en pensant à Riquet malgré les ans passés,
une image vieillie,quelque peu désuètese grava en ses yeux et son coeur attristés.
Envahi par la ronce et les branches brisées,
le chemin de halage est toujours là, présent,
mais les sabots ferrés et le crottin fumant
ne peuvent s’entrevoir que paupières baissées.
Les platanes anciens au-dessus des eaux glauques,
élèvent au plus haut leurs chefs peu couronnés
et leurs branches cassées aux allures de loques,
pendent comme bras morts le long des troncs pelés.
Les vantaux sont coincés aux portes des écluses
et la rouille et le temps poursuivent leur travail;
les chalands fatigués sont rentrés au bercail,
seules,dans le ciel lourd,tournoient sans fin les buses.
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