dimanche 19 avril 2009

LA PLUME AUX ORTIES

Eh ! que m’importe donc si je suis démodé,
si mes vers sont anciens se prêtant aux critiques,
mon rythme sans cadence et mes quatrains antiques,
si ma rime naïve a un accent niais.

Mon bonheur est tout neuf et mon cœur allégé
lorsque ma plume crache en traits humoristiques
des mots de tous les jours sans accents emphatiques
sur la page vierge pour en faire un sonnet.

Si un nez fait de lard n’attire pas l’amour,
par un effet de l’art peut faire un calembour
et plonger mon esprit dans la béatitude.

Que je sache pourtant qu’un jour si par malheur
je plastronne céans imbu de certitudes,
poète ne serai mais pauvre rimailleur.

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