mardi 20 octobre 2009

Le vieux compagnon

café bouillu café foutu / squelette rouillu bonhomme perclus

Pauvre vieux corps tremblant, carcasse déglinguée,
je t'ai bien vu vieillir en octante ans et plus;
les muscles avachis et les membres perclus,
te faner, te rider, prendre allure voûtée.

Ton ouïe incertaine et ta peau détendue,
ton coeur cognant trop fort et tes genoux cagneux,
blanchir subitement et perdre tes cheveux
ainsi que quelques dents; ta bouche dépendue.

Tes mains se décharnant et se tachant de roux,
tes pieds devenus plats n'aimant plus que le doux,
ton ventre mou et rond et tes fesses bien plates.

Tant de choses encore et tant de maux perçus
dans le miroir du temps des années disparates,
par mes regards sereins, lucides...mais émus.


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