’eau. Le vent fatigué de sa nuitée hargneuse, ne hurle plus mais enlace, pactise, pétrit, se secoue, se relâche et revient , rageur, en sifflant comme dix harpies sur ce jour terne, blafard, qu’il veut mettre en charpie. Il ne pleut pas mais tout semble mouillé. J’emprunte un layon au milieu de bruyères qui égouttent leurs perles sur mes souliers cloutés. Au sortir du bois, mon regard découvre des lambeaux d’écharpes de brume accrochés à chaque épineux, au moindre petit rouvre, s’effilochant au travers des taillis et des haies, caressant dans leur mouvance ouatée le haut des herbes folles, prêtant à ce paysage irréel et fantasmagorique, un pôle où trolls et elfes evanescents, apparaissent magiques et dansent aux bras de farfadets agiles. Mon esprit est parti au royaume des fées. Rêver c’est bien, marcher c’est mieux.&lt;br /&gt;    Je traverse Monsampron-Libos, dominé par son église romane et suivant sans biaiser mon ténu fil d’Ariane, arrive droit au Lot en laissant sur la gauche Fumel l’industrieuse, ses odeurs, ses fumées, ses hauts-fourneaux et son minerai. Je passe sur la rive droite à Condat et un kilomètre plus loin, dans le département por- tant le nom de la rivière. Je monte à Cavagnac, perché à deux cent-huit mètres,pour apercevoir les premiers cingles  du Lot.Tout est verdoyant et je peux me rendre compte à vue d’oeil, qu’il y a davantage de chemins communaux, de petites voies vicinales reliant les hameaux et les bourgs entre eux, que signalés sur ma carte routière. Je n’ai pas l’intention de zigzaguer en suivant plus ou moins les méandres, mais d’aller au plus court.Que de temps et de persévérance a-t-il fallu à la rivière, toute dorée en ce moment par le soleil revenu et qui fume comme une soupe chaude, pour se frayer un passage au travers des causses quercinois. Le moral est remonté et le coup de bambou effacé. Tout est beau et riant, la riche campagne déploie les alignements impeccables des pieds de tabac et des ceps de vigne plantés au cordeau. Les vergers assez nombreux mais de dimensions modestes où pruniers, cerisiers et pêchers prennent petit à petit la place des châtaigniers et des noyers. Au bord de l’eau, ce ne sont que jardins maraîchers se succédant. Plus en retrait, sur de larges terrasses, champs de maïs pour la volaille, plantes fourragères pour le bétail et prairies s’entremêlent. Toutes les nuances de vert sont représentées.&lt;br /&gt;    J’arrive à Puy-Lévêque tout étagé en terrasses au-dessus de l’eau. Ses vieilles maisons de pierre ocre s’illuminent aux rayons obliques du soleil déclinant. Le puissant clocher de l’église fortifiée s’élève haut et fait pendant au donjon, vestige de l’ancien château. A la sortie du bourg, un cycliste courbé sur un tandem me dépasse et s’arrête plus loin, son pneu avant percé. Je l’aide à réparer. C’est un jeune mais plus âgé que moi. Apprenant ma destination, gentiment il m’invite à prendre possession du siège arrière vide. Les cinq kilomètres  jusqu’à Prayssac sont vite avalés malgré plusieurs raidillons.Nous voici chez ses parents, maraîchers du cru. Je ne  veux pas entrer mais devant ce refus, il s’adresse au papé, lui disant tout de go: “il arrive à pied de Bordeaux”. Alors, le grand-père debout sur le trottoir, sourit des trois dents qui lui restent, me saisit par le bras  et d’un simple geste m’invite à m’asseoir. Les parents sont de braves gens qui veulent me gaver car à cet âge, disent-ils, sur les chemins on ne doit pas tous les jours manger à sa faim. La soupe épaisse, fumante, qui fait tenir son homme debout, puis le chabrot en appétence, vous ravigotent un bon coup. Jambon frit, salade aux noix, fromage et fraises du pays, vraiment, il y a de quoi ! Le papé  s’impatiente car il veut me conter toute son expérience de patron batelier :&lt;br /&gt;    _Tout au long des rivières, principaux affluents de la toute première venant du Val d’Aran, les petits ports fleurissent et au bord de leurs quais tous les bateaux esquissent un grand corps de ballet. Sapines et gabarres  emplissent cales et soutes du fer, du bois, du charbon venant des ségalas, outre le blé, la laine et les vins des causses, ou bien déchargent, venant de Bordeaux, épices, sucre, sel, tissus, poissons séchés et vins du bordelais. Intense activité tout au long de l’année pour la batellerie qui trouvait sa main-d’oeuvre dans la paysannerie. A Bordeaux, Bègles ou Bacalan, nos bateaux accostent savamment, serrés les uns contre les autres, attendant patiemment que les grues et dockers vident enfin leurs flancs. On recharge toujours avant d’appareiller à la marée montante, mais avant on fait un tour dans les bistrots du port, sans perdre contenance. Ah ! Bordeaux !!&lt;br /&gt;Le vieil homme rêve à sa jeunesse heureuse. Je couche au grenier sur une paillasse garnie de feuilles de maïs qui crépitent à chaque changement de position.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    J’ai mal dormi, ayant trop mangé hier au soir, et le petit verre de marc que le papé a tenu à me faire avaler n’a pas arrangé les choses. Tôt levé, tôt parti, j’ai pris la direction de Luzech où j’ai l’intention de changer de rive. Bâti sur un isthme formé par la presque parfaite boucle d’un méandre et depuis la nuit des temps fréquenté par l’homme, le petit bourg s’abrite à l’ombre de son promontoire central que le Lot a contourné en créant l’un de ses plus beaux cingles. Beaucoup de choses à voir sans doute mais je n’ai plus le temps car il me reste encore à parcourir une soixantaine de kilomètres pour arriver à bon port, soit deux pleines journées pour revoir la maison où je suis né. Je dois même éviter Cahors que je connais d’ailleurs. A mi-journée, je suis aux environs de Villesèque. Le paysage a changé complètement.Les hameaux sont trés disséminés et s’abritent du vent du nord aux pieds des plateaux. Les arbres, plus rabougris que dans la large vallée, s’agrippent de toute la force de leurs racines crochues aux pentes raides, cherchant prise dans la terre rare, d’entre les éboulis. Je casse la croûte au bord d’une friche où quelques vieux ceps tourmentés  disparais sent dans de hautes herbes, des chardons velus et des ronces griffues. En contrebas, sur d’assez grands espaces courant à l’infini sur les plateaux calcaires, escarpements et ravins s’entrecroisent et abritent de maigres genêts finissant de fleurir en modestes coulées d’or en fusion. Sur ces terrasses crayeuses rapiécées de toutes parts de petits champs de seigle, se décèle la sécheresse dépouillée de friches stériles aux terres âpres de bruns brûlés. Penser qu’à quelques heures de marche, du pays d’où je viens, c’est le vert paradis, diamant dans son écrin et qu’ici c’est tristesse et désolation, pas tellement loin en fait de ma maison.&lt;br /&gt;    Je repars et avance à nouveau face à un méchant vent levé, sec et chaud,  desséchant l’atmosphère et les lèvres, soufflant à hauteur d’homme et assoiffant la terre. Du côté des Roques, au nom prédestiné, j’ai perdu mon chemin et ne peux m’orienter car étant dans un creux mon regard cherche en vain une issue en ce lieu. Il faut m’élever. Une paire d’heures plus tard, une route goudronnée s’offre à moi. Je la suis un moment jusqu’à un carrefour :tout droit,Cahors à quatorze kilomètres  et Lalbenque à dix-huit sur le côté, avec détour. Je choisis la seconde indication  mais partant en droite ligne je sais avec raison que même rectiligne mon élan n’ira point jusque là. Je me repère au soleil déjà bas et par une sorte de piste, ancienne draille sans doute, je reprends, fataliste, ma longue et pénible route. Ce pays est vraiment désertique, je ne vois ni de prés, ni de loin, aucun chien famélique, même pas un chrétien. Des friches qu’entourent de petits murs de pierres entassées prouvent que patiemment des champs furent épierrés. Seule de temps à autre, une gariotte en partie éboulée atteste de l’abri bâti par des bergers. J’en vois une à ma droite qui semble encore entière, j’y entre en me courbant puis obstrue aux trois-quarts l’entrée avec des pierres que j’y trouve dedans. Le crépuscule jette un dernier rayon purpurin, le silence est total et la fatigue assomme d’un sommeil trés soudain l’enfant qui se croyait surhomme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Je suis tout courbatu et de méchante humeur car j’ai soif et j’ai faim et ne sais où je suis. Je ne distingue qu’une faible lueur par le trou d’aération de mon précaire abri. Je sors dans ce glauque matin où la fraîche tombe sur les épaules, grignote un vieux quignon de pain en rêvant de profiteroles, une des spécialités culinaires de ma mère, sucrées ou salées, au chocolat ou au fromage, qu’elle sert à tous les anniversaires des petits et des grands. Que la vie est dure en ce début de jour, terminerai-je enfin l’interminable parcours ?Ma gourde est vide d’eau, mon ventre crie famine, c’est le bout du rouleau et j’ai bien triste mine.&lt;br /&gt;    Passant par Lalbenque, j’y prends mon déjeuner : grand bol de café au lait et nombreuses tartines beurrées, ça va mieux. A ventre rassasié, regard plus assuré. J’entre dans mon pays que l’on appelle causse, mais un causse nourri de bonne terre arable permettant des cultures diverses. Le jour enfin levé dirige bien mes pas. Mes pieds “ sentent “ le sol, mes narines frémissent aux effluves connus qui flottent dans l’air léger. Le soleil éclaire le paysage familier d’une douce lumière. Les premiers pigeonniers, l’orgueil de la région, me semblent encore plus beaux. Les maisons “ à hauteur “ me sont à nouveau familières, bien carrées, bien ancrées, enfin bien accueillantes. Les hautes futaies du bois de Grézal qui m’effrayaient gamin par leurs ombres profondes jamais pénétrées par le soleil, et qui abritent tout un peuple inconnu, pleurent de toutes leurs gouttes sur mes anciennes peurs. Je passe par les mas de Vers, de Rol, de Piccoz, de Vaux, des Rougeon, esseulés mais si beaux parmi les épis vert-gris du seigle, vert-bleu de l’avoine, vert-jaune du blé et vert-doré de l’orge.&lt;br /&gt;    A Vaylats, midi passé, je me réconforte d’une épaisse tranche de pain prélevée à une tourte, tartinée d’une bonne couche de pâté de campagne parfumé à la truffe, et d’un verre de vin. Depuis Bach j’aperçois le clocher de Varaire, but de mon périple, lieu de ma maison. Que la campagne est belle, que la vie est joyeuse. Oubliés les peurs et les soucis d’une nuit malheureuse, les sentiers malaisés, les terres assoiffées, les ampoules infectées, le goût de la poussière. J’écoute avec ravissement le murmure du vent caressant la ramure, les chuchotis riants de l’eau dans les pâtures et le chant des oiseaux célébrant la nature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Que c’est doux, que c’est bon aprés un long voyage&lt;br /&gt;de revoir tout cela, quelque peu oublié,&lt;br /&gt;de recevoir enfin en un vibrant hommage&lt;br /&gt;les bras de ses parents comme  un hâvre douillet.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-5190790611054422690?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/5190790611054422690/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/11/mon-premier-voyage_16.html#comment-form' title='0 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paradis&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial; color: rgb(51, 102, 255);"&gt;Tu y as rejoins Coluche,l'abbé,c'est bien,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial; color: rgb(51, 102, 255);"&gt;ainsi tes gueux sauront dorénavant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial; color: rgb(51, 102, 255);"&gt;qu'ils y trouveront le gîte et le couvert.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serein ???&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial; color: rgb(51, 102, 255);"&gt;Va,l'abbé,tranquille et rassuré;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial; color: rgb(51, 102, 255);"&gt;ils ont tous certifié mordicus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial; color: rgb(51, 102, 255);"&gt;que tout ce que tu réclamais&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial; color: rgb(51, 102, 255);"&gt;depuis plus d'un demi siècle&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial; color: rgb(51, 102, 255);"&gt;serait réalisé illico.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certitude&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial; color: rgb(51, 102, 255);"&gt;Sais-tu,l'abbé,que le vieux mécréant que je suis&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial; color: rgb(51, 102, 255);"&gt;espère malgré tout que,lorsqu'il "montera là-haut",&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial; color: rgb(51, 102, 255);"&gt;il pourra être,comme dans la chanson de Brel,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial; color: rgb(51, 102, 255);"&gt;l'ombre de ton ombre,car il le sait;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial; color: rgb(51, 102, 255);"&gt;ton ombre même est garante d'espoir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Haïku&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial; color: rgb(51, 102, 255);"&gt;Une sombre pélerine s'envole&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial; color: rgb(51, 102, 255);"&gt;coiffée d'un petit béret noir:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial; color: rgb(51, 102, 255);"&gt;l'abbé Pierre monte au Ciel.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-6193275805908255431?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/6193275805908255431/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/11/anniversaire-abbe-pierre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/6193275805908255431'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/6193275805908255431'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/11/anniversaire-abbe-pierre.html' title='Anniversaire Abbé Pierre'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-3499588425851694009</id><published>2009-10-31T10:26:00.000-07:00</published><updated>2009-10-31T10:40:41.434-07:00</updated><title type='text'>Actualité constante</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 0, 0);font-family:arial;font-size:100%;"  &gt;Automne 2008, automne 2009,etc...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais qui sont-ils, tous ces jean-foutre,&lt;br /&gt;pour faire fi, pour passer outre ?&lt;br /&gt;Sont-ils des Dieux, des Empereurs,&lt;br /&gt;pour tout oser,non sans erreur ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui sont-ils donc, ces hommes troubles,&lt;br /&gt;manipulant euros et roubles,&lt;br /&gt;livres,dollars, sans foi ni peur&lt;br /&gt;et stock-options, avec ampleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des financiers que l'on découvre&lt;br /&gt;suçant nos biens, buvant nos outres&lt;br /&gt;d'économies et de sueur,&lt;br /&gt;de privations et de labeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les honnêtes hommes ne pouvant tout absoudre,&lt;br /&gt;peut-être un jour viendra où parlera la poudre.&lt;br /&gt;Le monde libéré de l'argent suborneur&lt;br /&gt;vivra des jours heureux tout baignés de bonheur.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-3499588425851694009?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/3499588425851694009/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/10/actualite-constante.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/3499588425851694009'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/3499588425851694009'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/10/actualite-constante.html' title='Actualité constante'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-8867614604646911001</id><published>2009-10-29T07:59:00.000-07:00</published><updated>2009-10-29T08:11:46.800-07:00</updated><title type='text'>La douleur</title><content type='html'>&lt;span style="font-family: arial;font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Douleur aux mille masques, qui es-tu donc ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je te crois terrassée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;et tu te dresses encore;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;de tes griffes acérées&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;tu déchires ma chair&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;et la jettes en pâture&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;aux oiseaux charognards.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tu plantes ton glaive&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;en mon coeur tout meurtri&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;et sur la plaie béante&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;tu saupoudres du soufre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sur mes yeux dilatés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;tu déploies un bandeau&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;rouge et noir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;comme à l'arène&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;la cape et le taureau.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Parfois, à mes prières&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;tu as l'air d'accéder&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;en reprenant ton souffle&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;et retenant le mien;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;gentiment tu te loves,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;pateline et patiente,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;faisant trop bien semblant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;de m'avoir oublié.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Puis soudain, un sifflement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;aigu et déchirant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;de marmotte affolée,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;de loco emballée,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;perfore mes tympans&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;et transperce mon crâne,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;alors qu'un sourd tam-tam&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;tambourine mes tempes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ma tête éclate,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;mon corps se tord&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;et mon regard hagard&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;fixe l'éclat d'acier&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;d'une lame froide&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;au fil bien aiguisé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Serit-ce enfin la délivrance ??&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-8867614604646911001?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/8867614604646911001/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/10/la-douleur.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/8867614604646911001'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/8867614604646911001'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/10/la-douleur.html' title='La douleur'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-683032225310936235</id><published>2009-10-20T06:05:00.000-07:00</published><updated>2009-10-20T06:26:06.708-07:00</updated><title type='text'>Le vieux compagnon</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;café bouillu  café foutu   /  squelette rouillu  bonhomme perclus&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 102, 0);"&gt;Pauvre vieux corps tremblant, carcasse déglinguée,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 102, 0);"&gt;je t'ai bien vu vieillir en octante ans et plus;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 102, 0);"&gt;les muscles avachis et les membres perclus,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 102, 0);"&gt;te faner, te rider, prendre allure voûtée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 102, 0);"&gt;Ton ouïe incertaine et ta peau détendue,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 102, 0);"&gt;ton coeur cognant trop fort et tes genoux cagneux,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 102, 0);"&gt;blanchir subitement et perdre tes cheveux&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 102, 0);"&gt;ainsi que quelques dents; ta bouche dépendue.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 102, 0);"&gt;Tes mains se décharnant et se tachant de roux,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 102, 0);"&gt;tes pieds devenus plats n'aimant plus que le doux,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 102, 0);"&gt;ton ventre mou et rond et tes fesses bien plates.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 102, 0);"&gt;Tant de choses encore et tant de maux perçus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 102, 0);"&gt;dans le miroir du temps des années disparates,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 102, 0);"&gt;par mes regards sereins, lucides...mais émus.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 102, 0);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-683032225310936235?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/683032225310936235/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/10/le-vieux-compagnon.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/683032225310936235'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/683032225310936235'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/10/le-vieux-compagnon.html' title='Le vieux compagnon'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-2178298211922631683</id><published>2009-10-13T08:49:00.000-07:00</published><updated>2009-10-13T08:59:52.123-07:00</updated><title type='text'>Un matin différent</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Caroline perçoit comme en un rêve la voix lointaine de sa mère lui signifiant que l’heure de se lever a sonné. Elle cherche instinctivement, d’une main tâtonnante, Urson, son gros paresseux en peluche; l’ayant enfin trouvé à moitié enfoui sous l’oreiller, elle appuie sa joue au contact soyeux et rassurant de son compagnon nocturne devenu son favori depuis déjà trois ans. Elle ne s’occupe de lui que le soir venu, à l’heure mélancolique précédent le coucher, à l’instant où le jour va s’éteindre sous un léger voile de tristesse, lorsque chaque petite fille se remet à rêver aprés avoir dévoilé ses secrets à son muet confident. Jamais dans le courant de la journée elle ne fait attention à lui, même si ses occupations scolaires et les petits travaux effectués pour sa maman lui laissent encore largement le temps de lire, d’écouter de la musique à l’aide de son baladeur, d’entreprendre de longues causeries avec les poupées folkloriques de sa collection  ou de rendre visite à une de ses amies.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    _Urson est mon bonnet de nuit et lui seul peut deviner mes plus secrètes pensées lorsqu’il me regarde dormir, répète-t-elle à qui veut l’entendre. Il veille sur mon sommeil, attentif et rassurant, ajoute-t-elle toute rougissante.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Caroline est une fillette de treize ans, réservée mais mutine, pondérée mais joueuse, appliquée mais aussi rêveuse. Elle a sa propre chambre alors que les jumeaux, ses frères cadets, partagent la même, ce qui n’est d’ailleurs pas pour leur déplaire car cela leur permet de chahuter plus commodément ou d’essuyer d’un front commun les remontrances parentales. Elle a eu carte blanche pour aménager à sa convenance les meubles en bois peint qu’elle a choisi elle-même en tenant compte des remarques et conseils de ses parents, ainsi que pour le rangement et la disposition de ses jouets, livres, cassettes, vêtements et chaussures; enfin, la décoration est assurée par des posters aux tons pastel et par trois ou quatre portraits de ses chanteurs favoris. Caroline est minutieuse et n’aime pas s’encombrer de bibelots inutiles mais prend grand plaisir à ranger et répertorier soigneusement dans de petites vitrines sa collection de coquillages. L’ensemble donne à sa chambre une atmosphère à la fois d’intimité et d’évasion, de concret et de rêve, reflétant parfaitement son tempérament dynamique et romantique qui dans ce cadre trouve une détente physique et morale nécessaire à son équilibre. Elle est dans sa chambre chez elle et s’y sent bien. Les rares amies invitées à partager cette intimité, l’envient de posséder un tel petit royaume. Ses frères, volontaires et quelque peu brutaux comme peuvent l’être des garçons de dix ans n’y pénètrent qu’avec son autorisation et en sa présence, ne s’y déplacent que sur la pointe des pieds comme s’ils craignaient de réveiller le bon génie, gardien du sanctuaire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    L’appel maternel se renouvelle tandis que la porte s’entrouve et que la lumière inonde la pièce.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    _Caro, lève-toi, c’est l’heure.    La gamine coule un regard en biais vers son réveille-matin qui indique sept heures quinze et enfouit d’un léger mouvement rageur son minois chiffonné entre les pattes d’Urson; ce n’est pourtant point dans ses habitudes car elle se lève d’ordinaire d’elle-même ou au premier appel maternel, d’un pied sûr et l’oeil vif, les cheveux emmêlés mais les idées claires et n’aime point flemmarder à l’entame d’une nouvelle journée.Mais ce matin Caro a un prétexte: elle ressent à hauteur de l’épigastre une légère angoisse, comme une petite bête craintive et affolée qui se serait lovée et pelotonnée; elle se sent toute languissante dans ses pensées et dans la tiédeur des draps; elle essaie en vain de se souvenir de ce mauvais rêve qui n’a pas eu toutefois l’horreur d’un cauchemar; elle revoie simplement des images trés floues mais fortes et bizarres qui l’ont réveillée au milieu de la nuit, toute frémissante et moite. Elle est incapable de rassembler et encore moins de déchiffrer quoi que se soit et n’est reliée à ce pénible et brumeux souvenir que par cette vague constriction au creux de l’estomac.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Soudain, elle se dresse vivement sur son séant tel un ressort qui se détend, en poussant un petit cri aigu de souris prise au piège; la main froide de sa mère s’est posée bien à plat sur son ventre nu que la nuisette retroussée ne protègeait plus; cette habitude un peu sadique mais oh combien efficace est employée avec les garçons, longs à émerger de leur profond sommeil et qui, rituellement, profitent de ce tohu-bohu pour pousser des cris d’orfraie et entamer une bataille de polochons de lit à lit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Caro se lève, introduit ses pieds dans des mules roses à gros pompon blanc et se dirige vers la cuisine où l’attend le petit déjeuner servi sur une table en bois de pin des landes: croissants à la croûte fine et vernissée, toasts beurrés et saupoudrés d’un voile de poudre  de chocolat, lait cru et miel de montagne pour le sucrer. Les mercredis et dimanches cet  ordinaire est amélioré par une pyramide de crêpes légères pliées en éventail dont les bords laissent poindre de fines gouttes brillantes de sucre fondu. La fillette apprécie fort ce moment où le palais puis l’estomac satisfaits lui permettent de prendre la journée par le bon bout. Par contre, les jumeaux, pour lesquels le matin tout est corvée, ébouriffés et les yeux encore rouge de sommeil, ne restent que peu de temps à table et préfèrent emporter ces bonnes choses pour les déguster dans le car de ramassage.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Caroline s’enferme dans la salle d’eau, ôte sa nuisette en levant haut les bras comme si elle s’étirait mais en réalité pour chercher du regard dans la grande glace bisautée sa naissante poitrine: deux oranges bien rondes aux mignons tétons, boutons de rose prêts à éclore. Elle brosse soigneusement la double rangée de perles nacrées, blanches et régulières ornant sa bouche d’un éclat éburnéen, mordille ses lèvres au dessin joyeux d’un arc relevé aux commissures, pour les rosir, puis les fronce en une moue en forme de baiser; elle s’arme ensuite d’un démêloir en bois puis d’une brosse à long manche afin de débroussailler le maquis de son abondante chevelure noire, ondée et soyeuse, qu’elle démêle patiemment, tête rejetée en arrière puis penchée en avant; chevelure luxuriante aux vagues souples et amples dont sa mère admirative lui confectionne une superbe tresse épaisse et compacte qui lui bat le dos quand elle court  et à laquelle se suspendent parfois de méchantes filles jalouses. Poursuivant son inspection, elle remarque la fausse maigreur de ses bras, les filets bleutés des veines aux poignets, les timides salières révélant les périodes de croissance, s’extasie aux fuseaux de ses jambes, aux cuisses fermes et lisses, aux genoux déliés, aux mollets bien dessinés et aux fines chevilles. Sa peau de passerose au grain ténu, fin tissu lanigère de brune, est ombrée aux aisselles et au pubis d’un reflet noir intense; tournée à demi, elle admire la cambrure flexible de sa chute de reins et gonfle les joues à la vue de ses fesses un peu hautes mais bien rondes. Faisant à nouveau face au miroir, elle se dévisage minutieusement et sans complaisance, poussée comme tous les matins par un brin de coquetterie, en détaillant sa frimousse de petite jeune fille nouvellement nubile: l’arc fin, élégant et noir des sourcils, comme tracé au fusain, fuit loin vers les tempes, lui donnant un faux air de peinture égyptienne; bien à l’abri dans de larges orbites et à l’ombre de longs cils recourbés, l’éclat dansant des yeux aigue-marine où roule emprisonnée une brisure de rayon de soleil, charme et enveloppe ou fusille et foudroie; le menton énergique au contour un peu dur est adouci par une fossette de nourrisson riante dans la peau brune; les pommettes coquines saillent légèrement, les oreilles fines et transparentes, enroulées en ourlets délicats sont deux coquilles diaphanes caressées par quelques cheveux follets, telles plumules duveteuses; le nez qu’elle accuse d’aquilin et ne regarde jamais de profil, est mince à arête vive il est vrai, mais se termine par des narines roses aux ailes palpitantes au moindre émoi. L’inspection se poursuit, plus précise et son oeil sagace et fureteur a vite fait de repérer l’imper- ceptible comédon ou point noir, le bouton naissant d’acné  ou la rougeur suspecte.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Cette revue terminée, elle encapuchonne sa tête et sa lourde chevelure dans un bonnet de bain plastique à bord froncé genre charlotte et abandonne son jeune corps gracile à la pluie chaude et bienfaisante de la douche. Savonnée méticuleusement, rincée abondamment, essuyée vigoureusement, séchée enfin, elle enfile un tee-shirt nike, des jeans bleu pâle fendus aux genoux et prévient sa mère qu’elle en a terminé . Installée derrière sa fille sur un tabouret bas, la maman commence l’interminable confection de cette énorme tresse dont elle sait trés bien que d’ici peu de temps il faudra certainement couper, car la jeune adolescente grandissant désirera sans nul doute  être dans le vent  en délaissant une parure, à ses yeux, pour petites filles.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Les jumeaux pénètrent dans la salle de bain avec une effronterie et une impudeur garçonnières, nus, pénis à l’air et en l’air, entrent ensemble dans la cabine de douche en se bousculant et en poussant de petits cris étranglés tout en jetant vers la grande soeur des regards coquins. Celle-ci, désabusée , hausse les épaules mais grimace à ce moment-là car elle ressent un timide coup de patte de la maligne petite bête oubliée. Sur les avisés conseils maternels, Caroline se prémunit contre ce qui semble être les prémices de la seconde manifestation de sa récente puberté.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Il est l’heure de partir. Habillée, chaussée, l’adolescente embrasse sa mère sur le seuil de la porte et s’en va, penchée légèrement sur la droite par le poids du cartable mal équilibré, fine silhouette faussement frêle, vers l’arrêt du car de ramassage qu’elle prend tous les jours de scolarité, ses frères jumeaux prenant, eux, le bus à son second passage.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-2178298211922631683?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/2178298211922631683/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/10/un-matin-different.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/2178298211922631683'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/2178298211922631683'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/10/un-matin-different.html' title='Un matin différent'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-101949656041220066</id><published>2009-09-29T05:43:00.000-07:00</published><updated>2009-09-29T06:13:11.221-07:00</updated><title type='text'>Toulouse antan... et plus tard</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 0, 0);font-size:85%;" &gt;Tout jeune et plein d'ardeur je débarque à Toulouse&lt;br /&gt;avec ma blouse grise et ma "mouquire" au nez,&lt;br /&gt;car j'ai quitté Bordeaux qui n'est point trop jalouse&lt;br /&gt;de perdre un de ses fils qui n'est pas "Chartrons" né.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis un garçon libre et bourré de tendresse,&lt;br /&gt;en un grand internat tenu pour parangon&lt;br /&gt;de discipline douce et de férule en laisse&lt;br /&gt;où ne s'activent point les griffes d'un dragon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais donc nez au vent parmi les briques roses,&lt;br /&gt;sentir la vi-o-lette et les haleines d'ail,&lt;br /&gt;ouïr la langue d'oc truffée de fleurs écloses,&lt;br /&gt;colorée,sensuelle,aux accents de foirail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marché à ciel ouvert,Arnaud Bernard s'anime,&lt;br /&gt;invective les Dieux en langue troubadour,&lt;br /&gt;Tournefeuille et Balma déballent et puis griment&lt;br /&gt;les trottoirs et chaussées de printaniers atours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux Allées Jean-Jaurès les baraques foraines&lt;br /&gt;et les autos-tampons attirent mes seize ans;&lt;br /&gt;j'élis tout en riant à la fois plusieurs reines&lt;br /&gt;qui m'embrassent gaiement,pouffent en rougissant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je cours à Empalot sur les bords de Garonne,&lt;br /&gt;gravis le Pech David,relais du vent d'autan&lt;br /&gt;qui hurle à Pinsaguel en venant de Carbonne&lt;br /&gt;et par cycle de trois,souffle des jours durant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais voir les chevaux sauter à la Cépière&lt;br /&gt;et puis les rugbymen plaquer aux Ponts-Jumeaux,&lt;br /&gt;musarder au Grand-Rond,canoter en rivière,&lt;br /&gt;jouir au Capitole des airs du Bel Canto.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te quitte en 40,  ô Toulouse, ô ma mie,&lt;br /&gt;pour un tout autre amour à nul autre pareil,&lt;br /&gt;puis j'ai roulé ma bosse en effeuillant ma vie&lt;br /&gt;mais regrettant toujours ton accent, ton soleil.&lt;br /&gt;                                                                                     1971&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soixante ans sont passés,ô,amis de Toulouse&lt;br /&gt;transformant votre ville,modelant ses contours,&lt;br /&gt;allant toujours plus loin,gagnant sur la "pelouse"&lt;br /&gt;où j'allais m'allonger, rêvant à notre amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque fois que je viens c'est pour moi allégresse&lt;br /&gt;en retrouvant parfums,couleurs,accent,beauté.&lt;br /&gt;Si aujourd'hui vos coeurs sombrent dans la détresse&lt;br /&gt;sachez tous que le mien gémit à leur côté.&lt;br /&gt;                                                         21 Septembre 2001&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-101949656041220066?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/101949656041220066/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/09/toulouse-antan.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/101949656041220066'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/101949656041220066'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/09/toulouse-antan.html' title='Toulouse antan... et plus tard'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-8850521258570615488</id><published>2009-09-25T09:05:00.001-07:00</published><updated>2009-09-25T09:14:12.783-07:00</updated><title type='text'>Les beaux parleurs</title><content type='html'>Tous ces phraseurs,énergumènes excités,&lt;br /&gt;gesticulent dans le vide&lt;br /&gt;de notre indifférence&lt;br /&gt;mais font semblant,afin d'être écoutés&lt;br /&gt;de nous prendre à témoin,&lt;br /&gt;amusés mais fatigués&lt;br /&gt;que nous sommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous ces braillements,mots inarticulés,&lt;br /&gt;entrent et violent nos oreilles&lt;br /&gt;sans frapper,&lt;br /&gt;pour s'y entrechoquer&lt;br /&gt;en des échos de vaine rumeur&lt;br /&gt;et de vacarme oublié,&lt;br /&gt;car passe le temps....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;reste du vent !!!&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-8850521258570615488?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/8850521258570615488/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/09/les-beaux-parleurs.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/8850521258570615488'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/8850521258570615488'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/09/les-beaux-parleurs.html' title='Les beaux parleurs'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-8864978601270238860</id><published>2009-09-20T02:02:00.000-07:00</published><updated>2009-09-20T02:22:25.506-07:00</updated><title type='text'>Les bons amis</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Des Présidents et des ministres,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;des grands commis et des préfets,&lt;br /&gt;des sénateurs et tous les cuistres&lt;br /&gt;de l'Assemblée,nos députés.&lt;br /&gt;Des conseillers,élus et maires,&lt;br /&gt;tous les banquiers et assureurs,&lt;br /&gt;des religieux,des militaires&lt;br /&gt;profitent bien de nos bons coeurs.&lt;br /&gt;De gros prêteurs et des notaires,&lt;br /&gt;des Sociétés,des percepteurs,&lt;br /&gt;boursiers,tricheurs,font des "affaires"&lt;br /&gt;en nous tondant mieux que coiffeurs.&lt;br /&gt;Ajoutez-y des Secrétaires,&lt;br /&gt;quelques ripoux,des directeurs,&lt;br /&gt;des promoteurs,propriétaires,&lt;br /&gt;vide-goussets,leurs défenseurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils vivent tous de leurs rapines,&lt;br /&gt;se comportant comme des loups:&lt;br /&gt;adieu copains,plus de copines,&lt;br /&gt;ne pensent plus qu'à leurs gros sous.&lt;br /&gt;Ils courent sus à la misère&lt;br /&gt;des plus pauvres,des besogneux,&lt;br /&gt;rendant leur vie bien plus précaire,&lt;br /&gt;pressés à mort,jetés au feu..&lt;br /&gt;Prenant du goût aux voleries&lt;br /&gt;lâchent les crans de sûreté&lt;br /&gt;de leurs désirs,de leurs envies&lt;br /&gt;qui se nomment Cupidité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant pis pour eux si dans l'année&lt;br /&gt;ils sont surpris main dans le sac,&lt;br /&gt;il y a feu et donc,fumée,&lt;br /&gt;tous leurs projets sont dans le lac;&lt;br /&gt;mais sont sereins car la Justice&lt;br /&gt;dans ce pays sans foi ni loi&lt;br /&gt;les blanchira au bénéfice&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;de l'inodore argent fait roi.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-8864978601270238860?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/8864978601270238860/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/09/les-bons-amis.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/8864978601270238860'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/8864978601270238860'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/09/les-bons-amis.html' title='Les bons amis'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-7429394039204712442</id><published>2009-09-14T08:50:00.000-07:00</published><updated>2009-09-14T09:15:47.890-07:00</updated><title type='text'>Un amour dans la ville</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204);font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;C’était un jour sans soleil plongé dans la grisaille et baigné de froidure où les formes se muent en ombres, en contours indécis s’interpénétrant, se diluant, se dissipant pour reparaître à nouveau l’instant d’aprés. Des nuages bas filaient, échevelés et pressés, poussés par un vent fougueux au goût d’algue et de sel. Une pluie fine bruinait inlassablement en des rideaux constamment renouvelés par des rafales violentes et gémissantes. Tout cela concourait à rendre fantomatiques les flèches de Saint André et de Saint Michel, la colonne des Girondins dont les chevaux ruisselants et dressés à son pied semblaient hennir d’ennui, l’aérien pont d’Aquitaine dont les haubans ressemblaient, le temps de fugitives éclaircies, à une gigantesque toile d’araignée. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204);font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;    Tout dégoulinait : toitures, auvents, gargouilles, balcons et grilles. Les gouttières psalmodiaient leurs chuintements humides et les arbres nus des jardins et des squares, squelettes dépouillés de leurs dernières feuilles, secouaient rageusement, de temps  à autre, leurs branches luisantes en de furieux crépitements. De rares parapluies s’ouvraient çà et là, kamikases baleinés, résistaient quelques secondes avant de se retourner en des froissements d’ailes géantes transpercées de leurs propres dards. Les capuches se gonflaient comme des baudruches prêtes à prendre un envol désordonné. Les pigeons mussaient leur tête sous l’aile, croyant la nuit venue. Seuls, les canards du Jardin Public cancanaient d’aise et se dandinaient en une parade chaloupée , ou bien piquaient joyeusement et bruyamment un plongeon dans la Serpentine toute clapotante et ondée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204);font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;    Les flaques s’élargissaient puis s’étalaient d’un coup en méandres imprévus, ridés par le souffle. Les caniveaux jouaient aux petits torrents, encombrés de tout ce qui traînait sur la chaussée et les trottoirs, en se précipitant pour se déverser dans  des bouches d’égout en des bruits de cataractes naines et de borborygmes de géants Ce n’était que la fin de l’aprés-midi mais il semblait déjà que le soir était tombé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204);font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;    La tristesse d’un jour maussade, la mélancolie de la pluie, la langueur des heures interminables et mouillées, nouaient les gorges, noyaient les coeurs d’une étrange douceur émolliente, embuaient les regards, orchestraient en un monotone fond sonore les plaintes des hautbois et des violoncelles de la nature en pleurs. Les lampadaires, allumés depuis peu, étaient auréolés d’un halo de vapeur légère et tremblotante. Quelques passants courbés, rasant les murs des façades, se hâtaient en désordre sans remarquer la silhouette immobile appuyée à la colonne d’un réverbère.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204);font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;    C’était un tout jeune homme, engoncé dans un imperméable devenu inutile, dont la pointe du nez, les lobes des oreilles et les mèches de cheveux sur la nuque, étaient autant de petites gouttières. Il tenait sa tête nue levée et portait son regard, où se lisait une certaine anxiété, sur une des fenêtres du premier étage d’un immeuble situé de l’autre côté de la chaussée.Cette fenêtre était la seule obscure à ce niveau, toutes les autres étant illuminées par des lustres vénitiens aux cristaux brillant de mille feux. Il connaissait par coeur tous les détails de cette façade bourgeoise devant laquelle, depuis déjà une semaine, il venait stationner, l’oeil aux aguets: une imposante porte cochère à deux battants, ornée d’un massif et brillant heurtoir de cuivre, surmontée d’un mascaron représentant un visage de Bacchus aux traits négroïdes rappelant le passé négrier du grand port, s’ouvrait sur une vaste cour pavée à l’ancienne. A chaque étage, l’alignement des ouvertures à petits carreaux encadrés de châssis blancs, était souligné par de profonds balcons habillés de grilles ventrues en fer forgé et par des frontons triangulaires coiffant chaque fenêtre. Les quatre niveaux se délimitaient par des frises composées de guirlandes de grappes et de feuilles de vigne entremêlées. La toiture à pans moyennement inclinés, était ardoisée et mansardée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204);font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;    Ce jeune homme était triste et l’on ne pouvait distinguer sur son visage ruisselant si des larmes se mêlaient aux gouttes de pluie.Il était figé en une sorte d’abandon, noyé par un sentiment de profonde affliction né de son attente hypothétique et par les éléments hostiles. Un chien errant s’arrêta un instant à ses pieds, le flaira, s’ébroua et repartit la queue entre les pattes, au moment ou mugissait lugubrement, par trois fois, la sirène d’un paquebot appareillant, fait de plus en plus  rare dans le port déserté et ne représentant plus celui chanté par Chapelle et Bachaumont :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204);font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;Et nous vîmes au milieu des eaux&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204);font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;devant nous paraître Bordeaux&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204);font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;dont le port en croissant resserre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204);font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;plus de barques et de vaisseaux&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204);font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;qu’aucun autre port de la terre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204);font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;    Il frissonna et cilla des yeux car il croyait avoir aperçu une légère lueur au travers des vitres éteintes. Il eut tôt fait de comprendre que cela n’était qu’illusion provoquée sans doute par la trop longue fixité de son regard. Il ferma les paupières et prit son mal en patience en espérant que se manifesterait à nouveau, comme par deux fois déjà les jours précédents, ce pourquoi il revenait attendre tous les aprés-midi si patiemment, si fidèlement. La première fois que cela lui était apparu, il lisait Le grand Meaulnes, assis sur un banc de l’avenue, lorsque la nuit l’avait surpris. Voulant poursuivre un peu plus avant sa lecture, il avait attaqué le chapitre douze de la deuxième partie sous un réverbère.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204);font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;                Mon cher françois,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204);font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;    Aujourd’hui, dès mon arrivée à Paris, je suis allé devant la maison indiquée. Je n’ai rien vu. Il n’y avait personne. La maison que disait Frantz est un petit hôtel à un étage. La chambre de  Mlle  de Galais doit être au premier. Les fenêtres du haut sont les plus cachées des arbres mais en passant sur le trottoir on les voit trés bien. Tous les rideaux sont fermés et il faudrait être fou pour espérer qu’un jour autre, entre ces rideaux tirés, le visage d’Yvonne de Galais puisse apparaître..........; la nuit est venue, les fenêtres sont allumées un peu partout........&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204);font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;    A cet endroit de sa lecture il avait, pensif, levé la tête et porté son regard sur une fenêtre du premier étage qui venait de s’éclairer. Il vit apparaître assez distinctement le buste d’une jeune fille blonde dont la douce inclinaison de tête épousait harmonieusement le galbe d’un violon et la grâce du jet laiteux d’un bras à hauteur de l’épaule ronde. Il en fut bouleversé sur le champ. Jamais au monde rien ne lui avait semblé répondre comme en cet instant, aux fanfares des symphonies envahissant ses sens émerveillés. Il avait espéré avec tant de fièvre, avait cru avec tant d’ardeur, durant les dernières années de sa jeune existence, à la beauté nue, vraie, pure, qu’avant même de l’avoir pu trouvée, il l’avait tordue et brûlée aux flammes de son désir. Et là, en une fraction trés brève de temps, tout cela se matérialisait à ses yeux. Toute sa pensée, sa faculté de réflexion, son âme, furent attirées vers cette apparition. La belle instrumentiste, tournée vers la fenêtre, jouait, il en était convaincu, pour lui seul. Il était resté longtemps, trés longtemps, appuyé au réverbère, bercé par la mélodie de son coeur enivré, aprés que la baie se fut à nouveau obscurcie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204);font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;    La seconde fois, trois jours plus tard, posté au même endroit, perdu dans ses voluptueuses pensées, récitant son poème délicat, poursuivant sa chimère bien-aimée, amoureux fou qu’il était de cette vision et ne rêvant plus que de la revoir, simplement pour la boire de ses yeux, elle se montra encore. La soirée était douce, comme cela arrive fréquemment en automne dans la région et tout était paisible. La fenêtre était grande ouverte et l’on entendait des accords de violon. Ce n’était qu’un bon crincrin appliqué de débutant mais qui résonnait à son oreille conquise comme une interprétation de virtuose. Elle se présenta face à lui et joua de longues minutes. Un torrent de soufre et de lave le submergea comme lors d’une éruption volcanique, un  rythme haletant et déchiré, tel celui d’un élément ayant rompu ses digues, le souleva. Sa volonté tendue essaya de résister à cet assaut barbare et sensuel à la fois mais elle fut emportée, vaincue, tournoyante comme paille dans le vent. Il ne fut plus lui-même. Une passion confuse, une tragédie silencieuse et brutale le tarauda, il sentit son coeur saisi d’un énorme et incontrôlable désir, d’une émotion extrème, d’une flamme dévorante que faisaient naître les harmonies déchirantes de l’instrument. Il aima douloureusement pour la première fois de tout son coeur broyé, perdu, de toute son âme brûlante. Il resta pantelant, extasié.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204);font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;    Désespérément, la fenêtre restait dans l’ombre. Un tremblement prolongé lui secoua tout le corps. Une forte migraine lui tenaillait les tempes d’une souffrance lancinante. Son espoir s’éteignait peu à peu comme la flamme d’une bougie arrivée au bout de sa cire. La pluie ne cessait pas et tout n’était qu’éponge gorgée d’eau. Il était mouillé jusqu’aux os et ne sentait plus la chaleur de sa propre chair. Cette attente, mélange d’espoir et de bonheur tout au début et ne demandant qu’à se poursuivre pour se terminer en passion et en adoration, devenait en se prolongeant indéfiniment, une faction cruelle, insupportable, dont l’angoisse exacerbée lui laissait entrevoir le bord de l’abîme dans lequel, il le percevait de plus en plus, il se précipiterait bientôt. Il s’enfonçait dans le néant comme le noyé à bout de souffle qui, rompu par de vains efforts, se laisse engloutir dans le liquide à la fois victorieux et libérateur&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204);font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;            .........Il faudrait être fou pour espérer qu’un autre jour, entre ces rideaux tirés, le visage... bien-aimé puisse paraître à nouveau......&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204);font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;    Un instant encore son regard resta fixé sur la fenêtre morte, puis s’éteignit doucement, la flamme de sa prunelle mouchée par les doigts du désespoir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204);font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;    La baie s’illumina, flamboya de tous ses lustres, cristaux et miroirs. Le plafond à caissons resplendit. Un frais minois souriant vint se coller au vitrage et le regard malicieux sembla chercher au dehors le lampadaire solitaire mais ne distingua que l’écran de pluie dont chaque goutte scintillait. Au bout d’un moment, la jeune fille se retourna et fit cette réflexion:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204);font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;    _Je n’aperçois pas le mendiant sous le réverbère. Je souhaite pour lui qu’il ait pu trouver un abri par ce temps de chien. Il paraissait bien jeune pour tendre la main.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204);font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;    Et la grande et forte cité dont le squelette et la chair furent pensés, construits, pétris tout au long des siècles par l’esprit, les mains et les coeurs de ses habitants, étendit à ce moment là, sur son voile de pluie, un manteau de nuit doublé de la soie de l’oubli, pour dissimuler pudiquement toutes les plaies corporelles et spirituelles contenues en son sein.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204);font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;    Seul, perché tout en haut de sa colonne surplombant le désert de solitude de l’immense place, le Génie de la Liberté sembla guider et accompagner l’envol léger de l’âme d’un jeune homme, poète et amoureux à en mourir.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-7429394039204712442?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/7429394039204712442/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/09/un-amour-dans-la-ville.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/7429394039204712442'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/7429394039204712442'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/09/un-amour-dans-la-ville.html' title='Un amour dans la ville'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-547785682764026255</id><published>2009-09-13T05:58:00.000-07:00</published><updated>2009-09-13T06:07:59.214-07:00</updated><title type='text'>La poésie et moi</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;J'ai marché et j'ai couru&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;toute ma vie durant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;aprés la poésie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;sans pouvoir l'atteindre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;J'ai pu parfois l'approcher&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;avec la pointe de ma plume&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;mais n'ai réussi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;qu'à la blesser et l'a meurtrir,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;la forcer à distance&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;sans courage &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;et sans inspiration.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;Pourtant,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;la belle allumeuse&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;sans rancune ni malignité,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;tenace et bonne fille,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;a réjoui mon coeur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;et apaisé mon âme &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;par sa magnanimité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-547785682764026255?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/547785682764026255/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/09/la-poesie-et-moi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/547785682764026255'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/547785682764026255'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/09/la-poesie-et-moi.html' title='La poésie et moi'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-6237961548208421375</id><published>2009-09-07T08:08:00.000-07:00</published><updated>2009-09-07T08:12:51.172-07:00</updated><title type='text'>L'album de photos</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Je vais, je viens, je tourne et je vire dans la grande pièce depuis un bon bout de temps, comme un vibrion désespéré ne pouvant fixer une seconde  son attention sur une seule pensée, gaie ou chagrine, ou accrocher une idée, même ordinaire. J’ai la tête ailleurs et mon esprit est en panne.Tout me distrait ou m’insupporte: le bourdonnement de la mouche piègée entre vitre et rideau, le léger voile laiteux de la poussière sur le des-sus d’un meuble, les craquelures du plafond, le chat qui bâille et étire ses muscles en plantant ses griffes dans le coussin du fauteuil, la froide clarté d’un soleil de février, brillant comme du vif argent et inondant l’espace d’une lumière trop crue, presque gênante car indécente, m’obligeant à baisser les stores d’un tiers. Quel insecte a bien pu me piquer pour que je me trouve dans cet état d’énervement indicible. Pourtant, aucun signe extérieur ne laisse transpirer cet agacement et même mon va-et-vient d’un bout à l’autre de mon espace libre peut s’interpréter par le suivi et le traitement de réflexions me venant à l’esprit. Ce calme apparent affiché n’efface point pourtant la crispation intérieure que je ressens depuis ce matin, lorsque attablé devant la page blanche depuis un long moment, je n’ai pu y griffonner que quelques mots aussitôt rayés.&lt;br /&gt;    Ma déambulation s’arrête devant la grande armoire lingère, héritage de ma grand-mère paternelle, dont j’ouvre en grand les deux battants. Mon oeil balaie rapidement les quatre ou cinq étagères sur lesquelles ne se superposent plus draps et linge de maison parfumés par des petits sachets de lavande intercalés entre les piles mais où s’entassent de façon assez ordonnée brochures diverses, fascicules en attente, articles de presse, dictionnaires, chemises techniques et brouillons raturés et inachevés.Mon regard indifférent se promène sans découvrir le titre, la couleur ou l’information qui pourrait déclencher ma curiosité, la boîte à idées, en perçant le brouillard dans lequel mes pensées éphémères s’égarent. Pourtant, mon oeil baladeur s’immobilise soudain sur le dos prune d’ente d’un album de photos égaré sur l’étagère centrale.Etonné de découvrir cet objet à cet endroit alors qu’il devrait être rangé avec ses semblables dans la petite armoire annexe, ma contrariété, à nouveau nourrie, se cristallise sur cet album déplacé, enfle et explose. Me saisissant de ce volumineux classeur, d’un geste brusque et irréfléchi, je l’envoie coiffer le chat lové sur son coussin qui, surpris autant qu’agressé, se dresse en miaulant, crache et grogne, se hérisse de tout ses poils, me jette un regard aux prunelles assassines pour finalement disparaître en un seul bond feutré par la porte entrebaillée. Cela a pour effet immédiat de me détendre. Je m’empare à nouveau de cet album maltraité, le dépose sur la tablette du bureau, m’assoie sur l’ancien tabouret de piano me servant de siège et l’ouvre au hasard. Deux photos par page  y sont maintenues par des coins collants. Date et lieu y sont mentionnés au-dessous .Toutes datent de 1953.&lt;br /&gt;    Sur la page de gauche, la photo du haut représente un couple paraissant la soi-xantaine, se tenant debout légèrement à l’ arrière d’un massif  floral. On peut aperce- voir au second plan la longue façade  basse et ocre d’une maison rurale médocaine au pied de laquelle sont alignés comme à la revue, une trentaine de pots de fleurs en pleine floraison. L’homme, coiffé d’un béret recouvrant une chevelure largement grisonnante,  en bras de chemisette et chaussé de pantoufles à semelles caoutchoutées, enlace de son bras droit sa compagne. Visiblement, le personnage, sourire aux lèvres, torse bombé et regard droit, pose en une attitude se voulant altière. La femme, aux cheveux ternes mais sans fils blancs, habillée d’une simple robe droite également à manches courtes et aux motifs délavés, semble n’avoir pas eu le temps ou le goût d’ôter son tablier de cuisine pigaillé de quelques taches de graisse. Une paire d’espadrilles la chausse et ses jambes nues laissent apparaître le hâle sain des gens vivant à la campagne.Elle grimace à l’objectif pour se donner une contenance telles les personnes prises au dé-pourvu devant une situation inhabituelle. C’est un couple normal pour un regard profane mais pour un oeil plus exercé etplus attentif, de petits détails sont décelés: ainsi est détectée la légère crispation de la main droite de l’homme sur la hanche de sa compagne, comme si elle n’avait pas, ou plus, l’habitude de se trouver là et se sentait importune; de même sa main gauche dont les doigts, à part le pouce passé sous la large bretelle brune, sont repliés sur eux-mêmes en un poing à l’attitude agressive démentant le sourire commandé; ou encore, cette  jambe gauche tendue  dont le pied posé un pas en avant du reste du corps semble vouloir marquer l’autorité du mâle.&lt;br /&gt;    La hanche droite de la femme sur laquelle repose la main droite de l’homme paraît légèrement creusée par un mouvement d’effacement laissant deviner qu’elle accepte difficilement le contact de l’intruse; son bras gauche s’élève derrière le dos de son compagnon et deux doigts tendus apparaissent en forme de V au-dessus du béret, non pas en signe de victoire  mais sous forme de cornes, pour détruire et ridiculiser tout à la fois la posture conquérante qu’essaie de se donner l’homme à son côté.&lt;br /&gt;    La photo du bas de la page représente le même décor sous un angle plus large et légèrement différent. La femme  est penchée sur les pots de fleurs en une attitude qui laisse deviner une assez grande souplesse pour son âge, en tout cas une forte habitude de ce mouvement. Il semble qu’elle soit en train de désherber et d’aérer la terre de ses pots car elle tient dans sa main droite une binette naine. Jambes  écartées et pieds posés bien à plat au sol elle laisse supposer une forte vitalité et une bonne santé lui permet-tant de vaquer efficacement aux travaux de jardinage. Elle est coiffée d’un  chapeau de paille  à larges bords  qui  ombre ses épaules.&lt;br /&gt;    L’homme  est assis sur une chaise paillée, jambes croisées et tête nue. Chaussé de lunettes il lit un vieux bouquin fatigué qu’il tient à deux mains et semble absorbé par sa lecture. Il est tout à droite sur le cliché  dans l’ombre projetée de la haute haie de clôture qui parsème son corps de petits ronds de lumière dont quelques rayons se sont infiltrés à travers les feuilles.&lt;br /&gt;      Cette photo laisse transparaître une atmosphère de paix, une sérénité  coutumière en des occupations bien personnelles, une belle journée à la campagne, mais en ayant ces deux clichés superposés on peut se rendre compte que cette entente n’est que passagère et ne doit en définitive représenter qu’une petite facette d’une déjà longue vie commune. Un instantané de  la vie quotidienne de chacun d’entre nous en quelque sorte.&lt;br /&gt;    Je suppose que le metteur en pages, sans s’en rendre compte, a inversé l’ordre de prise :occupations tranquilles et sérénité de l’ensemble, puis à la demande de l’opérateur, photo de famille avec plan rapproché où attitudes et gestes laissent transpirer une certaine contrarièté, voire animosité.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-6237961548208421375?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/6237961548208421375/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/09/lalbum-de-photos.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/6237961548208421375'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/6237961548208421375'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/09/lalbum-de-photos.html' title='L&apos;album de photos'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-8925710887625010672</id><published>2009-09-05T07:36:00.000-07:00</published><updated>2009-09-10T07:08:52.255-07:00</updated><title type='text'>A la manière de.... (à mes amis randonneurs)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:webdings;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 102, 0);"&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Si j'étais troubadour,Guillaume d'Aquitaine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;ou bien Marie de France à la Cour d'Aliénor,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;mes ancêtres lointains en ce bien doux pays,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;guideraient ma plume de leurs mains souveraines&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;pour écrire des vers construits en lettres d'or&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et dépeindre l'amour que j'ai pour vous,amis.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial;"&gt;Bels amis si est de nos&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial;"&gt;ne vos sanz moi,ne moi sanz vos&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Mais le grand Ruteboeuf aurait dit à ma place,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;passionné,lyrique mais aussi perspicace:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial;"&gt;Que sont mes amis devenus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial;"&gt;que j'avais de si prés tenus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial;"&gt;et tant aimé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;je crois qu'ils sont trop clairsemés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;ils ne furent pas bien semés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et se sont tus.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;François Villon,âpre et merveilleux poète,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;bachelier révolté,malfaiteur,assassin,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;aurait tenu ma main,craintive et désuète&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;pour noircir les pages de sulfureux quatrains.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;La pluie nous a mouillés et puis lavés,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;le soleil desséchés et puis tanés,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial;"&gt;nous ne sommes plus que cendres et poudre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial;"&gt;mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Mais si Ronsard me dit d'aller voir si la rose&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial;"&gt;en ce matin si frais a bien enfin déclose&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial;"&gt;les plis de sa robe toute pourpre au soleil,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;vos teints,assurément ,sont à elle,pareils.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial;"&gt;Et quand vous serez vieux,le soir,à la chandelle,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;assis auprés du feu bavant et tremblotant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;pour chuchoter mes vers en vous émerveillant;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;que Francis était bon,que l'époque était belle !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Puis Louise Labbé,la belle cordi-è-re&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;trempant ma plume sèche au profond de son coeur,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;écrira,larmoyante,exhauçant ma pri-è-re,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;une élégie morose en sapant mon bonheur:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial;"&gt;Vraiment pour vous,amis,j'ai vécu enflammé,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;languissant dans le feu je me suis consumé,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;grillé,rôti,brûlé à vos plaisanteries,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;à vos rires joyeux de camraderie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial;"&gt;Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;en votre compagnie ne me suis ennuyé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et comme Du Bellay mais sans aucun regret&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;finirai avec vous le reste de mon âge.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial;"&gt;Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;par l'amour dévorant que moi je leur portais.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Passe encore d'aimer,mais rimer à cet âge,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;il n'est point aussi sot mais veut paraître sage.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Jean de la Fontaine dans ses fables décrit&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;beaucoup de nos travers et nous baissons la tête&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;tout comme le roseau le soir dans la tempête&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;lorsque tomba le chêne,à terre,sans un cri.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Puis Lamartine vint en son pur romantisme,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;accompagnant Vigny puis Alfred de Musset;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;ils guidèrent mon goût vers un plus grand lyrisme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;dont je vous fais cadeau,ô amis bien-aimés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial;"&gt;O lac&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;, l'année à peine a fini sa carrière&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;lorsque je viens enfin y reposer mes pas,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;je ne me sens plus seul,assis sur cette pierre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;puisqu'en levant les yeux je vous vois bien,tous là.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial;"&gt;J'aime le son du cor,le soir,au fond des bois&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;marcher à travers champs une fleur à la bouche,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;écouter l'eau chanter,filtrer entre mes doigts,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;humer l'odeur du vent,m'asseoir sur une souche.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial;"&gt;Poète,prends ton luth et me donne un baiser.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;A qui le donnerais-je en gage à le garder,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;à l'oiseau étourdi pour le mettre sous l'aile,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;à l'une d'entre vous,mais qui est la plus belle ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Alors Victor Hugo venant à mon secours:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial;"&gt;les champs ne sont pas noirs,les cieux ne sont pas mornes,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;votre amour infini n'ayant aucune borne,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;partagez vos baisers,jetez-les à l'entour.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial;"&gt;Ce siècle avait deux ans,l'aigle courbait la tête,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;triste était Olympio et rêveur le poète.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Puis passa Baudelaire et ses fleurs du mal,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial;"&gt;ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;traversée toutefois d'amours fortes,sauvages&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;où je me suis vautré tel un pauvre animal.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Mais au-dessus des lacs,des champs et des vallées,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;des vignes,des prairies,des nuages,des mers,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;au-delà du soleil,au-delà des éthers,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;ma vie à vos côtés en fut toute étoilée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial;"&gt;Dans le vieux parc solitaire et glacé,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial;"&gt;les spectres ont tout-à l'heure passé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Verlaine but un peu de son absinthe,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;me regarda d'une ironie non feinte:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;te souvient-il de ces jours de bonheur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;où tu marchais tout en queue de la troupe&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;en ne voyant que des dos et des croupes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;tout enivré d'amitié et d'odeurs ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial;"&gt;Par les soirs bleus d'été j'irai par les sentiers&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial;"&gt;picoté par les blés,fouler l'herbe menue,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;récite alors Rimbaud en regardant mes pieds,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;dans le vent,sous la pluie,au soleil tête nue.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial;"&gt;Sous le pont Mirabeau coule la Seine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial;"&gt;et nos amours.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Sous des jeudis pluvieux,combien de peines&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et de détours.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Apollinaire ami,poète trépané,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial;"&gt;lorsque viendra le jour,qu'enfin sonnera l'heure&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;où ce vil rimailleur devra abandonner,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;sache que jusque là,fièrement,il demeure.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial;"&gt;Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial;"&gt;j'ai vu tous les soleils y venir se mirer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Eh bien! comme Aragon en vos coeurs je veux croire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;pouvoir planter mes traits pour ne plus vous quitter.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: arial;"&gt;Voici des fruits,des fleurs,des feuilles et des branches&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et puis voici mes vers qui ne sont que pour vous,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;laissez-les s'étaler sur bien des pages blanches&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;sans en être,bien sûr,le moindrement jaloux;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;car depuis bien longtemps je rêve à votre hanche,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;à vos seins si mignons,à vos cheveux si flous,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;à vos yeux veloutés d'un beau reflet pervenche,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;à vos lèvres vermeilles,à vos charmants dessous.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Si je me laisse aller,que vont penser les hommes ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Arrête s'il-te-plaît ce bien trop beau discours;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;mais sachez tous,amis,que ce sacré bonhomme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;a mis sur le papier tout son coeur, son amour.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-8925710887625010672?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/8925710887625010672/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/09/la-maniere-de-mes-amis-randonneurs.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/8925710887625010672'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/8925710887625010672'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/09/la-maniere-de-mes-amis-randonneurs.html' title='A la manière de.... (à mes amis randonneurs)'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-4539360065807948451</id><published>2009-08-31T07:18:00.000-07:00</published><updated>2009-08-31T07:32:17.278-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='inine'/><title type='text'>Rentrée</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;Quel est cet exité,genre d'énergumène&lt;br /&gt;s'agitant constamment sur le petit écran,&lt;br /&gt;tous les jours,tous les soirs que compte la semaine;&lt;br /&gt;mais bien sûr,bonnes gens,c'est notre Président !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus on le voit,l'entend et bien moins on se porte,&lt;br /&gt;plus il force et promet,moins on le croît bien sûr,&lt;br /&gt;plus il vend son égo enflé par sa cohorte,&lt;br /&gt;bien moins nous le suivons car craignons le futur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il réussit,parfois,à soudoyer des lâches,&lt;br /&gt;à se frotter aux Grands sans embarras du tout,&lt;br /&gt;jamais il ne pourra,ignorant le panache,&lt;br /&gt;nous coucher sous le feu tout en restant debout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour insulter les uns tout en grugeant les autres,&lt;br /&gt;il faut savoir garder son rang et son sang-froid;&lt;br /&gt;la frime et le toupet pour jouer "bon apôtre",&lt;br /&gt;ne sont pas attributs pour sauver son emploi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi,mon Président,pour protéger le nôtre&lt;br /&gt;nous pourrions trés bientôt te priver de nos voix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-4539360065807948451?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/4539360065807948451/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/08/rentree.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/4539360065807948451'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/4539360065807948451'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/08/rentree.html' title='Rentrée'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-7035956693704401066</id><published>2009-08-27T07:41:00.000-07:00</published><updated>2009-09-10T07:12:07.809-07:00</updated><title type='text'>L'oeil profane heureux ou le plaisir simple</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 51, 102);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-family:webdings;"&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Il se dit qu'il faut compenser ou acheter un plaisir ou un bonheur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;visuel, par une peine afin d'obtenir ainsi une sorte d'équivalence.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Ce n'est pas mon avis, car si je dois me faire violence pour&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;m'enthousiasmer, combattre comme l'artiste a peut-être lui-même&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;combattu pour peindre sa toile, diriger son burin ou son ciseau,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;composer son air, rechercher la rime, jouer son rôle, inventer et&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;faire vivre ses personnages, je préfère alors rester ignorant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Je veux ressentir sans contrainte ou contrepartie une pure et&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;simple joie, une émotion soudaine et naturelle s'éveillant en moi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;sans que je la pressente, une insouciance joyeuse, une attirance,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;masquant mon ignorance à la vue d'un tableau, d'un paysage,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;d'un monument, d'un objet, à l'écoute d'un concerto ou d'une fugue,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;d'une voix, du vent dans le feuillage ou de l'eau sur les galets,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;du récit d'un poème, d'une tirade comme d'un seul vers.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Je ne veux pas étudier l'art mais le sentir, l'humer, le découvrir,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;l'aimer pour ce qu'il doit être et rester; un plaisir personnel&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;imprévu, un coup de coeur spontané, une attirance imprévisible,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;une compréhension intime, un frisson de la peau, un noeud à&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;la gorge, une paupière humide.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-7035956693704401066?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/7035956693704401066/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/08/loeil-profane-heureux-ou-le-plaisir.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/7035956693704401066'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/7035956693704401066'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/08/loeil-profane-heureux-ou-le-plaisir.html' title='L&apos;oeil profane heureux ou le plaisir simple'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-357775378230832483</id><published>2009-08-23T05:38:00.000-07:00</published><updated>2009-08-23T05:46:34.748-07:00</updated><title type='text'>Toi</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Il y avait le soleil&lt;br /&gt;l'ombre étalée,&lt;br /&gt;il y avait des fleurs&lt;br /&gt;des gens qui criaient.&lt;br /&gt;Il y avait l'horloge&lt;br /&gt;et ses aiguilles noires.&lt;br /&gt;Il y avait plus d'une heure&lt;br /&gt;que j'attendais.&lt;br /&gt;il y avait mon coeur,&lt;br /&gt;son rythme affolé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; TU ARRIVAS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'entendis plus les cris des gens,&lt;br /&gt;les bruits de la rue,&lt;br /&gt;le marteau sur mon coeur.&lt;br /&gt;Je ne vis plus ni soleil ni ombre,&lt;br /&gt;ni fleurs ni horloge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne vis plus que toi,&lt;br /&gt;je n'entendis plus que toi&lt;br /&gt;car tu parlais, tu gazouillais,&lt;br /&gt;tu me souriais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-357775378230832483?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/357775378230832483/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/08/toi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/357775378230832483'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/357775378230832483'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/08/toi.html' title='Toi'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-5749413947414421339</id><published>2009-08-20T06:02:00.000-07:00</published><updated>2009-08-20T06:23:28.034-07:00</updated><title type='text'>Enfance joyeuse</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(102, 0, 204); font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;La clochette tinte et le son, plutôt aigrelet, me semble grave et pesant. Je fais la sourde oreille, mais ma mère, tout en prenant dans le buffet en pitchpin les bols du petit déjeuner, me fait un signe de tête en pointant son menton volontaire vers le balai de brande dressé dans un coin de la souillarde. Ma mère est plus bavarde avec les voisines qu’avec nous. Je me lève, enfile ma culotte courte et mon tricot de peau, saisis le balai et sors dans la rue. L’eau coule déjà dans la rigole en s’échappant à gros bouillons bruyants de la vanne ouverte par l’employé municipal à la casquette galonnée comme celle d’un amiral, qui disparaît tout au bout de la rue en continuant de bringuebaler d’une main sa clochette et de tenir de l’autre la grosse clé à bout carré qui lui permet d’ouvrir les vannes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;    &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;    La bouche d’égout se situe devant notre porte d’échoppe et réceptionne tout le menu bourrier des dix maisons  précédentes, poussé devant notre longueur de trottoir par les eaux usées déversées par tous les éviers. Les jours de pluie ou d’orage, le caniveau est relativement propre mais les périodes sèches voient vite s’accumuler en petits tas nauséabonds tous ces déchets divers, domestiques ou pas. Tous les riverains sont donc tenus de “balayer devant leur porte”  les mardis, jeudis et samedis , jours du passage de l’employé  vers sept heures du matin. Un roulement hebdomadaire établi par ma mère prévoit l’exécution de ce nettoyage, par mes soeurs et moi-même, avant de partir pour l’école.  Bien entendu, le jeudi matin le (ou la) préposé doit se lever tandis que les autres paressent un peu au lit. D’autres petits travaux domestiques nous sont dévolus, soit par roulement, soit journaliers  comme par exemple: mettre et débarrasser  la table, essuyer la vaisselle, faire son lit et vider son pot, emplir le broc à eau et approvisionner en feuilles de journaux coupées en huit les cabinets situés dans l’arrière cour, décrotter et enduire de suif nos galoches d’écoliers, ce que nous redoutons car la forte odeur de rance soulève nos jeunes estomacs, cirer une fois par semaine toutes les chaussures utilisées. En dehors de ces “petits services réguliers”, comme dit ma mère, il en existe d’autres à la commande  ou à la demande :  repartir en courant chercher un produit ou un article oublié, passer prendre à la boulangerie, en sortant de classe, la miche de quatre ou de huit, sans oublier surtout le poids, qu’il faut bien se garder de grignoter en route si on veut éviter la gifle à l’arrivée. S’ajoutent à tout cela des tâches plus personnalisées : pour les filles, des séances d’apprentissage en cuisine, couture, ravaudage, tricotage et lissage; pour moi : tirer le vin au barricot, emplir le seau à charbon pour la cuisinière ou le panier à bois pour la cheminée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;    &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;    Le tout-à-l’égout n’existe pas encore dans notre rue banlieusarde et ainsi toutes les eaux usées et grasses s’évacuent par les rigoles. Il est donc prudent, principalement à la belle saison, de faire dévaler dans la bouche  béante et parfois malodorante, toutes ces eaux qui,  stagnantes,  deviennent vite nauséabondes. On a souvent l’occasion de voir virevolter parmi la masse liquide des bouts de macaronis ou de nouilles en semaine et de vermicelle le dimanche, des mini-restes de légumes divers dans leur eau de cuisson, ce qui permet de connaître la façon de s’alimenter des voisins et, à la couleur  de différentes autres eaux évacuées, de s’immiscer un peu dans leur vie intime : Eaux bleuâtres ou jaunâtres mais mousseuses des lessives, gris opaque de celles désinfectées au crésyl, jaunes des urines, verdàtres de la cuisson d’épinards ou de choux de Bruxelles, rougeâtres du trempage de serviettes hygiéniques. Toutes ces eaux apportent du grain à moudre aux moulins à paroles que sont toutes les commères du trottoir, qui, cheveux au vent,  les mains sur les hanches ou bien à plat sur leurs devantals, commentent jusqu’à plus soif les renseignements recueillis. Parfois l’un des drolles ou drollesses de la rue, car nous sommes nombreux à être logés à la même enseigne, alerte le groupe des clappes-joutes afin qu’il puisse  jaboter à l’infini sur le passage majestueux d’un bel étron.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;    &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;    Mon père,pas du tout maladroit de ses mains, nous a confectionné une clé carrée semblable à celle de l’employé municipal, ce qui nous permet le dimanche d’ouvrir la vanne de balayer la rigole avec beaucoup plus d’entrain que la semaine et de nous adonner, tous les morpions et morpionnes de la rue confondus, à de passionnantes courses d’allumettes ou mieux, de coquilles de noix dont l’enjeu est presque toujours quelques boulettes vernies ou parfois une agate multicolore. De temps à autre l’un d’entre nous, déjà plus bricoleur et artiste, fait appareiller en grande pompe une grosse boîte d’allumettes piquée en son centre d’un bout de paille ou de brande en provenance d’un balai, auquel est fixé un triangle de papier sensé représenter la voile et lestée de trois ou quatre haricots grains figurant les hommes d’équipage. Le parcours chaotique de ce beau voilier est attentivement suivi par une troupe anxieuse et silencieuse devenant tout à coup hurlante et   gesticulante lorsqu’un traquenard parsemant cette navigation est franchi victorieusement.La frêle embarcation est chaque fois cueillie avec adresse par l’un d’entre nous au moment d’être avalée par la bouche d’égout.Une autre course est lancée encore plus excitante par les claquements des langues, les battements de mains et les sifflets qui l’accompagnent.     &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;    &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;    Aprés de nombreux va-et-vient, vainqueurs et vaincus s’assoient en rang d’oignon sur le bord du trottoir et rêvent en silence aux prouesses de Jean Bart, de Jacques Cartier, de Magellan ou de Christophe Colomb dont nos maîtres et maîtresses nous lisent parfois des extraits. Ou bien, comme beaucoup parmi nous ont vu au moins une fois la bénédiction par l’archevêque des morutiers pavoisés en partance pour Terre Neuve, manifestation trés prisée et trés courue des bordelais, aucun de nous n’a ni peine ni effort à faire pour que son imagination le transforme en mousse, matelot ou en capitaine pour les plus hardis et les plus ambitieux. Menton dans les mains et coudes sur les genoux, nous vivons alors, chacun pour soi, une merveilleuse aventure, pendant que nos galoches trempent allègrement en provoquant des vaguelettes et des mini-remous dans l’eau, heureusement limpide de la rigole.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;Glossaire&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Brande = Désigne plus spécialement la grande bruyère callune dont on fait des balais  pour balayages grossiers et la confection de haies de clôture.   &lt;br /&gt;Souillarde = Arrière-cuisine typique à l’échoppe. De petite surface, contient  généralement un évier, un garde-manger et peut servir de placard à balais.&lt;br /&gt;Rigole =        Cest le caniveau&lt;br /&gt;Echoppe =   Petite maison bordelaise typique, simple avec couloir latéral ou double avec couloir central, d’un seul niveau, prolongée d’une courette ou d’un jardinet.&lt;br /&gt;Bourrier =   Désigne  tout ce  qui à  trait aux  ordures  et déchets : ordures, poubelle,benne, camion de ramassage, éboueurs, etc...&lt;br /&gt;Miche  =      De quatre, de huit, soit d’un poids de 4 ou de 8 livres.&lt;br /&gt;Poids =      Morceau de pain ajouté à la miche pour ramener à la pesée  le poids réel de 2 ou 4 kilos.&lt;br /&gt;Lissage =   Repassage&lt;br /&gt;Barricot =  Tonnelet&lt;br /&gt;Devantal ou Devantail = Tablier de ménage   (Tablier de cuisine se dit Coudiney)&lt;br /&gt;Drolle =      Le garçon .&lt;br /&gt;Drollesse = La fille&lt;br /&gt;Clappe-joute = Bavard-e . Médisant-e&lt;br /&gt;Morpion-ne = Garnement&lt;br /&gt;Boulette =   Bille àjouer  (jeu de billes)&lt;br /&gt;Agate =     Grosse bille en verre coloré ou veiné&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-5749413947414421339?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/5749413947414421339/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/08/enfance-joyeuse.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/5749413947414421339'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/5749413947414421339'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/08/enfance-joyeuse.html' title='Enfance joyeuse'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-59026654006308560</id><published>2009-08-17T03:20:00.000-07:00</published><updated>2009-08-17T03:38:16.120-07:00</updated><title type='text'>Trait d'union</title><content type='html'>&lt;span style="font-family: trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;Fumant ma bonne pipe en rêvant au passé,&lt;br /&gt;assis sur le vieux banc vermoulu et cassé,&lt;br /&gt;chauffant ma couenne dure et carcasse noueuse&lt;br /&gt;aux rayons déclinants d'une vie moissonneuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois entendre encor en des échos lointains&lt;br /&gt;les rires des filles aux regards de satin&lt;br /&gt;qui passaient tous les soirs,chuchotant des mystères,&lt;br /&gt;allant chercher le lait en de gros pots de terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense voir encor en travers du chemin&lt;br /&gt;tous mes amis d'alors se tenant par la main,&lt;br /&gt;oubliant leurs soucis et leurs vaines querelles&lt;br /&gt;chanter à tue-tête des odes fraternelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois sentir encor effluves et odeurs&lt;br /&gt;dans la vieille maison où rôdaient mes bonheurs;&lt;br /&gt;des senteurs de bois frais,des fumets de cuisine,&lt;br /&gt;des arômes d'alcool,les parfums des cousines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oublié sans nul doute et souvent esseulé&lt;br /&gt;parmi les souvenirs encombrant mon passé,&lt;br /&gt;je vis bien le présent sans rien vouloir en rompre,&lt;br /&gt;passant du chaud au froid et du soleil à l'ombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je voudrais ce jour dans ce quatrain finir&lt;br /&gt;en souhaitant bien sûr un heureux avenir&lt;br /&gt;à mes petits enfants vivant sur cette terre&lt;br /&gt;et qu'ils voient se lever tous les jours l'aube claire.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-59026654006308560?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/59026654006308560/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/08/trait-dunion.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/59026654006308560'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/59026654006308560'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/08/trait-dunion.html' title='Trait d&apos;union'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-1460734790331307589</id><published>2009-08-16T13:22:00.000-07:00</published><updated>2009-08-16T13:30:19.532-07:00</updated><title type='text'>Il y a</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il y a des rires&lt;br /&gt;et leurs éclats,&lt;br /&gt;il y a des pleurs&lt;br /&gt;et leurs mouchoirs,&lt;br /&gt;il y a des jeux&lt;br /&gt;trés dangereux,&lt;br /&gt;il y a l'envie&lt;br /&gt;et son désir,&lt;br /&gt;il y a la peur&lt;br /&gt;et son horreur&lt;br /&gt;et des sommeils&lt;br /&gt;pas trés profonds,&lt;br /&gt;il y a l'amour&lt;br /&gt;et son toujours,&lt;br /&gt;il y a la fin&lt;br /&gt;et ses moyens,&lt;br /&gt;il y a des plus&lt;br /&gt;avec leurs moins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a la vie&lt;br /&gt;comme c'est bien...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-1460734790331307589?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/1460734790331307589/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/08/il-y.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/1460734790331307589'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/1460734790331307589'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/08/il-y.html' title='Il y a'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-4679780949724820991</id><published>2009-08-16T13:18:00.000-07:00</published><updated>2009-08-16T13:22:27.118-07:00</updated><title type='text'>Bon et alors !!</title><content type='html'>Je suis laid comme un pou&lt;br /&gt;comme un cul d'autrefois&lt;br /&gt;maintenant je m'en fous&lt;br /&gt;bon et beau à la fois&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;c'est de trop par ma foi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-4679780949724820991?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/4679780949724820991/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/08/bon-et-alors.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/4679780949724820991'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/4679780949724820991'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/08/bon-et-alors.html' title='Bon et alors !!'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-7404888980179450470</id><published>2009-08-10T01:00:00.000-07:00</published><updated>2009-08-10T01:22:59.521-07:00</updated><title type='text'>Errance</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;Les yeux noirs me fixèrent un instant&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;Un instant seulement&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;puis parurent s'éteindre&lt;br /&gt;et&lt;br /&gt;fermés à demi&lt;br /&gt;reprirent le chemin du rêve&lt;br /&gt;de la route infinie&lt;br /&gt;parcourue jour et nuit&lt;br /&gt;au hasard du chemin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les jeans étaient troués et la blouse flottante&lt;br /&gt;largement échancrée sur des seins citronnés;&lt;br /&gt;les dents étaient jaunies et les cheveux poudrés&lt;br /&gt;mais la taille était souple et la cuisse attrayante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pieds étaient nus&lt;br /&gt;poussiéreux&lt;br /&gt;frappant le pavé en cadence&lt;br /&gt;rythmant la triste&lt;br /&gt;et criarde mélopée&lt;br /&gt;qu'elle récitait&lt;br /&gt;accompagnée de son ami&lt;br /&gt;grattant une guitare usée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fille s'arrêta vint vers moi:&lt;br /&gt;" T'as pas cent balles ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Extrait de "La femme dans tous ses états" 1999&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;              &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-7404888980179450470?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/7404888980179450470/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/08/errance.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/7404888980179450470'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/7404888980179450470'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/08/errance.html' title='Errance'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-7564583138160197953</id><published>2009-08-08T02:13:00.000-07:00</published><updated>2009-08-08T02:22:00.069-07:00</updated><title type='text'>Un jour arrivera</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 51, 0);"&gt;Nous préparons tous deux notre dernier voyage,&lt;br /&gt;celui,dont paraît-il,on ne revient jamais,&lt;br /&gt;en n'emportant ,heureux,comme simple bagage&lt;br /&gt;que notre vieil amour qui n'a jamais fané.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisse-t-il être court et de saine facture;&lt;br /&gt;aux belles aurores des chaleureux matins&lt;br /&gt;s'ouvrira notre hymen uni et sans fracture&lt;br /&gt;jouant un requiem écrit pour quatre mains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous serons enfin seuls et je pourrai te dire&lt;br /&gt;tous les mots ciselés au cours des ans passés,&lt;br /&gt;les poèmes ardents que je n'ai pu te lire,&lt;br /&gt;mes pensées,mes folies et mes plus chers secrets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-7564583138160197953?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/7564583138160197953/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/08/un-jour-arrivera_08.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/7564583138160197953'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/7564583138160197953'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/08/un-jour-arrivera_08.html' title='Un jour arrivera'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-1319997668940680616</id><published>2009-08-01T22:31:00.000-07:00</published><updated>2009-08-01T22:38:57.291-07:00</updated><title type='text'>Automne</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;Pour la feuille jaunie qui se meurt doucement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;aprés l'été brûlant et la froideur venue,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;un rayon de soleil se pose faiblement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;lui donnant vie encor et tiédeur bienvenue.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;&lt;br /&gt;Avant de s'assoupir dans l'éternel sommeil&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;et de chuter au sol en une valse ample,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;elle a voulu s'allier à son ami soleil,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;fêter l'amour d'un an qu'ils ont vécu ensemble.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-1319997668940680616?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/1319997668940680616/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/08/automne.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/1319997668940680616'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/1319997668940680616'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/08/automne.html' title='Automne'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-7729615512784908888</id><published>2009-07-29T04:01:00.000-07:00</published><updated>2009-07-29T04:10:12.380-07:00</updated><title type='text'>Bonheur retrouvé</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;&lt;span style="font-family: courier new; font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;La fragile mémoire&lt;br /&gt;du témoin imprécis&lt;br /&gt;a amputé la preuve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Telle la vague du désir&lt;br /&gt;à l'assaut créateur&lt;br /&gt;le mouvement du coeur&lt;br /&gt;bat l'âme navigante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déferle et hurle&lt;br /&gt;océan rugissant&lt;br /&gt;sur mes mains&lt;br /&gt;largement ouvertes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur mes doigts&lt;br /&gt;telle ta chevelure&lt;br /&gt;flue le bonheur retrouvé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personne ne saura jamais.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-7729615512784908888?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/7729615512784908888/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/07/bonheur-retrouve.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/7729615512784908888'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/7729615512784908888'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/07/bonheur-retrouve.html' title='Bonheur retrouvé'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-358340010348738736</id><published>2009-07-27T03:53:00.000-07:00</published><updated>2009-07-27T03:56:52.485-07:00</updated><title type='text'>Passé</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;S&lt;/span&gt;ouviens-toi du passé&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;I&lt;/span&gt;voire jauni&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;M&lt;/span&gt;arbre lisse et froid&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;O&lt;/span&gt;ubli du temps pressé&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;N&lt;/span&gt;oeuds de la mémoire&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;E&lt;/span&gt;mmêlés à jamais.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-358340010348738736?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/358340010348738736/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/07/passe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/358340010348738736'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/358340010348738736'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/07/passe.html' title='Passé'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-3093519034268124984</id><published>2009-07-25T22:43:00.000-07:00</published><updated>2009-07-25T22:49:45.865-07:00</updated><title type='text'>Regard</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dans le miroir ancien&lt;br /&gt;au tain tout piqueté&lt;br /&gt;dont la vitre embuée&lt;br /&gt;par les ans reflétait&lt;br /&gt;les chiures de mouches,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;je me suis regardé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Regardé est bien fort&lt;br /&gt;mais plutôt deviné,&lt;br /&gt;car mon regard en fait&lt;br /&gt;ne percevait qu'une ombre,&lt;br /&gt;des contours indécis,&lt;br /&gt;des estompes de traits,&lt;br /&gt;une image incertaine,&lt;br /&gt;un flou impénétrable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Je me sentis rassuré&lt;/span&gt; !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-3093519034268124984?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/3093519034268124984/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/07/regard.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/3093519034268124984'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/3093519034268124984'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/07/regard.html' title='Regard'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-8709337685147831864</id><published>2009-07-25T01:22:00.000-07:00</published><updated>2009-07-25T01:35:47.355-07:00</updated><title type='text'>Inspiration</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;font-size:78%;" &gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Un tout&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:78%;" &gt;petit bécot&lt;br /&gt;en me comptant fleurette&lt;br /&gt;là-haut&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; sur le coteau&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;où niche l'alouette.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Etendu tout du long&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;parmi les herbes folles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ô mon doux Apollon,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;enserre mes épaules.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La chanson du grillon,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;cette vieille rengaine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;me rappelle Villon&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;et Flora la romaine.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Donne-moi,s'il-te-plaît,&lt;br /&gt;sans peur et sans histoire,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;afin de renforcer&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;mon discret écritoire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;un tout petit bécot&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;dans le creux de l'oreille,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;un petit souffle chaud&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;m'inspirant à merveille.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ainsi,à mon retour,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ma plume sur la page,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;puisant en ton amour&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;accroîtra son bagage.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-8709337685147831864?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/8709337685147831864/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/07/inspiration.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/8709337685147831864'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/8709337685147831864'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/07/inspiration.html' title='Inspiration'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-8423149709877395461</id><published>2009-07-23T05:21:00.000-07:00</published><updated>2009-07-23T05:43:10.751-07:00</updated><title type='text'>Petit enfant</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:78%;"&gt;à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;&lt;/span&gt;Simon et à Jules nouveaux venus au &lt;span style="font-style: italic;"&gt;club&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le bourgeon de ta fleur,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;vierge de tout contact,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;annonce le printemps &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;de ta future vie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dans tes yeux si rieurs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;agrandis de surprise,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;s'allument des étoiles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;et des soleils radieux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;De tes lèvres gourmandes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;à vouloir tout goûter,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;s'irradie un sourire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;à l'air un peu coquin.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Par tes quenottes fines&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;tu voudrais tout croquer;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;tu sors déjà tes griffes,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;tirant ta langue rose.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mais...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ton jeune coeur palpite&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;au bruissement du vent,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;à l'appel de ton nom,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;au ruisseau vagabond,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;au vol des oies sauvages,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;bernaches cacardant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;faisant taire tes cris,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;au poil soyeux du chat,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;à l'insecte égaré,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;au papier que l'on froisse,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;aux sauts sur les genoux,&lt;br /&gt;aux flammes fascinantes,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;au bol de lait sucré,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;au papillon léger,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;au nuage qui vole&lt;br /&gt;à la goutte de pluie,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;aux sourcils qui se fronssent&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ou aux deux bras tendus,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;au nounours retrouvé,&lt;br /&gt;à la vois apaisante&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;et au regard mouillé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Alors...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ton coeur s'assoupit d'aise&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;au creux moelleux et chaud&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;du doux sein maternel,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;lorsque le vieux monsieur,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;de sable bien lesté,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;passe le soir venu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;à l'heure du coucher.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rêve,enfant,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;rêve longtemps.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-8423149709877395461?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/8423149709877395461/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/07/petit-enfant.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/8423149709877395461'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/8423149709877395461'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/07/petit-enfant.html' title='Petit enfant'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-221025416378852021</id><published>2009-07-22T04:19:00.000-07:00</published><updated>2009-07-22T04:33:05.625-07:00</updated><title type='text'>Vieille lune</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family: courier new;"&gt;Dans les bras des brancards&lt;br /&gt;le temps s'est installé&lt;br /&gt;pour tirer le chariot&lt;br /&gt;des étreintes fanées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur mon coeur gémissant&lt;br /&gt;tombe la pluie d'étoiles&lt;br /&gt;que le voleur de lune&lt;br /&gt;par son peigne passé&lt;br /&gt;entre la comète vive&lt;br /&gt;et l'infinie Voie Lactée&lt;br /&gt;a semé dans la nuit&lt;br /&gt;comme une poudre d'or.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Astre froid endormi&lt;br /&gt;j'ai tenté bien des nuits&lt;br /&gt;éclairé par ton &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;clair&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;de convaincre la &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;rousse&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;au doux regard de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;miel&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;de me suivre au &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;quartier&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;du &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;croissant&lt;/span&gt; où j'allais&lt;br /&gt;en traversant la &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;plaine&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ton pâle disque d'&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;eau&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;se noya dans le fleuve&lt;br /&gt;attirant les &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;poissons&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;et laissant dans le noir&lt;br /&gt;les chariots des deux ourses&lt;br /&gt;qui  aidés par Vénus&lt;br /&gt;guidèrent le berger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-221025416378852021?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/221025416378852021/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/07/vieille-lune.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/221025416378852021'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/221025416378852021'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/07/vieille-lune.html' title='Vieille lune'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-6675156568457644770</id><published>2009-07-22T03:57:00.000-07:00</published><updated>2009-07-22T04:18:02.057-07:00</updated><title type='text'>Petite musique</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;Petite musique petite musique&lt;br /&gt;de l'air du temps&lt;br /&gt;accroche tes croches&lt;br /&gt;au fil du jour&lt;br /&gt;refais tes gammes&lt;br /&gt;va chantant&lt;br /&gt;l'amour l'amour l'amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tourterelles  colombes amies&lt;br /&gt;vos coeurs s'ouvrent à l'aube&lt;br /&gt;des noces de la vie&lt;br /&gt;la braise de vos yeux&lt;br /&gt;fond le givre fin&lt;br /&gt;et recouvre de miel&lt;br /&gt;les tourtereaux transis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'eau pure coule&lt;br /&gt;comme volée de cloches&lt;br /&gt;comme fleurs d'oranger&lt;br /&gt;sous la brise levée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'amour  cette fleur d'or&lt;br /&gt;a troublé vos sommeils&lt;br /&gt;mais cousu des dentelles&lt;br /&gt;à vos robes de noces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Coeurs meurtris déchirés&lt;br /&gt;aux épines des roses&lt;br /&gt;les soirs de pleine lune&lt;br /&gt;aux bords des lacs gelés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chairs blessées et saignées&lt;br /&gt;par le froid du dédain&lt;br /&gt;le silence&lt;br /&gt;la solitude&lt;br /&gt;le sel de la rupture..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Noces de vie et de sang&lt;br /&gt;où coulent dans les veines&lt;br /&gt;amour  rage et volupté.&lt;br /&gt;fleurs déchiquetées&lt;br /&gt;jetées aux quatre vents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout brule  tout étincelle&lt;br /&gt;cris de joie ou d'angoisse&lt;br /&gt;de désir  de haine&lt;br /&gt;ah!! démon.&lt;br /&gt;Tout s'arrête  tout s'éteint&lt;br /&gt;tout s'apaise&lt;br /&gt;lambeaux des sentiments&lt;br /&gt;accrochés  épinglés&lt;br /&gt;aux portées invisibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petite musique  petite musique&lt;br /&gt;de l'air du temps&lt;br /&gt;refais tes gammes&lt;br /&gt;au fil des jours&lt;br /&gt;va  chantant&lt;br /&gt;l'amour  l'amour  l'amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-6675156568457644770?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/6675156568457644770/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/07/petite-musique.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/6675156568457644770'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/6675156568457644770'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/07/petite-musique.html' title='Petite musique'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-7882052323073524679</id><published>2009-07-13T08:14:00.000-07:00</published><updated>2009-07-13T09:02:43.749-07:00</updated><title type='text'>veille du 14 juillet</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style=";font-family:times new roman;font-size:130%;"  &gt;Menton sur le poing&lt;br /&gt;le regard s'évade au loin&lt;br /&gt;... je ne pense à rien.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;Cris,affairements&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;odeur âcre du sang chaud&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;on tue le cochon.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;Pieds nus foulant la terre&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;ou écrasant la vendange&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;racines retrouvées.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;Serait-il  facile si,un jour,comme ça,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;en quittant la grand'ville  et arrêtant ses pas,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;de poser son fardeau ainsi que sa fatigue&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;et de scruter le ciel où son destin navigue ?&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;L'arc pur de ses sourcils s'incurva davantage&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;comme une aile d'oiseau se ployant sous le vent&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;et son nez retroussé se plissa en gaufrage&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;comme rides sur l'eau par jour de mauvais temps.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;La vie,comme la rose,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;n'est pas sitôt éclose&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;que rapide et ailée&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;en des années trop brèves&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;passe tel un court rêve&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;pour finir retraitée.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;Je suis un vieux ronchon qui assemble des mots&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;pour en faire sonnet en branches d'églantine,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;mais,triste vérité,ce n'est qu'un gros fagot&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;de vieilleries usées aux erreurs enfantines.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:times new roman;font-size:130%;"  &gt;Le va-et-vient intense au centre du jardin&lt;br /&gt;des abeilles chargées en pollen-romarin,&lt;br /&gt;atténue le &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;bourdon &lt;/span&gt;des autos côté rue&lt;br /&gt;qui ronflent,hoquètent,toussent,calent et puent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enflammée par la pourpre aux reflets d'amarante&lt;br /&gt;une flaque d'azur d'un ciel tout irisé&lt;br /&gt;se joue de l'arc-en-ciel aux teintes fluctuantes&lt;br /&gt;par l'orage éclatant au plein coeur de l'été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En aurai-je la force, en aurai-je l'envie&lt;br /&gt;d'aller au clair matin gober l'oeuf frais pondu,&lt;br /&gt;de me désaltérer de rosée recueillie&lt;br /&gt;sur les feuilles de choux et potirons ventrus ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une sombre pélerine s'envole&lt;br /&gt;coiffée d'un petit béret noir:&lt;br /&gt;l'abbé Pierre monte au ciel&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu y as rejoins Coluche,l'abbé,c'est bien,&lt;br /&gt;ainsi tes gueux sauront dorénavant&lt;br /&gt;qu'ils y trouveront le gîte et le couvert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Va,l'abbé,tranquille et rassuré:&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ils&lt;/span&gt; ont tous certifié mordicus&lt;br /&gt;que tout ce que tu réclamais&lt;br /&gt;depuis plus d'un demi-siècle&lt;br /&gt;serait réalisé illico.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sais-tu,l'abbé,que le vieux mécréant que je suis,&lt;br /&gt;espère malgré tout que,lorsqu'il montera là-haut,&lt;br /&gt;il pourra être,comme dans la chanson de Brel,&lt;br /&gt;l'ombre de ton ombre car, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;il le sait,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;ton ombre même est garante d'espoir.&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-7882052323073524679?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/7882052323073524679/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/07/veille-du-14-juillet.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/7882052323073524679'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/7882052323073524679'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/07/veille-du-14-juillet.html' title='veille du 14 juillet'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-4210366205022546330</id><published>2009-07-04T05:01:00.000-07:00</published><updated>2009-07-04T05:05:05.700-07:00</updated><title type='text'>Le pain n'est plus ce qu'il fut</title><content type='html'>Un vieux quignon de pain tout sec et tout moisi&lt;br /&gt;oublié dans un coin par le balai de brande,&lt;br /&gt;méditait sur la faim connue en des pays&lt;br /&gt;où il serait le roi d’une valeur marchande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il repensait aux siens en des temps bien plus durs,&lt;br /&gt;vénérés tous les jours et ce, jusqu’à leurs miettes,&lt;br /&gt;recueillies pieusement , prévoyant le futur&lt;br /&gt;des jours noirs et amers des années de disette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais aujourd’hui, en fait, le pain n’est plus sacré,&lt;br /&gt;on en parle beaucoup en certains Ministères,&lt;br /&gt;surtout lorsque son prix, suite à celui du blé,&lt;br /&gt;pèse dans le panier, dit, de la ménagère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien sont au pain sec comme Jeanne autrefois&lt;br /&gt;le mouillant de leurs pleurs et de l’eau de leur cruche ?&lt;br /&gt;Aussi, en vieux “croûton” devenu bon bourgeois&lt;br /&gt;je laisse les quignons en dehors de la huche.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-4210366205022546330?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/4210366205022546330/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/07/le-pain-nest-plus-ce-quil-fut.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/4210366205022546330'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/4210366205022546330'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/07/le-pain-nest-plus-ce-quil-fut.html' title='Le pain n&apos;est plus ce qu&apos;il fut'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-185018560400566503</id><published>2009-07-02T08:20:00.000-07:00</published><updated>2009-07-02T08:47:21.505-07:00</updated><title type='text'>l'Album de photos</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Je vais, je viens, je tourne et je vire dans la grande pièce depuis un bon bout de temps, comme un vibrion désespéré ne pouvant fixer une seconde  son attention sur une seule pensée, gaie ou chagrine, ou accrocher une idée, même ordinaire. J’ai la tête ailleurs et mon esprit est en panne.Tout me distrait ou m’insupporte: le bourdonnement de la mouche piègée entre vitre et rideau, le léger voile laiteux de la poussière sur le dessus d’un meuble, les craquelures du plafond, le chat qui bâille et étire ses muscles en plantant ses griffes dans le coussin du fauteuil, la froide clarté d’un soleil de février, brillant comme du vif argent et inondant l’espace d’une lumière trop crue, presque gênante car indécente, m’obligeant à baisser les stores d’un tiers. Quel insecte a bien pu me piquer pour que je me trouve dans cet état d’énervement indicible. Pourtant, aucun signe extérieur ne laisse transpirer cet agacement et même mon va-et-vient d’un bout à l’autre de mon espace libre peut s’interpréter par le suivi et le traitement de réflexions me venant à l’esprit. Ce calme apparent affiché n’efface point pourtant la crispation intérieure que je ressens depuis ce matin, lorsque attablé devant la page blanche depuis un long moment, je n’ai pu y griffonner que quelques mots aussitôt rayés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Ma déambulation s’arrête devant la grande armoire lingère, héritage de ma grand-mère paternelle, dont j’ouvre en grand les deux battants. Mon oeil balaie rapidement les quatre ou cinq étagères sur lesquelles ne se superposent plus draps et linge de maison parfumés par des petits sachets de lavande intercalés entre les piles mais où s’entassent de façon assez ordonnée brochures diverses, fascicules en attente, articles de presse, dictionnaires, chemises techniques et brouillons raturés et inachevés.Mon regard indifférent se promène sans découvrir le titre, la couleur ou l’information qui pourrait déclencher ma curiosité, la boîte à idées, en perçant le brouillard dans lequel mes pensées éphémères s’égarent. Pourtant, mon oeil baladeur s’immobilise soudain sur le dos prune d’ente d’un album de photos égaré sur l’étagère centrale.Etonné de découvrir cet objet à cet endroit alors qu’il devrait être rangé avec ses semblables dans la petite armoire annexe, ma contrariété, à nouveau nourrie, se cristallise sur cet album déplacé, enfle et explose. Me saisissant de ce volumineux classeur, d’un geste brusque et irréfléchi, je l’envoie coiffer le chat lové sur son coussin qui, surpris autant qu’agressé, se dresse en miaulant, crache et grogne, se hérisse de tout ses poils, me jette un regard aux prunelles assassines pour finalement disparaître en un seul bond feutré par la porte entrebaillée. Cela a pour effet immédiat de me détendre. Je m’empare à nouveau de cet album maltraité, le dépose sur la tablette du bureau, m’assoie sur l’ancien tabouret de piano me servant de siège et l’ouvre au hasard. Deux photos par page  y sont maintenues par des coins collants. Date et lieu y sont mentionnés au-dessous .Toutes datent de 1957.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Sur la page de gauche, la photo du haut représente un couple paraissant la soixantaine, se tenant debout légèrement à l’ arrière d’un massif  floral. On peut apercevoir au second plan la longue façade  basse et ocre d’une maison rurale médocaine au pied de laquelle sont alignés comme à la revue, une trentaine de pots de fleurs en pleine floraison. L’homme, coiffé d’un béret recouvrant une chevelure largement grisonnante,  en bras de chemisette et chaussé de pantoufles à semelles caoutchoutées, enlace de son bras droit sa compagne. Visiblement, le personnage, sourire aux lèvres, torse bombé et regard droit, pose en une attitude se voulant altière. La femme, aux cheveux ternes mais sans fils blancs, habillée d’une simple robe droite également à manches courtes et aux motifs délavés, semble n’avoir pas eu le temps ou le goût d’ôter son tablier de cuisine pigaillé de quelques taches de graisse. Une paire d’espadrilles la chausse et ses jambes nues laissent apparaître le hâle sain des gens vivant à la campagne.Elle grimace à l’objectif pour se donner une contenance telles les personnes prises au dépourvu devant une situation inhabituelle. C’est un couple normal pour un regard profane mais pour un oeil plus exercé etplus attentif, de petits détails sont décelés: ainsi est détectée la légère crispation de la main droite de l’homme sur la hanche de sa compagne, comme si elle n’avait pas, ou plus, l’habitude de se trouver là et se sentait importune; de même sa main gauche dont les doigts, à part le pouce passé sous la large bretelle brune, sont repliés sur eux-mêmes en un poing à l’attitude agressive démentant le sourire commandé; ou encore, cette  jambe gauche tendue  dont le pied posé un pas en avant du reste du corps semble vouloir marquer l’autorité du mâle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    La hanche droite de la femme sur laquelle repose la main droite de l’homme paraît légèrement creusée par un mouvement d’effacement laissant deviner qu’elle accepte difficilement le contact de l’intruse; son bras gauche s’élève derrière le dos de son compagnon et deux doigts tendus apparaissent en forme de V au-dessus du béret, non pas en signe de victoire  mais sous forme de cornes, pour détruire et ridiculiser tout à la fois la posture conquérante qu’essaie de se donner l’homme à son côté.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    La photo du bas de la page représente le même décor sous un angle plus large et légèrement différent. La femme  est penchée sur les pots de fleurs en une attitude qui laisse deviner une assez grande souplesse pour son âge, en tout cas une forte habitude de ce mouvement. Il semble qu’elle soit en train de désherber et d’aérer la terre de ses pots car elle tient dans sa main droite une binette naine. Jambes  écartées et pieds posés bien à plat au sol elle laisse supposer une forte vitalité et une bonne santé lui permettant de vaquer efficacement aux travaux de jardinage. Elle est coiffée d’un  chapeau de paille  à larges bords  qui ombre ses épaules.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    L’homme  est assis sur une chaise paillée, jambes croisées et tête nue. Chaussé de lunettes il lit un vieux bouquin fatigué qu’il tient à deux mains et semble absorbé par sa lecture. Il est tout à droite sur le cliché  dans l’ombre projetée de la haute haie de clôture qui parsème son corps de petits ronds de lumière dont quelques rayons se sont infiltrés à travers les feuilles.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;         Cette photo laisse transparaître une atmosphère de paix, une sérénité  coutumière&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; en des occupations bien personnelles, une belle journée à la campagne, mais en ayant ces deux clichés superposés on peut se rendre compte que cette entente n’est que passagère et ne doit en définitive représenter qu’une petite facette d’une déjà longue vie commune. Un instantané de  la vie quotidienne de chacun d’entre nous en quelque sorte.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Je suppose que le metteur en pages, sans s’en rendre compte, a inversé l’ordre de prise: occupations tranquilles et sérénité de l’ensemble, puis à la demande de l’opérateur, photo de famille avec plan rapproché où attitudes et gestes laissent transpirer une certaine contrarièté, voire animosité.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-185018560400566503?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/185018560400566503/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/07/lalbum-de-photos.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/185018560400566503'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/185018560400566503'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/07/lalbum-de-photos.html' title='l&apos;Album de photos'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-941642049609872512</id><published>2009-06-27T05:52:00.000-07:00</published><updated>2009-06-27T06:03:25.047-07:00</updated><title type='text'>Promenade marmandaise</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: georgia; font-style: italic;"&gt;    Nous allons main dans la main, lentement sur le chemin, sans nous presser, aspirant cet air frais d’un doux matin de mai. Nous sommes partis tôt comme toujours, afin d’éviter vers le mitan du jour, la grosse chaleur en rase campagne et ses moiteurs fort craintes de ma compagne. Nous cheminons à travers prés et champs à petits pas souples et lents, dans une ouate légère exhalée au réveil de la terre, qu’un rose impalpable colore, annonçant l’éclosion de l’aurore. Seules, nous distinguons les silhouettes des ormes, ombres tourmentées et difformes, et celles, fines et élancées, toutes tremblantes, des peupliers. Le lourd parfum de la nuit qui s’achève, se mêle et se dilue aux senteurs qui se lèvent : odeur douçâtre de la terre, fragrance subtile des primevères, parfum léger des violettes fragiles et des orchis purpurins aux fines queues graciles, senteur de l’herbe humide de rosée, odeur forte de la menthe foulée, effluves mielleux des seringas, parfums épais et lourds des lilas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia; font-style: italic;"&gt;    Toutes ces exhalaisons nous enivrent, nos têtes alourdies s’inclinent, se rapprochent l’une de l’autre, se posent enfin sur les épaules, paupières baissées sur les mêmes pensées. Nos sentiments en harmonie, nos jeunes coeurs ainsi unis, nous restons un long moment immobiles, emplissant de cet air pur et parfumé nos poumons, en sentant croître en nous un émoi bien tangible comme ressent la fleur lorsque sur elle se pose le papillon.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia; font-style: italic;"&gt;    En rouvrant les yeux, nous sommes éblouis par la beauté des lieux. La fluide brume ouatée, à l’arrivée du jour, s’est levée; seules, quelques écharpes s’effilochent encore dans les creux, laissant le regard s’élever et découvrir un ciel serein et bleu.Au loin, derrière la crête des coteaux, une auréole pourpre s’enflamme sous le pinceau d’un soleil neuf dont les rayons obliques allument les vergers en fleurs de teintes magnifiques, croulant en grappes roses et blanches jusqu’au bas de la pente pour se mêler aux ocres des terres labourées en des couleurs ardentes. Autour de  nous les tons pastel prennent peu à peu des coloris intenses, les formes s’allègent, les contours se détachent, les lignes s’épurent et les couleurs s’avivent dans cet air de jouvence. Les blanches pâquerettes aux franges ensanglantées, dressées sur leurs tiges courtes et solides, les jonquilles tardives safranées, les iris d’eau au doux jaune timide, les orchis délicats aux teintes irréelles, papillons costumés de soie et de dentelle, les bourgeons éclatés, les tiges et les fleurs sentent la sève monter en une sourde rumeur. Chaque bouffée d’air, chaque motte de terre, chaque goutte de rosée, chaque caillou ou pierre, semble prendre vie,habité de magie.Nous sommes ivres de parfums et de couleurs, ardents d’une nouvelle vigueur, vibrants de tonicité, grisés de générosité. Tout  nous paraît beau, tout nous est gentil et dans cet allegro  tout nous semble acquis.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia; font-style: italic;"&gt;    Le soleil, goutte d’or suspendue dans l’azur, monte inexorablement à l’horizon si pur, incendie les perles de rosée comme diamants iridescents, allument les peupliers en lances de feu pointées sur le firmament.Tout vibre autour de nous en  un aimable et délicieux froufrou. Tout s’éveille à la vie dans la joie, la beauté et la mélodie.Toute la nature, vierge chaque matin, parée de ses plus beaux joyaux, s’offre à nous en habits de satin pour un merveilleux et inestimable cadeau. Des piaillements lacèrent l’air de notes stridentes, un chien aboie rauque dans le lointain, les coqs claironnent des charges vibrantes et la voix bourrue d’un homme de temps à autre s’y joint.Nos regards et nos mains se dénouent, la féérie s’estompe, le charme s’évanouit, un sonore baiser claque sur nos joues, nous ramenant sur terre, oisillons tombés du nid.Aux abords d’une ferme les miasmes âcres et tenaces que diffuse un gros tas de fumier chaud, encore tout fumant, s’accrochent aux nez et aux gorges humides, déclenchant des grimaces sur nos poupins visages jusque là baignés des parfums du printemps. Le chien approche, la queue fouettante puis jappe en nous reconnaissant. L’homme se montre, forte charpente, fourche en main et interroge :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia; font-style: italic;"&gt;-Ah ! c’est vous ? Etes tombés du lit ce matin ! puis amical :Allez voir la patronne, elle est en train. Devant le grand bol de lait bouillant, sucré au miel onctueux toutes fleurs, offert par la fermière gentiment, nos corps s’épanouissent à la bonne chaleur. Le bâtard lui aussi a saisi l’occasion, vide son écuelle en lapant sa ration. Il est heureux et son regard pétille, lance des étincelles comme autant d’escarbilles, s’approche et, passant sous la table, mordille à petits coups de dent, nos quatre espadrilles.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia; font-style: italic;"&gt;    Nous repartons le soleil déjà haut, l’air est tout vibrant au-dessus des coteaux. Nos corps sont parcourus de frissons de bien-être, nos coeurs, qu’une grande tendresse pénètre, débordants d’espoir et d’amour partagés, un peu ivres sans doute de sensations si douces, euphoriques, sont inondés par cette joie de vivre qui les éclabousse.Nos quinze ans à l’orée de la vie  sont émerveillés par tout ce qui les ravit. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-941642049609872512?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/941642049609872512/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/06/promenade-marmandaise.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/941642049609872512'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/941642049609872512'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/06/promenade-marmandaise.html' title='Promenade marmandaise'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-1250617190443189179</id><published>2009-06-25T07:25:00.000-07:00</published><updated>2009-06-25T07:31:01.006-07:00</updated><title type='text'>Les Bibis de la reine</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: verdana;"&gt;    On plaisante, on ironise sur les bibis de la reine, gentiment, en personnes bien éduquées par le passage en des institutions spécialisées et payantes, bien élevées par des gouvernantes et des précepteurs, sous les regards des ancêtres accrochés aux murs des salons, mais avec toutefois une légère pointe de condescendance dans le ton car, vous vous en doutez bien, toute personne, fut-elle Magesté, ne peut avoir le goût parfait de la gentry des Chartrons.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: verdana;"&gt;    On a pourtant pu voir sur les pelouses du Palais Rohan, Hôtel de Ville de la grande cité dont le pur produit que je suis ne peut fouler sans risquer la contravention, fleurir des jardinières sur canotiers, des capelines géantes pour rayons tamisés, des voilettes mouchetées, des pailles plissées, des rubans multicolores, des feutres sous cloches, des turbans fantaisistes, tout cela en des formes audacieuses et parfois inédites, en des teintes de bonbons acidulés, en des assemblages se voulant créateurs mais oh combien ridicules.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: verdana;"&gt;    De temps à autre, honnêtement, ce grotesque est effacé avec bonheur par un sourire juvénile, un col de cygne distingué, un port de tête royal et naturel, une coiffe simple et séyante rafraîchissant le regard, parmi cet étalage de fausse avant-garde mondaine, pitoyable de mauvais goût.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: verdana;"&gt;    Lamentable, oui, ce spectacle de rides et de chairs fanées que les fonds de teint et les crèmes ne peuvent dissimuler, de ces vieux plis de graisse jaune et tremblotante, de ces regards délavés et blasés ourlés de faux cils outranciers, de ces paupières fatiguées et tombantes, de ces pommettes trop carminées, de ces dents trop blanches aux reflets carnassiers d’appareils dentaires.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: verdana;"&gt;    Sous ces masques, sous ces coiffures de modistes provinciales pensant être en étroite symbiose avec la mode de la  capitale, les critiques vont bon train, les propos fielleux fusent, mais toujours en demi-teinte et sur un ton neutre où ne persiste plus le moindre accent du terroir.Les regards vont et viennent, se posent ici et là, restant à hauteur des visages car aujourd’hui on ne s’occupe que de couvre-chefs.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: verdana;"&gt;    La Reine enfin se montre, coiffée d’une pâtisserie rose bonbon surmontée de crème chantilly. C’est horrible, c’est à faire vomir, c’est à vous dégoûter à jamais de tous les gâteaux du monde. Oui mais voilà, l’atmosphère change imperceptiblement, devient peu à peu sympathique et presque émouvante car le sourire naturel et charmant, le regard bien droit empreint de noblesse mais aussi de douceur, ont l’air de vouloir excuser cette extravagance en auréolant visage et coiffure d’une gentillesse extrème.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: verdana;"&gt;    Face à cette douce mais convaincante dignité royale, tous ces déguisements carnavalesques, tous ces masques de circonstance, sont subjugués et s’inclinent silencieusement en une respectueuse et trés profonde révérence.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-1250617190443189179?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/1250617190443189179/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/06/les-bibis-de-la-reine.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/1250617190443189179'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/1250617190443189179'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/06/les-bibis-de-la-reine.html' title='Les Bibis de la reine'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-3808822295096232637</id><published>2009-06-18T05:38:00.000-07:00</published><updated>2009-06-24T07:40:35.466-07:00</updated><title type='text'>Landes de mon enfance</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify;font-family:verdana;"&gt;        &lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;Plus on  avance en âge, plus les souvenirs anciens remontent à la surface de notre mémoire, en enfouissant souvent les évènements plus récents; c’est un fait indéniable que chacun d’entre nous constate forcément un jour ou l’autre. Aussi, faut-il trier et ne retenir que les réminiscences joyeuses et agréables que nous distille notre sélective mémoire,  si l’on veut déguster à petites gorgées ce nectar et aspirer les bouffées de cette fragrance  délicate.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;    En cet aprés-midi accablant d’un mois de juillet torride, perdu en pleine pignada, de trés lointains souvenirs remontent en moi, aspirés sans doute par la lourde chaleur et l’odeur de résine qui m’enveloppent.    &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;     Je revois le tout petit enfant aux pas hésitants, les pieds feutrés de laine bleue, jouer à quatre pattes avec le mâtin vieillissant au poil terne et rouvieux s’agri&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;pper à sa queue et se faire traîner sur les carreaux rouges de terre cuite de la cuisine &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;    Je revois le bambin couché, le soir venu, fixer intensément la fenêtre grande ouverte sur le noir mystérieux et les bruits du silence, attendant confusément la fraîcheur de la nuit, mais espérant trés fort voir apparaître les deux gouttes d’or phosphorescentes du gouttière rayé qui, aprés une seconde d’observation, se coulera prés du petit lit fermé de barreaux bleus avec un ronron de plus en plus puissant pour se lover enfin sur la fragile poitrine d’où de prudentes mains maternelles l’éloigneront bien vite.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;    J’entends encore l’accompagnement des harpes dans les branches, au cours des promenades, lorsque haut perché à carcaillotte sur les épaules du père, mes jambes enserrant le cou puissant et mes mains accrochées à la toison brune et épaisse, mes pieds tambourinaient le large torse afin de faire avancer plus vite ma docile monture. Le vent bleu avait parfois ses foucades et son haleine brûlante asséchait nos gorges que nous désaltérions au minuscule courant frais et joyeux d’un estey sinuant au travers  des pins et des fougères langue-de-cerf, sur un lit de sable brun-rouge. Cette eau vive, presque froide au milieu de l‘été, jamais ne faisait défaut, alors que j’ai pu voir en des pays gras et profonds, des rivières aussi sèches que des peaux de couleuvres abandonnées aprés la mue. Terre cendreuse et pauvre du pozdol landais, au sable blanc ou noir, aux grés siliceux plus ou moins ferrugineux comme l’alios ou la garluche, durcis en pierres au cours des âges, de  ton brique foncé. Terre acide par la silice et les aiguilles de pin, chiche en humus et pourtant riche de couleurs, d’odeurs, d’immensités, de rumeurs , murmures et secrets. Même dans la pinède sèche, pauvre et rabougrie, combien de fois n’avons-nous pas surpris Jeannot cul-blanc, apeuré par la haute surveillance du perçant regard de maître Circaète Jean-le-blanc, tourner et retourner entre les touffes d’ajoncs et de genêts aux mille papillons jaunes et les flaques de la bruyère vagabonde, comme dans un labyrinthe, antichambre de la mort.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;    Je revois les longues marches, plus tard, durant lesquelles mes courtes gambettes dansaient, trottaient, afin de suivre les enjambées paternelles qui me semblaient immenses, parmi les grandes fougères aigle recouvrant ma tête de leurs parasols et qui s’ébrouaient à notre passage en laissant tomber sur tout mon corps menu une pluie de moustiques et de pollen. Je ne distinguais plus alors que deux échasses, compas articulé dont je ne voyais point l’axe et je ne me rassurais qu’en étreignant plus fort la large main rugueuse aux cals durcis par le labeur. A découvert, je découvrais parfois une maigre et minuscule prairie  aux franges rognées par la jaugue  et couverte de bruyère cendrée dont je confectionnais toujours  un bouquet pour ma mère.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;    Au cours de ces balades qui étaient pour mes cinq ou six ans de véritables randonnées, le père cueillait quelques baies noires et des lamelles d’écorce sur un pied de bourdaine au bois rougeâtre pour les rapporter à la mère qui, aprés de savantes préparations et de secrètes recettes, en faisait une sorte de sirop ainsi qu’une poudre aux qualités purgatives efficaces; il avait également ses propres connaissances médicales et il ne manquait jamais de me faire boire, aprés nettoyage à l’aide d’une feuille de fougère des moucherons et autres insectes englués sur la peau du liquide, quelques gorgées de l’eau contenue dans les cutchots  de terre cuite suspendus au-dessous des cares et servant à recueillir la gemme s’écoulant de ces incisions. S’il avait plu la veille ou l’avant-veille, le breuvage était buvable, mais si l’eau était ancienne, un goût trés prononcé d’essence de terébenthine imprégnait ma bouche et ma gorge, tandis que mes lèvres se collaient entre elles longtemps aprés avoir écrasé une goutte de résine sur le rebord du pot. Au hasard des chemins et de leurs vies secrètes, le père me faisait découvrir des crottiers de lapins, latrines personnelles de Jeannot, rongeur propre et méthodique; des squelettes de jeunes pignes façonnés comme au tour et éparpillés à la base des hauts fûts droits, laissés là par l’écureuil méticuleux, friand d’écailles tendres et de pignons; des coquilles vides d’escargots, encerclant un caillou ou une pierre plate sur laquelle, telle une table aux sacrifices, le merle gourmand et moqueur vient immoler ses petites victimes, embrochées auparavant dans les environs, en y fracassant leurs minces carapaces.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;    Je revoie la sortie dominicale où toute la famille réunie partait, accompagnée des jappements rauques et souterrains du vieux bâtard qui par la suite se tenait définitivement coi, ne faisant remarquer sa présence que par un battement plus vif et intensif du fouet de sa queue lorsqu’il flairait une trace encore fraîche. Nous allions par préférence faire un tour vers la lande humide, la faune et la flore y étant plus abondantes et variées que dans la sèche, d’une part, mais aussi pour profiter, par temps de canicule, de l’impression , parfois toute relative, de fraîcheur que procure un plan d’eau, même marécageux. Père et mère s’associaient pour nous faire découvrir et nous décrire, lorsque mes soeurs furent assez grandettes pour suivre, aussi bien les plus communes des plantes que les spécimens plus rares,  si nous avions la chance d’en dénicher des exemplaires.C’est ainsi que de la molinie, du jonc et de l’iris des marais aux fleurs jaune vif, tous trés répandus, en passant par l’écuelle d’eau aux minuscules fleurs blanc-rosé et la gentiane des marais à la corolle pourpre, déjà plus dispersées, nous avons appris à reconnaître la trompette de Méduse à fleur jaune, les orchis incarnat, négligé, de Fuchs et de Traunsteine, beaucoup plus rares. Parfois, voltigeant de roseau en roseau d’un vol rapide et court, nous apercevions une phragmite, petite fauvette rousse, se gavant de moustiques et de moucherons en transperçant leurs colonnes virevoltantes au-dessus des amples feuilles des lis d’eau encombrées trés souvent de grenouilles vertes prenant leur bain de soleil.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;    Je restais de longues minutes à côté de parcimonieuses touffes de droséra, impatient puis frémissant lorsque quelque insecte imprudent venait se poser sur une des feuilles rondes dont les nombreux poils gluants se rabattaient aussitôt tout en sécrétant une pepsine au pouvoir digérant; émerveillé aussi par ces gouttes d’or brillantes au soleil comme de la rosée.A d’autres moments, penché au-dessus de l’eau en équilibre instable sur une motte de sable, je scrutais puis comptais moustiques et moucherons se faisant prendre aux  pièges tendus par les feuilles flottantes, en forme d’outres emplies d’air, de l’utriculaire, herbe des marais aux fleurs d’un joli jaune éclatant. Les touffes épaisses des feuilles de potamots et de la callitriche ou étoile d’eau, recouvraient la surface liquide d’un beau tapis vert tendre, se déchirant de temps à autre pour laisser apparaître les deux yeux  globuleux de grenouilles venant prendre l’air.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;    Le père, ne perdant jamais un instant ni une occasion, coupait sur le chemin du retour, une brassée de branches de callune aux grandes fleurs en cloche d’un beau pourpre que la mère mettait à sécher en bouquets décoratifs avant de les assembler en botte autour d’un manche pour en faire un balai destiné aux travaux grossiers du balayage. La mère arrachait des poignées de bruyère cillée, avec le plus de racines possible, pour en confectionner de petits massifs délimitant son jardin floral en bordure de l’airial, parcelles aux teintes allant du rose pâle au rouge vif au moment de la floraison. Elle avait disposé sur une surface d’environ quatre-vingt mètres carrés, des parterres aux formes géométriques diverses, de plantes pour terre acide ou de bruyère tels les azalées, les rhododendrons, les camélias, les hélianthèmes à gouttes et hélianthèmes faux Alysson. Quelques rosiers s’y développaient tout de même grâce à l’apport de terreau mélangé au compost familial et donnaient de belles fleurs à couper.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;    Le chant du coucut nous poursuivait inlassablement tout au long de la promenade et nous invitait à répondre. Le père, mais aussi parfois la mère, pour nous faire plaisir, mettaient leurs mains en cornet autour de la bouche en lançant au vent un “coucou” bref et puissant qui nous clouait sur place en attendant impatiemment l’inévitable réplique de l’oiseau. Nous arrêtions souvent notre marche, suant et ahanant dans la fournaise odorante, pour écouter les pignes craquer et péter en s’ouvrant sous l’effet de la chaleur, ou tendre l’oreille à l’ample bruit de l’océan qu’imitait une brise soudaine déchaînant une houle verte dans les cimes des pins, ployant comme champ de folle avoine.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;       C’est dans cette ambiance heureuse et libre de vagabondages en terre landai&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;se que je passais en petit sauvageon les six premières années de mon existence, ignorant fort heureusement les problèmes des dures et épuisantes journées des parents.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-3808822295096232637?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/3808822295096232637/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/06/landes-de-mon-enfance.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/3808822295096232637'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/3808822295096232637'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/06/landes-de-mon-enfance.html' title='Landes de mon enfance'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-7935982659756746824</id><published>2009-06-17T08:47:00.000-07:00</published><updated>2009-06-17T08:50:43.817-07:00</updated><title type='text'>la Seudre en fin de cours</title><content type='html'>&lt;span style="font-family: verdana; font-style: italic;"&gt;Sous de grands saules larmoyants&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana; font-style: italic;"&gt;coule verte et fluide la Seudre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana; font-style: italic;"&gt;aux rives de mousse et de feutre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana; font-style: italic;"&gt;par le petit pont de Beaunant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana; font-style: italic;"&gt;Puis, à travers bois,prés et champs,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana; font-style: italic;"&gt;bordée de consoudes géantes,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana; font-style: italic;"&gt;la verte coulée ondoyante&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana; font-style: italic;"&gt;entre à Saujon par son mitan.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana; font-style: italic;"&gt;Neurasthéniques et stressés,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana; font-style: italic;"&gt;rhumatisants et névropathes,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana; font-style: italic;"&gt;vont par les rues traînant la patte,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana; font-style: italic;"&gt;car sont venus pour se soigner.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana; font-style: italic;"&gt;Le bon air comme apéritif,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana; font-style: italic;"&gt;en regardant courir l’eau verte,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana; font-style: italic;"&gt;c’est la santé qui est offerte&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana; font-style: italic;"&gt;sous ce doux climat sédatif.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-7935982659756746824?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/7935982659756746824/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/06/la-seudre-en-fin-de-cours.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/7935982659756746824'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/7935982659756746824'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/06/la-seudre-en-fin-de-cours.html' title='la Seudre en fin de cours'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-5819594942343274592</id><published>2009-05-02T05:16:00.000-07:00</published><updated>2009-05-02T05:20:01.170-07:00</updated><title type='text'>Sur Garonne</title><content type='html'>Bientôt, avec le printemps, va revenir le coulac argenté dont la femelle, bien ronde de ses raves, va remonter le fleuve à la recherche de sa frayère naturelle.&lt;br /&gt;    Bientôt, “les buveurs de Garonne” vont se tenir debout dans leurs couralins au milieu de la rivière montante, sous la lune froide et livide, surveillant le travail des créaqueyres. Le bruit continu du clapotis ne sera alors couvert de temps à autre que par les voix fortes des chefs de barque donnant des ordres brefs.&lt;br /&gt;    Leurs pères étaient aussi pescayres et bien souvent aussi les pères de leurs pères et si cela se trouve, en recherchant un peu, les pères des pères de leurs pères également...Nombreuses sont encore les barques datant de cette époque lointaine. C’est le cas de mon ami “la Rouille” qui tient la sienne de son bisaïeul qui, il est vrai ne l’a point usée par son utilisation, usan beaucoup plus le fond de ses bénous sur les chaises des bistrots que sur les bancs de sa barque. Une grande gueule, son ancêtre, aussi bien pour le verbe que pour la “descente” ! Brantolayre comme pas un, il s’autorisait à morigéner sa femme et sa progéniture en prenant des airs de sermounayre.&lt;br /&gt;    Sa bourge gringonnait toute la semaine chez divers bourgeois de la rive gauche et cette mailleuse admirable tenait la maisonnée d’une façon irréprochable, ne toisant son pompayre d’époux que pour lui servir toujours le même refrain:&lt;br /&gt;-“ Si un jour tu lèves le pied aussi bien que tu sais lever le coude, alors crois-moi, quel débarras!!”&lt;br /&gt;    Le manger se trouvait être souvent composé d’une simple sardinade accompagnée de pain goussé. Lorsque le père montait se coucher pour cuver sa vinasse, toute la famille se regroupait autour de l’âtre et de la mérote pour lui entendre raconter pour la énième fois, une histoire de Ramponneau, de Blanche-Nègre ou encore de la méchante fée Tiaoute-vieille. Parfois, une voisine à la voix douce terminait la veillée en fredonnant une berceuse. Le grand-père de mon ami lui apprenait qu’en ce temps là, en l’an cannelle lorsque les canards portaient bretelles, la vie était rude mais on savait se serrer les coudes; personne ne restait indifférent aux tracas et aux besoins des autres et sa mère était trés soutenue par des voisines qui bien souvent étaient logées à la même enseigne.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Glossaire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Coulac = Esturgeon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Raves = Oeufs&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Couralin = Bateau de pêche sur Garonne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rivière = Le fleuve Garonne appelé ainsi par les bordelais&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Créaqueyre = Filet de pêche à esturgeons    (remisé aujourd’hui dans les greniers)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pescayre = Pêcheur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bénous = Pantalon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Brantolayre = Touche-à-tout. Commence tout, ne finit rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sermounayre = Prédicateur au sens propre; diseur de billevisées au sens bordelais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bourge Femme .Epouse&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gringonner = Nettoyer. Faire le ménage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mailleuse = Travailleuse acharnée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pompayre = Ivrogne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le manger = Le repas  (le manger est prêt= le repas est servi)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sardinade = Repas aux sardines  crues, grillées ,poêlées ,etc...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pain goussé = Frottée à l’ail&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mérote = Désigne affectueusement la grand-mère et toute femme âgée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ramponeau = Croquemitaine local&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Blanche-Nègre = Un des “esprits de Garonne”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tiaoute-vieille = Mauvaise fée qu’il ne faut pas rencontrer&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;En l’an cannelle lorsque les canards portaient bretelles = Il y a fort longtemps&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-5819594942343274592?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/5819594942343274592/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/05/sur-garonne.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/5819594942343274592'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/5819594942343274592'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/05/sur-garonne.html' title='Sur Garonne'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-2253802767025531687</id><published>2009-04-19T08:24:00.000-07:00</published><updated>2009-04-19T08:25:24.119-07:00</updated><title type='text'>Chaque matin renaît</title><content type='html'>Le jour naissant qui danse&lt;br /&gt;libéré de sa nuit,&lt;br /&gt;ivre de son orgueil,&lt;br /&gt;de son nouveau défi,&lt;br /&gt;frais, joyeux&lt;br /&gt;dans sa fragile aurore&lt;br /&gt;accroche la rosée&lt;br /&gt;aux cheveux emmêlés,&lt;br /&gt;effrange les sommeils&lt;br /&gt;de ceux qui ont aimé,&lt;br /&gt;dissipe les brumes&lt;br /&gt;de nos rêves assoupis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce matin tout neuf,&lt;br /&gt;gracieux , sans méfiance,&lt;br /&gt;l'azur redonnera&lt;br /&gt;au regard son eau pure,&lt;br /&gt;son miroir à l'amour,&lt;br /&gt;la force à l'oisillon,&lt;br /&gt;aux voyageurs hardis&lt;br /&gt;des espaces féconds.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Matin vêtu de l'aube&lt;br /&gt;aux teintes de pastel,&lt;br /&gt;ton haleine de miel&lt;br /&gt;aux senteurs d'aubépine&lt;br /&gt;enrubanne les rires,&lt;br /&gt;les cris des nouveaux nés,&lt;br /&gt;fais murmurer les bois&lt;br /&gt;dont les nids sont bercés&lt;br /&gt;par les chants des feuillages&lt;br /&gt;et les voix de leurs fées&lt;br /&gt;annonçant les promesses&lt;br /&gt;de fruits tant espérés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-2253802767025531687?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/2253802767025531687/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/04/chaque-matin-renait.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/2253802767025531687'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/2253802767025531687'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/04/chaque-matin-renait.html' title='Chaque matin renaît'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-1879390651560917147</id><published>2009-04-19T08:05:00.000-07:00</published><updated>2009-04-19T08:12:40.142-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>LA PLUME AUX ORTIES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;Eh ! que m’importe donc si je suis démodé,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;si mes vers sont anciens se prêtant aux critiques,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;mon rythme sans cadence et mes quatrains antiques,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;si ma rime naïve a un accent niais.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;Mon bonheur est tout neuf et mon cœur allégé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;lorsque ma plume crache en traits humoristiques&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;des mots de tous les jours sans accents emphatiques&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;sur la page vierge pour en faire un sonnet.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;Si un nez fait de lard n’attire pas l’amour,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;par un effet de l’art peut faire un calembour&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;et plonger mon esprit dans la béatitude.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;Que je sache pourtant qu’un jour si par malheur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;je plastronne céans imbu de certitudes,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;poète ne serai mais pauvre rimailleur.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-1879390651560917147?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/1879390651560917147/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/04/la-plume-aux-orties-eh-que-mimporte.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/1879390651560917147'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/1879390651560917147'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/04/la-plume-aux-orties-eh-que-mimporte.html' title=''/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-3022241726114414561</id><published>2009-04-15T06:29:00.000-07:00</published><updated>2009-04-15T06:36:48.146-07:00</updated><title type='text'>Ramponeau</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;   &lt;span style="font-family: georgia;"&gt; Né en fin des années vingt, je suis, avant la deuxième guerre mondiale, un jeune gamin bordelais, un drolle  comme l’on dit dans la région, turbulent, dissipé, dont les actes parfois frisent la malfaisance : pendre le vieux chat, compagnon de jeu, par les pattes arrière à la branche d’un érable, briser à coups de fronde une ou plusieurs vitres, tuer ou blesser par le même procédé poussins et canetons, exciter à le rendre fou le magnifique coq, fierté de ma mère et de la basse-cour, avec un bâton passé au travers du grillage, pousser et lâcher dans l’allée en pente menant à la grille d’entrée, le landau aux roues hautes dans lequel repose ma soeur cadette.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;    Ma mère, souvent excédée, n’a qu’un seul recours pour freiner et atténuer ces mauvais instincts qui germent dans ma tête : aidée de ma soeur aînée, déclancher en moi la peur rédhibitoire que j’ai lorsqu’on évoque Ramponeau, genre de croquemitaine régional réputé pour ses enlèvements dans son grand sac, de garnements indisciplinés et souvent secondé par la mauvaise fée Tiaoute-vieille .Cette peur est en effet plus efficace que la fessée, que le martinet à neuf brins de cuir, que la bastonnade avec manche à balai et même tisonnier ou encore que les taloches appuyées de mon père, le soir au retour du travail. Je suis donc assez régulièrement confronté à cette épreuve de crainte vis à vis de mes deux ennemis invisibles, ce qui me les rend encore plus terribles. L’astuce de ma mère et de ma soeur consiste en fait à prendre soin de ne rien dévoiler de ces deux êtres imaginaires, afin qu’ils soient pour moi, lors de leur entrée en scène, bien vivants et bien présents.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;    Un scénario bien rodé, peaufiné à chaque séance est bien au point : cela commence par des portes et des volets griffés avec les ongles et par des petits cris aigus de souris qui m’avertissent que la Tiaoute-vieille est là, annonçant l’arrivée prochaine de Ramponeau.Ce préambule de mise en condition peut durer une dizaine de minutes. Terminé, une frayeur énorme tenaille déjà mon coeur, mes tripes et ma tête car griffures et cris me sont parvenus de tous côtés . Les femmes me sont plusieurs fois apparues se tenant la tête dans les mains , affolées et répétant comme pour elles-mêmes : Il arrive, il est là, il est là ! Dans mon esprit dévasté par l’épouvante, s’estompe alors une silhouette beaucoup plus terrible que tout ce qui m’a été rapporté jusqu’ici.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;    La scène suivante consiste à me coiffer par derrière et par surprise, jusqu’aux épaules, d’un grand sac de jute, de me saisir par les bras, de me soulever et tout en me renversant, de m’y empaqueter en entier, tête en bas. Balancé en tous sens dans le vide, accompagné de bruits et de cris de toutes sortes, de piétinements saccadés, de pas lourds, de courses rapides, de pincements et de légers coups au travers de la toile, je suis atterré, en position inconfortable et dans le noir. Il me semble être emporté loin, trés loin de ma maison, car le vent siffle, des bruits sourds, proches et lointains à la fois se font entendre, quelques gouttes de pluie transpercent le sac. Tout est bloqué en moi , je prie intérieurement :Non maman, je ne le ferai plus, je ne le refairai plus.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;    La scène finale commence lorsque je sens à nouveau le contact de la terre et la certitude d’être seul, n’entendant plus aucun bruit. Le temps s’écoule et je reste immobile. Mon corps se détend peu à peu, plus rapidement que ne se remettent en place mes pensées éparpillées. Aux aguets enfin, tous les sens éveillés, j’ose sortir la tête. Ne reconnaissant pas de prime abord les environs, je me crois à des lieues et des lieues de la maison. Au milieu de rangs de vigne, au ras du sol, je n’aperçois que des alignements de ceps et de  carassons. Debout je ne suis pas assez grand pour deviner et voir les alentours. Je marche jusqu’a l’extrémité de la rège  et aperçois sur le côté ma maison  se découpant dans la pénombre du soir naissant. Je me fais voir timidement dans l’entrebaillement de la porte, tous les regards, celui du vieux matou y compris, braqués sur moi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;    --”Ramponeau ne t’as pas emmené bien loin ! méfies-toi la prochaine fois, tu ne pourras peut-être pas revenir aussi facilement. Je connais des droulas qui cherchent encore leur maison aprés des jours et des jours de vagabondage,” me dit mon père. Mais la punition est loin d’être finie car, prenant la parole, ma mère me demande:&lt;br /&gt;    --” Où as-tu laissé le sac de Ramponeau ? Il va venir le chercher demain matin sans faute et ne sera pas content si je ne peux le lui rendre. Retourne tout de suite, avant la nuit, le reprendre et me le rapporter.”&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;    Je ressors la peur au ventre car il commence effectivement à faire sombre. Au dehors, ma grande soeur me prend le bras et me dit à l’oreille :&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;   &lt;br /&gt;    --” Vite, dépêche-toi à le retrouver, je viens avec toi pour t’aider.”&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;Glossaire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;Drolle  =Jeune garçon           &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;Droulas  =Jeune garnement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;Rège  =  Rang de vigne mais aussi espace entre les rangs.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;Carasson = Tuteur de pied de vigne&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-3022241726114414561?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/3022241726114414561/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/04/ramponeau.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/3022241726114414561'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/3022241726114414561'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/04/ramponeau.html' title='Ramponeau'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-4585594610844533548</id><published>2009-04-10T01:43:00.000-07:00</published><updated>2009-04-10T01:52:38.785-07:00</updated><title type='text'>La chambre de Claire</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;                                                       &lt;span style="font-family: verdana;"&gt;  La chambre de Claire&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;             De la chambre à Claire, un jour, j’ai entr’ouvert la porte. Tout ce rose et ce blanc si pur, si fragile, apaisa mon regard et même l’attendrit. Sur la pointe des pieds, ayant eu la précaution de laisser sur son pas mes gros sabots d’adulte, je m’y coulais lentement et sans bruit à la manière d’Arsène  Lupin. Un grand calme y régnait. Seules, quelques poussières d’or dansaient silencieusement au travers d’un oblique rayon de soleil  printanier.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;            Tous ses objets personnels et ses jouets favoris étaient là, oisifs et inertes, en un désordre ordonné, en des poses et attitudes d’abandon mais que je devinais réprobatrices car tous regardaient l’intrus et celui-ci essayait vainement de se faire tout petit, tout petit, afin que l’on veuille bien l’excuser.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;           Un léger et subtil parfum flottait dans l’air et mes narines dilatées reconnurent les essences de lavande, de fleur d’oranger et de rose, mélangées aux odeurs plus caractéristi- ques et plus denses des crayons à papier et des livres de classe. Quelques dessins aux couleurs vives pendaient aux murs. Ils accrochèrent mon regard et me firent des signes, me faisant comprendre qu’ils s’ennuyaient un peu dans leurs cadres vitrés.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;       Imperceptiblement au début, puis de plus en plus vibrant, un air de rondo chatouillait agréablement mes oreilles, joué par une flûte traversière, accompagnée dans les reprises par un piccolo plus aigu. J’étais ravi mais tout aussi charmé à la fois. Mes pensées caracolaient, légères, en harmonie avec les notes claires et hautes. Du ravissement je passais rapidement à l’émerveillement, car là, sous mes yeux captivés et éblouis, apparut la diaphane silhouette de ma petite amie, animée par des pas de danse, sautant, virevoltant, légère et aérienne comme une sylphide, svelte et souple comme le roseau. Sa longue chevelure ondoyait tout autour de son visage à l’ovale vaporeux, en de multiples ondulations chatoyantes et mordorées.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;          Un sourire éclaira son fin minois et atténua quelque peu son air sérieux et attentif. Je compris qi’il m’était adressé et une onde de joie fit tressaillir mon coeur. Pris d’un soudain vertige, le corps et l’esprit envahis d’une douce indolence et d’une surprenante appesanteur, je perdis la notion du temps mais aussi du réel. Quelques secondes plus tard, je me laissais aller sur la moquette laineuse, la tête dans l’univers féérique de mon enfance retrouvée. C’est ainsi que, lové dans le parfum de la chambre de Claire, je m’assoupis.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2323941954204304106-4585594610844533548?l=francisvignaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francisvignaud.blogspot.com/feeds/4585594610844533548/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/04/la-chambre-de-claire.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/4585594610844533548'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2323941954204304106/posts/default/4585594610844533548'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francisvignaud.blogspot.com/2009/04/la-chambre-de-claire.html' title='La chambre de Claire'/><author><name>Cisco</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00055576999755136650</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2323941954204304106.post-8557083313350897205</id><published>2009-04-07T04:01:00.000-07:00</published><updated>2009-04-07T05:49:21.070-07:00</updated><title type='text'>Bords de mer</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;&lt;/span&gt;Pa
