mercredi 2 juin 2010

Aube

Ta chevelure est la couche
d’où la brume se lève

Tes yeux sont les miroirs
où l’aurore se coiffe

Tes narines sont les réceptacles
d’où les parfums s’exhalent

Ta bouche est une coupe
où la rosée se pose

Ta peau est le satin
où le rayon s’enflamme

Ton ventre est le berceau
où va naître le jour

Ta poitrine est le sein
où s’allaite l’espoir

Tes cuisses sont les nymphes
de la terre en éveil

Tes jambes sont les trompettes
de l’amour renaissant

Tes pieds sont les cymbales
de l’hymen annoncé

AUBE TU ES LA VIE

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